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Tuesday, September 20, 2016

Les toilettes, on en parle aussi sur Ti'Amaraa

Forts d'une utilisation journalière depuis plus deux ans de cet équipement fort pratique au demeurant, nous venons vous faire un bilan sur son utilisation et surtout sa maintenance préventive.



Si nous avions eu ces informations avant de partir, cela nous aurait  évité quelques déboires !
Pour ceux qui suivent régulièrement le blog, ils connaissent déjà l'histoire survenue en transat !!
Pour les petits nouveaux, l' histoire de M.... est à la fin de l'article suivant :
Cliquez
ou
http://tiamaraa.blogspot.com/2014/12/le-off-de-la-transat.html?m=1

Patauger dans des eaux douteuses en mode urgences, on a déjà donné. Si on peut s'en passer, et vous l'éviter.

Équipement:
Toilettes électriques à eau de mer Référence: Quiet flush Jabsco

Les règles de bases :
1 - Mettre EXCLUSIVEMENT du papier toilette dans les toilettes! Ben oui, ça peut sembler évidemment mais nous avons eu trouvé des kleenex, du sopalin, du coton, divers papiers... Bref...
Le broyeur n'aime pas, mais alors pas du tout !

2 - Rincer... Bon sang! Rin-Cer !
C'est LE secret.
Au tout début, nous ne rincions pas assez.
Une petite pression sur l'inter...
Et hop!
Comme par miracle, le fruit de notre digestion disparaissait en quelques secondes.
Ni vu, ni connu.
Sauf que la potion sournoise n'en était pas pour autant évacuée. Restant bien cachée dans le tuyau, elle en profitait pour lier une alliance diabolique avec l'eau de mer et créer ainsi un matériau à faire pâlir un maçon, bien plus résistant que le béton.
Testé pour vous ;-)

Il faut donc évaluer approximativement le volume du tuyau d'évacuation et effectuer un rinçage au moins du double de ce volume à chaque utilisation.
Dans le cas d'un Lagoon 39 (toilettes propriétaire), nous avons calculé les volumes exacts de tuyaux et le total s'élève à 3 litres.
Nous partons du principe que cela équivaut à deux cuvettes pleines (et même pour un petit pipi...)
Une fois cette consigne respectée, plus de béton dans le tuyau !
Re - Testé pour vous ;-)

3 - Ne pas mettre n'importe quel produits d'entretien :
Éviter les produits chimiques trop corrosifs.
Cela nous a coûté un corps de pompe... car ça attaque le ressort du presse étoupe.

4 - Réaliser la maintenance ci-dessous au moins une fois par an.

Depuis que nous respectons ces règles, nous n'avons plus jamais été emm...ennuyés ;-)

Avant toutes choses, rincez longuement tout le circuit à l'eau douce et terminez avec un peu d'eau de javel diluée.
Il est tout de même nettement plus agréable d'avoir l'impression d'intervenir dans un local piscine que dans une fosse septique.
Ensuite, on va démonter pour vérifier l'absence de dépôt à l'intérieur du tuyau d'évacuation et aussi nettoyer l'ensemble dont le clapet anti-retour.
En général, après un an, il n'est pas rare de trouver un léger dépôt dans les coudes et clapets. Afin de bien nettoyer avant remontage, nous appliquons et laissons agir de l'eau de javel. Sur un faible résidu, cela fonctionne très bien.

Voici la procédure de démontage en images:

1 - sortir la cuvette du socle


2 - désaccoupler le corps de pompe du siège de cuvette


3 - dévisser le broyeur à l'aide d'une clé à cliquet ou à pipe et d'un gros tournevis pour bloquer l'axe de la pompe


4 - retirer délicatement le couteau du broyeur



5 - démonter la volute de la pompe en dévissant la vis de blocage


6 - graisser à la graisse silicone le corps de pompe afin qu'il coulisse parfaitement dans le siège de la cuvette.


7 - graisser à la graisse Belleville graphitée (résistante à l'eau de mer) le presse étoupe et à la graisse silicone le joint torique

Avant 


Après 

8 - graisser à la graisse silicone le joint du siège de la cuvette


9 - remonter le tout

Et ainsi, comme disait PPD,  vous pouvez reprendre une vie normale...
...  et le cours de votre digestion.
C'est reparti pour un an de bon et loyaux services tant appréciés.

Monday, September 5, 2016

Autant en emporte le vent

Alors, il vous inspire quoi ce titre d'article ?
De quoi allons nous bien parler aujourd'hui.

Le vent, bien sûr...



Élément capital de notre quotidien...
Rassurez vous, nous n'allons pas partir dans une diatribe philosophico - cinematographique (quoique...) bien qu'il s'agisse d'un sujet majeur.

En fait,  si l'on veut être plus précis, il faut changer le verbe: "Autant en apporte le vent''.
Nous vivons dans une ambiance saline associée à la poussière,  aux particules chargées par le vent, nos bateaux sont mis à rude épreuve.

Voici donc l'histoire de votre équipage préféré lors de sa dernière nav'.
Alors qu'ils voguaient paisiblement au portant, Parasailor à poste, le système électronique de Ti'Amaraa a décidé de faire des siennes pour la première fois en plus de deux ans de bons et loyaux services.
L' afficheur a en effet décidé de jouer les plaisantins et de donner des valeurs de vitesses vent cocasses.
À l'allumage de l'électronique, tout fonctionne normalement.  Puis après quelques minutes, la vitesse décroît progressivement jusqu'à afficher 0.0 knds.
Mais bien sûr !!!


Malgré un redémarrage du système, l'afficheur boude toujours.
Ainsi s'achève la nav' avec seulement la direction du vent et une belle tête à Toto en guise de vitesse.
Bien que nous puissions naviguer sans, nous voulons tout de même comprendre et dépanner.  D'autant plus que notre garantie court encore quelques mois.

Outils, Metrix....Au rapport !!
Presque deux mois, que, nous l'avouons,  nous avons plus profité des escales que bricolé. Cet arrêt d'un mois était justement prévu pour faire un peu de maintenance préventive. Pour le coup, on va commencer par de la corrective.

Première piste: tester les câbles de l'anémomètre en pied de mât.
Si ça peut éviter au Capitaine de jouer les funambules en haut du mât au mouillage...

Super! Il y a bien 8V d'alimentation.
De même,  les câbles de direction de vent et de vitesse de vent fournissent bien une tension.
Entre le fil jaune (vitesse du vent)  et la masse, la valeur oscille en fonction des rafales entre 7,2 et 7,4V et ce même après que l'afficheur soit bloqué à 0.0 knds.



L' anémo enverrait bien les informations au système...
Aïe, si c'est un bug électronique, on est au bout de nos compétences.
Justement le petit boîtier qui traduit les infos reçues et les envoie vers les afficheurs (Transducer Converter ITC 5) clignote comme le tableau de bord du Faucon Millénaire.
- C'est normal tu crois mon Capitaine Han Solo ?
- Franchement là Princess Leia , j'en sais fouchtrement rien.

Faut dire aussi qu'on ne s'est jamais amusé à démonter les boîtiers quand ça marchait bien pour savoir si c'était les illuminations ou pas à l'intérieur.

Le pire dans l'histoire c'est qu'après plusieurs heures d'extinction du général,  l'afficheur reçoit à nouveau la vitesse du vent.... puis redegringole...Et re-tête à Toto...
La Princess Leïla entend alors le cri du Wookiee dans la coque bâbord
Rrrr...Nomdoudiou....waouwaaaaa

On adore ces bugs aléatoires.

Un peu désorientés,  on se rapproche de notre maître Yoda, alias notre concessionnaire préféré.
Help Jean-Pierre !
Tu en penses quoi ?
Déjà rencontré le problème ?

Comme à son habitude, dans la demi heure,  nous avons une réponse à notre mail :
- Monter au mât tu devras
- Déconnectage de la girouette anemomètre tu effecturas
- Nettoyage et inspection tu feras
- Si rien n'y fait, commencer à pleurer tu pourras

En effet, cela signifierait que le système des godets est à changer dans l'aérien.
Jean Pierre FRERY pousse son professionnalisme et sa réactivité à nous communiquer les coordonnées du correspondant le plus proche.
Merci Chemins D'océans.
Vous êtes vraiment top !
Que la Force soit avec vous ! ;-)

Nous attendrons un petit matin calme au mouillage pour entreprendre l'opération ''montée'' du Capitaine en tête de mât armé de son sabro-tournevis laser.
L'objet du délit est descendu dans le cockpit. Il y a effectivement un peu de corrosion au niveau des fiches de connexion. L'intérieur de l'appareil est en revanche très propre.
On ''décape'', on nettoye...
Avec la petite touche du chef, notre indispensable Vaseline,  nous croisons les doigts pour que l'histoire s'arrête là... Et pour longtemps.

Han Solo pendu seul à sa drisse à 18 mètres de haut reconnecte l'ensemble.
Princess Leia quitte son poste de pilotage, bondit dans la nacelle pour mettre sous tension, le tableau de bord du Faucon Millénaire.
- Ça marche, Capitaiiiiiine !
- Ne crions pas victoire trop tôt, Leïla, attendons les ''habituelles'' 5 à 10 mn, lui dit Han Solo à la radio.
Qu'à cela ne tienne, elle saute dans la coque bâbord, contrôle les paramètres vitaux de R2D2 alias l'ITC5 (merde, ça clignote...).
Elle court dans la coursive, remonte les quelques marches qui la conduisent à la table à carte interstellaire, observe les aiguilles et compteurs.

Roulement de tambours....
Tatitatitatataaaa(ça c'est la zik...)
.........
Ça marche !!!
Leia annonce la bonne nouvelle à la radio.

- Heu okay... mais là descends moi s'il te plaît... Dit Han Solo d'une voix anormalement aiguë 

Disparu le côté obscur de notre Dark anémomètre
Hihaaaaa.... Trop contents !!!

Leçon numéro 1: rajouter la vérification de la connectique de l'anemomètre dans notre gamme de maintenance préventive annuelle

Leçon numéro 2: R2D2 clignote toujours... C'était donc normal

Leçon numéro 3: Jamais Confiance en la Force tu ne perdras

Leçon numéro 4: Toujours ton maître Yoda en premier tu appeleras

Leçon numéro 5: Arrêter de regarder la série des StarWars cela influence quelque peu notre récit.

Saturday, September 3, 2016

Curaçao Pratique

Avant de rentrer dans les détails de la vie à l'escale à Curaçao, nous vous proposons un article 100% ''sailing guide'' pour votre arrivée sur cette île car certains points méritent d'être connus avant de pointer ses étraves.


Nous vous avions quitté à Bonaire.
Comme à l'arrivée,  les formalités de sortie à Kralendjik se passent dans le même bureau. Toujours sans aucun frais,  nous obtenons nos papiers de sortie et un joli tampon de flamand rose stylisé sur nos passeports.
Bien que les îles ABC ( Aruba, Bonaire et Curaçao)  soient toutes trois hollandaises, elles ont toutes des statuts différents et donc leur propres administrations. Il faut donc bien faire sortie et entrée à chaque mouvement du bateau inter-îles .
La navigation d'une quarantaine de miles nous a permis de tester notre Parasailor jusqu'à un angle de vent de presque 90 degrés.  Ça tient bien !! En cours de route, nous avons même pu hisser la Grande Voile. Dès que l'on passe le Cap sud de Curaçao, on retrouve du 180 degrés. C'est donc avec notre bulle orangée gonflée que nous nous sommes présentés devant les portes de Spanish Water.



Une jolie tranche de vie sur l'eau avec les copains de Seayousoon sous spi asymétrique.



La dernière nav' commune... Qui sait ?... On recommencera dans le Pacifique ?

L' entrée de Spanish Water se dévoile au dernier moment. Un grand Resort avec golf occupe l'entrée tribord du bras de mer. Une falaise sauvage couverte de cactées en tous genres fait office de bouée bâbord.
Grâce à la carte,  on voit bien que ce petit bras donne sur un immense dédale intérieur.
Point GPS: 12'3.835 N 68'51.155 W



On a l'impression de s'engager sur une rivière assagie après la houle océanique. La plage de l'hôtel longe l'entrée. Une passerelle a même été installée tout le long afin de délimiter un bassin de baignade pour les guests. Chaque bateau qui entre fait un peu l'attraction côté ''piscine''. On nous fait des coucous, on nous prend en photo. Sympa l'accueil !!!

Une fois à l'intérieur du lagon,  le terrain de jeu est un vrai labyrinthe. On comprend vite le référencement comme ''trou à cyclones''.
Des zones de mouillage ultra protégées se partagent le territoire avec des yachts-clubs privés,  une petite marina et de nombreuses villas avec appontements privés. Il y en a pour tous les goûts, tous les budgets...Et tous les niveaux d'entretien tant à terre que aux mouillages. Le Curaçao yacht club dispose d'un dock carburant ouvert aux plaisanciers de 12h à 18h (de 10h à 18h le week-end).
L' ensemble reste joli à voir et à explorer en annexe.







Revenons au côté pratique.
Une fois mouillé,  la priorité des priorités est d'aller faire ses formalités d'entrée.
Il faut bien prendre en compte que Spanish Water est à une bonne dizaine de kilomètres de Willemstad, capitale de Curaçao.  Or, c'est là-bas que se situent les bureaux des officiels.
Bien qu'ils soient ouverts (paraît-il) jusqu'à 23h, nous ne nous sentons pas de partir à l'assaut de la ville en pleine chaleur de mi-journée.
Demain, il fera jour. Bien entendu,  on déclarera être arrivés vers 18h et non 14h pour justifier le décalage d'un jour.

8h30, le lendemain matin, nous voilà prêts pour le marathon administratif. Comme pour Los Roques, nous sommes accompagnés de Nicole et Michel qui n'en sont pas à leur première escale de Seayousoon ici. ''Clearance tour 2", go !! Merci à nos supers guides.

À Spanish Water,  il n'y a pas cinquante choix pour laisser le dinghy. La zone bar/restaurant du Pier Restaurant et Pirate-nest bar met à disposition des plaisanciers (en plus d'un super WiFi !) un petit ponton bien entretenu pour laisser nos carrosses gonflables en sécurité.
De même, le quai des pêcheurs a réservé un petit emplacement aménagé pour les annexes. Un peu plus loin que le premier, d'après nos informations il est pratique pour prendre le bus gratuit qui plusieurs fois par semaine propose un aller retour gratuit dans la zone des supermarchés....et des shipshandlers.



Pour le moment,  place aux officiels!
Un arrêt de bus est situé sur le rond point à la sortie du bar des Pirates . Pour aller à Willemstad, il faut prendre un bus de la ligne 6A. Ces bus publics climatisés (avec WiFi !) ont toutefois une gestion très approximative de leurs grilles horaires. Nous nous sommes desséchés plus d'une demi heure au soleil sans succès.  Heureusement, un système de taxi-co privé est en place. La charmante conductrice a pris pitié de 4 gaulois rougis, dégoulinants (et oui, pas d'abris bus donc pas d'ombre) et s'est arrêtée pour nous sauver de la liquéfaction.
Le bus public coûte 1,70 guilders par personne (monnaie de Curaçao soit environ 1 Us$), le minivan privé 2,50. Cela ne vaut pas le coup de tenter l'insolation. Nous avons rarement été aussi heureux de faire 10 bornes sur un bout de banquette. Une fesse assise, l'autre dans le vide. Tant pis pour le confort et le Wifi du grand bus. Notre minivan non climatisé nous convient parfaitement. Nous croiserons d'ailleurs en chemin notre 6A tant attendu...avec une bonne grosse demi heure de bourre sur l'horaire.
Note pour le retour en bus cet après-midi: prévoir de la marge horaire sur le programme ;-)

Une fois arrivés à la gare routière de Punda, il est temps de chausser les tongs à crampons... C'est parti pour le tour administratif de la ville.  Afin d'aider vos futures démarches, voici la trace du parcours.



Le plus long n'est pas la paperasse,  ceux sont les déplacements. Ceci dit déambuler dans la jolie ville colorée de Willemstad est loin d'être une punition.



1ère étape: Les Douanes / Customs
L'immeuble ocre est situé en face du marché venezuélien flottant à l'angle de l'entrée du port principal de Curaçao.




Formulaires classiques à renseigner.
Coups de tampons réglementaires.
Et c'est reparti.
Curaçao est affilié au système de clearance en ligne Sailclear. Nous avions pré-enregistré notre arrivée. Théoriquement, cela permet d'écourter la procédure en évitant de remplir pour la énième fois nos identités et le pedigree de Ti'Amaraa.  Un numéro de notification,  un document imprimé à signer et zouuu on peut continuer notre chemin.
En pratique, l'ordinateur est HS ou l'imprimante ou les deux...bref, rien ne vaut notre bon Bic.
Un peu comme les bus publics, il y a une marge d'erreur entre la théorie et la pratique.

2ème étape: l'immigration
Il faut changer de rive pour accéder au bureau concerné.
Un cargo étant en cours de manoeuvre dans le chenal, le célèbre pont piéton tournant n'est pas disponible.



Willemstad a tout prévu pour éviter d'avoir à faire le grand tour à pied, des petites navettes ferry se chargent de prendre le relai du pont. Oufff !!!
Tiens nous voilà sur l'eau, ça faisait longtemps !



Le temps d'attendre le bateau, de le laisser débarquer la bonne centaine de passagers, d'embarquer une autre fournée, de traverser le bras de mer, nous retrouvons de l'autre côté sur le plancher des iguanes.
- Il est déjà presque 11h30 !!!
- Oupsss!  Faudrait pas que l'on trouve porte close.
On passe la seconde. Au trot, la compagnie. On aurait dû mettre les Nike. Les orteils humides couinent dans les tongs.
Les bureaux d'immigration sont dans la zone portuaire. Il faut montrer patte blanche au poste de garde à l'entrée.


Re-passeports
Re-formulaires
Midi moins dix, nous poussons les portes du bureau d'Immigration.



Armés de nos quatre plus beaux sourires,  on attend de voir si l'officier est disposé à traiter nos deux entrées avant sa pause déjeuner.
Dans certaines îles de la Caraïbe, nous avons tellement eu à faire à des officiels bougons, surtout lorsque leurs estomacs crient famine,  que l'on ne serait pas étonnés d'être ''invités'' à se représenter à 14h.
Que nenni !!!
Tout sourire, il traite nos deux dossiers.
Tiquera t'il sur le fait que l'on soit arrivés hier ? Point du tout.
Nous avons prévu de rester un bon mois afin de laisser passer la saison des orages sur la Colombie et pouvoir passer sereinement le Cabo Vela. Nous demandons donc deux mois de séjour.  Nous les obtenons sans le moindre problème ni même de questions sur nos intentions.
L' agent nous rend tous nos papiers validés en nous souhaitant une bonne escale.

Nous avions lu qu'il y avait aussi des déclarations de zone de mouillage à remplir, que l'on devait informer si le bateau bougeait. Cela ne semble plus d'actualité.
Le bureau des autorités portuaires ne serait plus à visiter. Plutôt une bonne nouvelle car ceux sont ces services qui facturaient l'escale (de l'ordre de 10 à 20 Us$ par mois).
Et un bureau de moins, un !!!

Nous finissons donc notre épopée administrative autour d'une boisson fraîche sans avoir déboursé ni guilders, ni dollars.
Feront ils le récap lors de notre départ ? À suivre...
Clearances gratuites à Bonaire, à Curaçao itou. Merci La Hollande.

Vous l'aurez compris. Les formalités administratives sont un peu longues du fait de l'éclatement géographique des bureaux mais tous les agents sont cordiaux et souriants. Que du bonheur !

À présent en règle avec l'administration locale, il ne nous reste plus qu'à déjeuner puis se balader dans les ruelles de Willemstad avant de reprendre le bus à Punda.
Il est presque 15h. Le précédent bus public était à 12h45, le suivant est prévu pour 15h30. S'il a cumulé les retards depuis ce matin, pouvons nous espérer retrouver Ti'Amaraa et Seayousoon avant le coucher du soleil ?


Assis à l'ombre de l'abri-bus pour le coup, nos quatre paires d'yeux se mettent en quête du taxi-co desservant notre ligne. L'option nous paraît à tous nettement plus sage. Exit le bus public.
Contre toute attente, un splendide 55 places de la ligne 6A s'arrête devant nos orteils ébahis dans leurs tongs fumantes!!!
Nous ne saurons jamais si c'est celui de 12h45 qui est super (de chez SUPER !) en retard ou celui de 15h30 qui lui en revanche a avalé sa montre. Peu importe, nous retournons sous climatisation à Spanish Water. Pour le Wifi, il vaudra retenter notre chance.  Il ne fonctionne pas.  Faudrait tout de même pas vouloir tout d'un coup !!!

Nous avons prévu de revenir à Willemstad pour se balader et aussi pour faire nos emplettes de fruits et légumes frais. Les étalages du marché flottant venezuélien ont ouverts nos chakras végétariens. Peut-être résoudrons nous le mystère de la ligne 6A.
Quant au bus gratuit censé nous amener au supermarché,  nous avons décidé d'appliquer la maxime :
"On n'est jamais mieux servi que par soi même ''.
En plus, c'est bon pour les jambes !!!




Saturday, May 7, 2016

L 'élève Sea Recovery

Pour ceux qui n'aurait pas suivi les aventures de notre dessal: Sea Recovery Ultra Whisper 60 litres/heure, les six premiers mois du voyage, nous lui avions décerné le bonnet d'âne.

Susceptible, il nous a fait monter dans les tours.
Heureusement l'équipe de SAV Chemins D'océans et Sea Recovery France assuraient un soutien sans faille en nous trouvant des professeurs particuliers aux escales: La Rochelle, Lanzarote, Tenerife.
Grâce à la grosse correction infligée par José à Tenerife, le problème a été résolu (électrovanne).
Yes !!!

Depuis, il est passé au premier rang de la classe.
L' élève modèle. Il répond toujours présent. Produit un travail parfait.
Nous en sommes enchantés !!!
Plus de 550 heures de fonctionnement sans le moindre soucis. Il faut le dire !!

Oui mais voilà depuis une semaine, le voilà qui recommence à nous faire des hoquets.
Pas les mêmes symptômes qu'il y a un an et demi, une histoire de salinité ce coup-ci.
On inspecte le réseau, les filtres, la notice...
On identifie bien cette limite de 1000 ppm de sel dans l'eau produite générant l'arrêt de la machine... Mais que faire nous n'avons pas la main sur ces paramètres de configuration ?

Nous envoyons un mail décrivant la crise d'ado du petit à Sea Recovery France.
Mr Taillefer (Compagnie Hydrotechnique) prend la peine de nous répondre alors qu'il est plus de 22h en métropole et que nous sommes un vendredi soir !!
Qui plus est, en plein viaduc de l'Ascension. Respect Monsieur !!!

Il nous donne deux pistes à contrôler en priorité avant de toucher au réglage.
Armés de nos outils et de nos talents de contorsionnistes (et oui, il est situé dans la cale moteur sous la jupe tribord), nous nous lançons en mode NCIS.


1- goûter l'eau produite.
Qui mieux que notre palais pour confirmer la présence anormale de sel dans la production ?
Oui, on sait il existe des salinometres portables.
OK... On n'a PAS tous les outils à bord. 
Bonne nouvelle! Ce n'est pas salé du tout. Donc à priori l'élève n'a pas de raison valable de se mettre sur pause.

2- démonter la sonde de salinité qui envoie l'info d'ouverture à l’électrovanne.
Un petit encrassement peut fausser la mesure et perturber la production.
On sort le capot. On déconnecte ce qui nous gêne.


Un léger dépôt est effectivement présent sur les deux électrodes.
Tiendrait on l'objet du délit ?


On nettoie, on remonte tout le toutim.
On croise les doigts pour que l'opération à coffre ouvert ait été bien supportée par le patient.



Start...
Nous avons tous les deux les yeux rivés sur l'écran à cristaux liquides.
Le taux de salinité s'affiche... Il diminue rapidement. 
9 mn plus tard, BINGO !!!!
Le petit voyant vert s'allume. 
Ça marche Capitaine(s),  ça marche !!!
Si certaines populations faisaient la danse de la pluie, et bien nous ce fut celle de l'eau non salée.
Aaaah le doux bruit de notre petite fontaine...

Élève Sea Recovery au tableau,
Nous avons le plaisir de vous décerner après presque deux ans de fonctionnement le prix du jury pour l'ensemble de votre oeuvre: à savoir près de 30 000 litres d'eau tout de même !!!
Cela excuse bien une erreur de jeunesse au démarrage et un petit grattage de sonde comme crise d'ado.

Heureux propriétaires, comme nous, de ce modèle.
Pensez y en préventif. 
La ligne est rajoutée dans la liste des maintenances annuelles.
''Et vous ne vous ennuyez pas sur un bateau ?"

Tuesday, May 3, 2016

Ti'Amaraa tuning 2016 suite ...


Un sage nous a dit :
"Ta "to do" list sur un bateau, c'est simple : quand tu as fini les travaux et que tu rayes la ligne du dessus... tu en as toujours une autre qui se rajoute en bas".
Ne devrions nous pas l'appeler "Endless list" ?
Nous étions foncièrement convaincu de la véracité du dicton de comptoir. Cependant, avec toutes les modifications et aménagements apportés en deux ans, nous pensions pas être loin de la fin. C'était sans compter sur la rencontre avec "Me Voy", un joli Lagoon 39.
Comme son nom ne l'indique pas, ce catamaran et son équipage sont danois. Karen et Niels sont venus vers nous un matin au mouillage pour connaitre nos impressions sur notre catamaran. Rapidement, le courant franco-danois est passé. Niels est un grand adepte du "tuning" aussi. Intérieur, extérieur tout a été passé en revue.
Le lendemain, nous étions convié au Mevoy tuning tour. Qu'il est amusant de monter sur un bateau qui est tout comme le votre ...mais ce n'est pas le votre. Comme le jeu des 7 différences des cahiers de vacances, tous les aménagements nous sautent aux yeux. Deux nous ont particulièrement séduit.
Résultat des courses :

1 soirée d'apéro-tuning-bateau à la danoise
                           +
1 soirée d'apéro-tuning-bateau à la française
                           =
2 lignes rajoutées à notre "to do" list

Le sage avait bien raison.

Tuning numéro 1 :
C'est ainsi que la filière arrière a été remplacée.
Lors des navigations (et en particulier la nuit), lorsque l'on passe d'un bord à l'autre pour checker l'horizon, se tenir à une filière souple est peu pratique. Niels a opté pour une main courante en bois. Nous avons préféré un tube Inox. Pour moins de 30 euros, nous sommes à présent plus en sécurité. Simple, basique, robuste, économique. Impeccable !!!

AVANT

APRES


Tuning numéro 2 :
Alors que nous nous terminions notre dîner typiquement danois autour d'un mug de café. Karen nous a dégainé l'arme suprême.


Tiens, elle va nous faire écouter le Sardou danois ?

Pas du tout !!!
En deux petites impulsions, l'ambiance lumineuse du cockpit s'est réduite.
Waouuuu !!! Génial !!!
Il est vrai que les 3 spots à Led du carré font un peu ambiance lumière "cantine" (comme dit notre copine Nath). Le soir, nous privilégions une petite lampe branchée sur 12 Volts ou des photophores mais ce n'est pas toujours pratique, surtout en navigation.
Tel des addicts, nous étions contaminés. Il nous le fallait !!!
Niels s'est fait un plaisir de nous montrer son variateur d'intensité, et nous donner les références.
Rapidement sur internet, nous avons trouvé le même modèle chez Lightinthebox.com pour moins de 9 us$ : Telecommande sans fil LED Light Dimmer Controller 12V.

Notre "équipe" de choc et de charme à terre s'est activée. Stef et Chrys à la réception. Guy et Marie-Claude à la livraison personnalisée on board autour d'un ti punch. Merci !!!
Les mains nous tremblaient. On l'avait notre précieux.
Quelques soudures, essais, démontages, remontages plus tard, nous étions équipé d'un cockpit à lumière tamisée variable. Le Top !!!


Nous aussi Karen, nous avons notre arme ultime à présent, grâce à vous.
A nous de jouer de l'index à la Jacquouille, jour ... nuit ...jour ...nuit ...Gnaaaaaaar


Et voilà, notre "to do" list compte deux lignes de moins ...
... Qu'elles seront les prochaines...








Friday, April 29, 2016

Ne pas manquer d'air !


Élémentaire mon cher Watson !
Il suffit de respirer...
Non pas cet air là !
Aaah...Il suffit alors de vent dans les voiles !
Non plus !!!
Mais, c'est bien un problème d'air qui fut la base de notre réflexion et la genèse des dernières journées de travaux du bord.

Revenons aux données d'entrée :
Vous l'aurez compris, avant d'être des vagabonds des mers, nous étions et sommes restés des amoureux de la plongée sous marine.
Nous avons embarqué nos 3 blocs ainsi que tout notre équipement.
Avec nos formations, nous sommes libres de plonger en autonome quand le coeur nous en dit. Sauf que le bug, c'est bel et bien l'air !!!
Passé deux ans, les bouteilles de plongée des particuliers doivent être rééprouvées. (Là où les clubs ont eux 5 ans... Chercher l'erreur...).
Ce qui semble assez simple en vie terrestre, est nettement plus compliqué pour nous: trouver un centre (pas si évident!), louer une voiture pour déposer les blocs, relouer un carrosse pour les récupérer.
Bref, ce casse-tête commençait à nous la prendre grave.
D'autant plus qu'un bloc non rééprouvé c'est "Aurevoir et Bonsoir'' pour trouver un club qui accepte de le remplir.
On a bien réussi une fois entre midi et deux au club de Roadney bay à Sainte Lucie, grâce à nos sourires et surtout à l'innocence de la seule préposée à son poste pendant la pause déjeuner.
Trop, c'est trop !! Il fallait trouver une solution.

S'équiper avec un petit compresseur électrique nous avait effleuré lors de la préparation de Ti'Amaraa. Cependant, des lignes budgétaires jugées plus urgentes ont vu notre compresseur sombré dans les oubliettes comptables.

En deux ans de vie à bord et d'échange avec des heureux propriétaires du matériel convoité, nous avions la certitude que nous avions bien fait d'attendre car c'est un thermique qu'il nous fallait !
Fort de l'expérience de l'intégration de notre générateur dans la jupe tribord, reproduire à bâbord semblait un jeu de souriceaux.

Notre Graal nous l'avons rencontré un soir de décembre dernier: un Coltri 6m3/h
Thermique, assez compact, il semblait correspondre à nos attentes. Bien qu'ayant été très sages, le vieux bonhomme en rouge n'a pas jugé opportun de nous le livrer le 25 du même mois. Une arnaque ce Santa Claus ! Nous nous sommes donc mis en quête seuls.

De petites annonces, en sites Internet spécialisés nous étions sur le point de conclure avec un voyageur suisse, lorsqu'au détour d'une discussion avec nos amis Odile et Élian de Pelagos, fraîchement arrivés de 12 années de boucle autour du monde, nous avons appris qu'ils en avaient un à bord et pourquoi pas le vendre ?
Et si, ce Coltri repartait en voyage ?


L'histoire nous a plu. L' affaire fut rondement menée et entre deux pauses cafés communes notre joujou était livré à bord.
Trop bien !!! Bon ben y a plus qu'à...comme on dit.

Plus qu'à lui trouver sa place à bord...
Plus qu'à démonter et stocker dans la coque invités tout ce qu'il y avait dans cette cale...
(c'est qu'on en rentre dans un 39!)
Plus qu'à déplacer le petit compresseur de bricolage qui avait pris toutes ses aises...
(fini l'espace, bonjour la coloc !)


Plus qu'à trouver une autre place pour notre meule à eau/aiguise-couteau...
(Non! Jérôme on ne rit pas !)
Plus qu'à desceller à grands coups de ciseaux à bois les supports collés à l'époxy...
(Marco, ta colle elle tient super bien!)
Plus qu'à repeindre le fond de coque car le décollage des taquets à laisser des marques...
(hum ça sent bon!)


Plus qu'à trouer la coque...
(au mouillage, le top!)

Plus qu'à refaire une connexion d'échappement...
(comme pour le Honda 10i, MarineTex au rapport!)
Plus qu'à faire la maintenance et redonner un petit coup de peinture au nouveau venu... (Ti'Amaraa relooking bonjour!)


Plus qu'à refaire supports et cales et re-colle époxy...
(ceux-là on les descellera pas! Marco ta résine est topissime!)
Plus qu'à retrouver ces 4 super blocs anti-vibration embarqués depuis deux ans, idéaux pour les supports de notre Coltri...
(heu tu sais où ils sont, toi ? Ben, euh...Non...alors on a cherché, cherché, cherché !)
Plus qu'à rentrer au chausse-pied les deux compresseurs sous les marches...
(version #travaillerdansunsauna)
Plus qu'à installer à deux ces lourds équipements en mode contorsionnistes sans abîmer notre moteur...
(#aïeouïe)
Plus qu'à s'époumoner de notre dico de jurons quand notre unique clé à œil indispensable au serrage du passe-coque a entendu l'appel du large et nous a lâchement quitté...
(sur le coup, il n'y avait plus de manque d'air on board)
Plus qu'à passer de longues journées à suer et à se demander pourquoi on n'a pas pris badminton plutôt que plongée...
(#j'aimelespoissons!)
Plus qu'à passer des soirées écourtées par l'envie féroce de retrouver son oreiller (Dormirrrr, juste dormiiiiir !)...
Plus qu'à ranger, nettoyer les dommages collatéraux liés aux perçages, collages, sciages et autres ponçages...
(Ti'Amaraa est dégueulasse, une honte !)

Bref, y avait plus qu'à... Une paille, quoi ;-)

Mais tout est bien qui finit bien
Et voilà le travail...




Bon, ben y a plus qu'à plonger !!


Saturday, December 5, 2015

Embarqué ? Oui mais Non

Avant le départ, on nous demandait souvent:
"Votre bateau est-il prêt pour un Grand Voyage ?"
On répondait ''oui''
Tout en pensant ''ça veut dire quoi prêt ?"


Nous avons certes préparé le voyage, les escales, les équipements du bord... Cependant, après plus de 19 mois de vie à bord en globe-flotteurs, nous avons la certitude qu'un bateau de voyage est en perpétuelle adaptation.

Prenez par exemple le nouvel aménagement du bord: un abri pour "Ch'ti pépère", notre fournisseur d'ampères.

Reprenons au début...

Nous n'avons pas pris l'option groupe électrogène intégré de série Lagoon. Le coût et l'empattement ont joué mais c'est un calcul de nos besoins énergétiques qui a sonné le glas de la ligne budgétaire.

Équipés de 600 watts de panneaux solaires, d'un convertisseur de 2800 Watts, avec 2 frigos, un dessal peu gourmand, sans climatisation ni congélateur, nous avons largement eu le loisir de valider notre autonomie à l'escale.

Toutefois, lorsque le soleil se fait discret ou lors de traversées de plusieurs jours, nous savions que cela ne suffirait plus. Nous avions donc embarqué notre vaillant Honda 10i (1000 Watts), compagnon depuis 15 ans de tous nos bateaux et toutes nos navigations.
Petit, compact, silencieux, économe,  il répond à toutes nos attentes sans sourciller.
Depuis quelques temps, une idée trottait dans la tête du Cap: faire une installation ''fixe'' et arrêter la manutention... car bien entendu lorsque l'on en a besoin il fait gris voire il pleut des cordes. Donc le sortir de la cale, le mettre sur la pointe avant, le couvrir d'un taud en skay fabriqué sur mesure... devient parfois vite pénible.
Enfin, dans certaines contrées ce genre de petit matériel est une proie privilégiée pour les mauvaises âmes locales ET voyageuses. Le poète a dit: ''pour vivre heureux vivons cachés.''

De réflexions en discussions avec d'autres capitaines ayant fait la modification (Merci Vincent pour la visite de ton installation sur Sugar Palm), le plan de bataille est devenu clair. Notre Ch'ti pépère allait élire domicile dans la cale moteur tribord.

Les données d'entrée :
- Un support mobile n'obstruant pas l'accès au moteur pour la maintenance 
- Une ventilation forcée dans la cale pour éviter tout risque de surchauffe de la génératrice
- Une sortie d'échappement extérieure via un passe -coque
- Une connection électrique fixe au réseau 220 V de charge du bateau

Facile à écrire...pas si évident à mettre en pratique.

Nous avons choisi de faire une courte escale au Marin pour l'achat du matériel que nous avions listé.
En une matinée et 3 shipshandlers, nous avions tout ! Le top !
Bon et bien y a plus qu'à...

À l'attaque !


Étape 1: le support mobile
C'est avec des gabarits en carton que le Cap a pu définir précisément la géométrie de cette étagère.
Sauteuse et circulaire, les scies ont alors repris du service pour découper une jolie planche de contre-plaqué marine et donner vie au montage imaginé.

Découpe suivant les gabarits 

No comment 😀




Étape 2: modifier l'échappement 
Nous avons fixé un raccord laiton à la sortie de la génératrice grâce à de la résine epoxy haute résistance Marine Tex.
Merci à l'équipage de Grand Duc pour ce tuyau... solide 😉

Préparation de l'état de surface de l'échappement
(démonté du groupe)

Préparation de la résine 

Fixation du raccord... Résultat de la tenue sous 24h

Quel flexible utiliser pour des vapeurs d'échappement ? Nous avons opté pour du tuyau de connexion d'eau chaude moteur alimentant les cumulus. (Ne pas oublier de faire une belle lyre au dessus de la ligne de flottaison pour ne pas faire le plein d'eau de mer)
Un jeu de vanne et de raccords plus tard, nous étions à l'autre extrémité et face à une première: percer la coque de Ti'Amaraa pour l'installation du passe-coque.
Gloupsss... Quand faut y aller, faut y aller !

Ne pas se rater 😰
Et c'est pas raté 😁

Sans encombre, le gel coat a été percé et la sortie mise en place. Oufff!

Étape 3: le raccordement électrique 
Le disjoncteur 220 V principal est justement dans cette cale moteur...pas fou le Cap 😉
Et hop, du câble, un peu de connectique et de soudure...Bye, bye la manutention du lourd câble de quai pour relier Ch'ti pépère au réseau de charge du bateau. Ça fait plaisir !!

Étape 4: la ventilation forcée 
Pour éviter toute montée en température dans la cale, l'alimentation du ventilateur d'origine fonctionnant pour le moteur inbord a elle aussi été modifiée afin de pouvoir l'allumer à la demande. De même, le flux d'air entrée/sortie à été adapté pour permettre un refroidissement optimum de l'ensemble.
Quitte à être dans l'électricité, le Cap en a profité pour fixer une rampe à Led au dessus du générateur...Lorsque l'on dit confort, c'est CONFORT !

Les premiers tests sont concluants.
Le montage de la ligne d'échappement chauffe raisonnablement. Le tuyau ne se déforme pas.
Quant à la résine epoxy choisie, une vraie merveille. Elle est très facile à mettre en oeuvre et démontre qu'elle tient ses promesses. Yes !
Finies les manips, les gaz qui arrivent dans le carré, les nuisances sonores pour nos voisins d'escale, notre groupe ronronne dans sa cale à l'abri de la pluie, des embruns... et des regards. Hihaaaaa !!!

Bilan financier de l'installation :
Moins de 200€ de matériel acheté
Quelques heures de boulot
Du matos déjà à bord (câble électrique, Rampe à Led ...) 
Tous les outils (encore une fois !)

Nous sommes loin du coût des groupes diesel embarqués.

Quant à ceux qui nous rétorquent que ça impose le stockage de bidons de super, comment faites vous pour votre annexe ? Tous les bateaux de voyage ont quelques dizaine de litre de super à bord. De plus, le Honda 10i consomme moins de 0,5 Litre à l'heure. Il fonctionne ponctuellement. Sincèrement cela se gère très bien.

Faites le calcul d'amortissement d'un groupe embarqué au regard d'un portatif, vous verrez ça laisse du budget carburant !

Et voilà le travail !!!


Nous l'avons dit nous avons choisi de tout acheter en Martinique. Nous avons tout trouvé et pu nous expliquer dans notre langue maternelle simplement.

Autre avantage,  nous avons aussi pu y retrouver des bateaux copains en transit comme nous, ceux en bouclage de tour du monde et ceux qui ont choisi d'y poser sac à terre. Des projets à se raconter, des belles tranches de rigolades, les soirées se sont enchaînées 🍻🍹🍸
Que du Bonheur !!!
... Et avec des ampères silencieux à gogo 😉