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Monday, August 28, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pâtisserie Cyril Lignac (5/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine donc chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce cinquième et dernier billet de la série est consacré à Cyril Lignac, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Cyril Lignac.

Crédit photo : Séverine.

J’ai découvert Cyril Lignac et sa pâtisserie dans l’émission Le Meilleur Pâtissier sur M6 (la nouvelle saison a commencé le 21 juin 2017. Vous pouvez regarder les émissions grâce à l’application M6 replay depuis l’étranger). Ce n’est que récemment que j’ai découvert que Lignac n’était pas que pâtissier mais aussi cuisinier. Pour moi c’est un « double thread » : c’est un homme qui aime manger de l’entrée au dessert. Il a fait ses armes auprès de très grands que ce soit Alain Passard en cuisine ou Pierre Hermé en pâtisserie.

Crédit photo : Séverine.

Cyril Lignac a plusieurs restaurants dans Paris, surtout sous la forme de bistrot, ainsi que des boutiques en pâtisserie. Je suis allée rendre visite à La Pâtisserie située près du pont d’Iéna dans le 16ème arrondissement. Les pâtisseries en vitrine ressemblaient à celles que Cyril a présentées à la télévision, certaines portant sa fameuse signature velours.

Crédit photo : Séverine.

Ne pouvant vraiment choisir, j’ai pris un assortiment de gâteaux : l’Equinoxe (crème légère à la vanille, caramel au beurre salé, croustillant praline au spéculos), tarte au citron, Caraïbe (mousse au chocolat, cœur crémeux au chocolat, biscuit croustillant au cacao, fleur de sel et zeste d’orange), tarte framboise amande, Paris-Brest.

Crédit photo : Séverine.

Cyril Lignac était le pâtissier que je « connaissais » le mieux, étant très grande fan de l’émission « Le Meilleur Pâtissier » sur M6 que je regarde religieusement toutes les semaines. J’aime ses idées, sa façon de revisiter des classiques et nous faire voyager soit visuellement, soit gustativement, soit les deux.

Tous ses gâteaux sont absolument excellents mais celui qui m’a le plus bluffée, c’est la tarte au citron. Tout y est et pourtant quand on la regarde, ça n’a rien à voir. Et quand on l’a goûtée, il y a un petit je-ne-sais-quoi en plus qui rend l’expérience inoubliable.


Crédit photo : Séverine.

A noter : Cyril Lignac vient d’ouvrir un nouveau restaurant Le Bar des Prés à Paris dans le 6e arrondissement et revient sur M6 avec sa nouvelle émission Les Rois du Gâteau à partir du 21 août.

Crédit photo : Séverine.

Un grand merci à Séverine pour ce tour des pâtisseries parisiennes. J'espère que ses billets vous auront donné envie de pousser la porte de plusieurs établissements de la capitale : n'hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires des billets de la série. En attendant, vous pourrez retrouver Séverine sur son blog, Entre Deux Continents.

Wednesday, April 19, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Christophe Michalak (3/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce troisième billet de la série est consacré à la boutique Christophe Michalak, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Michalak.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Michalak

Christophe Michalak fait partie de cette jeune génération de pâtissiers au palmarès impressionnant. Il remporte la « Coupe du Monde de Pâtisserie » en 2005, est élu « Pâtissier de l’année » en 2013 et a travaillé un temps sous la coupelle de Pierre Hermé. Michalak fait une pâtisserie ludique et parfois simple mais terriblement efficace. Il semble aussi avoir une prédilection pour les gâteaux déstructurés qu’il propose en parts individuelles.

Après avoir ouvert sa pâtisserie dans le quartier historique du Marais, il a récemment transformé son Takeaway en pâtisserie et enfin ouvert sa 3ème adresse parisienne – une école master class – dans le quartier prisé de Saint Germain des Prés.

Pour ma part (de gâteau), je me suis rendue à la pâtisserie du Marais. Tout est épuré, blanc, ultra moderne en fait. Presque chirurgical. Les seules tâches de couleur sont les gâteaux sagement alignés dans l’étalage réfrigéré.

Crédit photo : Séverine P.


Je suis de suite attirée par ces petites verrines individuelles qui contiennent tous les essentiels de grands classiques (pardon, Klassiks) mais déstructurés. Etant une inconditionnelle des fruits rouges, je me suis laisse tentée par un Kosmik Fruits Rouges, Vanille, Fleur d’Oranger et Pignons.

Crédit photo : Séverine P.

J’ai beaucoup aimé le côté ludique des portions individuelles comme des petites conserves d’antan, chacune avec sa petite cuillère. J’ai aussi apprécié le côté déstructuré des gâteaux proposes. Mais là s’arrête mon enchantement. Déjà les pots à l’aspect pourtant si sympathique sont en plastique, de même que la cuillère. C’est très pratique mais je ne suis pas sûre que ce soit très écologique. Avec l’ultra modernisme de la boutique, je m’attendais à un effort dans ce domaine également.

Le gâteau en lui-même est bon, un peu sucré peut-être mais il ne m’a pas fait vibrée autant que j’aurais voulu. J’avais sans doute de trop grandes attentes car à chaque fois que je vois ses recettes et autres documentaires, je suis fascinée par son savoir-faire et son inventivité. Un jour sans peut-être ? 

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

Monday, March 6, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pierre Hermé (2/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce deuxième billet de la série est consacré à la boutique Pierre Hermé, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Pierre Hermé.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé

Elu « Meilleur Pâtissier du Monde 2016 », surnommé le « Picasso de la pâtisserie », Pierre Hermé est un exhausteur de goût à lui tout seul. Bien que sa renommée soit faite sur ses macarons et son gâteau culte, l’Ispahan, toute sa pâtisserie n’est qu’explosion de saveurs et un mot d’ordre : le plaisir.
Je suis allée dans sa boutique de St Germain des Prés, rue Bonaparte. Devant tant de magnifiques gâteaux, ce festival de couleurs, de noms et l’évocation de saveurs tous plus succulents les uns que les autres, il a été difficile de choisir. Je me suis finalement décidée pour un assortiment de macarons et un fraisier.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé est LA référence de la génération actuelle de pâtissiers. Il est tellement immense de par son talent que j’ai à peine osé rentrer dans sa boutique, aillant peur de déranger le maitre, de ne pas y être à ma place. Mais dès l’entrée, c’est l’empire des sens. Les couleurs, les goûts, les odeurs, la variété des produits proposés, on ne sait plus où donner de la tête.

Crédit photo : Séverine P.
La première bouchée du fraisier de ce maitre incontesté est de celles dont on peut dire « je peux mourir demain, j’ai mangé un gâteau de Pierre Hermé ». Le biscuit, la crème aux amandes, les fraises entières, la meringue brulée, le tout fond dans la bouche provoquant une explosion des saveurs. Chaque bouchée est plus extraordinaire que la précédente car elle révèle des subtilités qu’on n’avait pas remarqué la première fois (ou la deuxième, ou la troisième). Nous avons mangé ce gâteau le plus lentement possible pour qu’il nous dure le plus longtemps possible tellement il était bon.
Les macarons quant à eux sont indéniablement exceptionnels. De très loin meilleurs que ceux de Ladurée pourtant si réputés. Les coques sont cuites à la perfection et les crèmes (traditionnelles ou au yaourt, donc plus légères) sont d’une justesse incroyable. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de macarons mais là, je tire mon chapeau bien bas et j’en reveux.

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

Friday, October 18, 2013

Gâteau au yaourt chocolat-noisettes



Un sourire espiègle qui me prend par surprise, le matin, après une nuit hâchée.

Un "sit here, maman" murmuré après l'école, sur le lit de la chambre bleue.

Un large cafe latte avec Susana, sans raison particulière, un vendredi matin.

Un paquet, que je n'attendais pas, qui porte mon nom devant la porte.

Une boule de glace au caramel qu'on offre à une petite fille, comme ça, juste avant de partir.

La vie est pleine de jolie surprises dont je souhaite garder la trace, alors je prends des photos, je noircis des carnets et je viens ici, pour ne pas oublier.

J'aimerais me souvenir de ce gâteau, pourtant né de trois fois rien : une soudaine envie de chocolat, un pot de pâte de noisette et quelques rares minutes de temps libre. A mi-chemin entre le moelleux et le fondant, il a séduit les papilles de ma famille et de mes petits voisins. La recette est simple, la photo prise à la hâte mais le souvenir d'une petite fille aux joues roses qui demande "more gâteau, please" m'est entièrement précieux.

Gâteau au yaourt chocolat-noisettes

Ingrédients
120 mL de yaourt
3 œufs
80 g de sucre
1 cuillère à café d'extrait de vanille
170g de chocolat noir
120 mL de pâte de noisette sucrée (dans les épiceries turques)
125g de farine
2 cuillères à café de levure chimique
1 pincée de sel
60 mL d'huile végétale de votre choix (noisette, colza...)
Préparation

Préchauffer le four à 350°F (180°C) et beurrer un moule à manqué. Faire fondre le chocolat noir au bain-marie, lisser à la maryse et laisser refroidir. 

Dans un grand bol, fouetter le yaourt avec le sucre, puis incorporer les œufs un par un.

Dans un petit bol, mélanger la farine, le sel et la levure. Verser le mélange sec dans le grand bol et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit tout juste homogène. Ajouter l'extrait de vanille puis incorporer la pâte de noisette, le chocolat fondu et l'huile végétale à la maryse.

Glisser au four 40 à 45 minutes ou jusqu'à ce que la surface du gâteau soit bien dorée et qu'un cure-dent inséré dans la pâte en ressorte propre. Laisse refroidir sur une grille et déguster.

Note

On peut remplacer la pâte de noisette sucrée par 80 mL de pâte de noisette nature et 40g de sucre supplémentaire.

Wednesday, July 25, 2012

Frozen yogurt à la mûre



Bon, j'avoue, j'ai un petit problème de modération avec les fruits de saison. J'ai vraiment beau essayer (en fait non, je n'essaie même plus), je suis incapable de résister à un arbre rempli de griottes ou à un champs plein de bleuets : j'en remplis mes sacs jusqu'à en casser les poignées et mes caissettes jusqu'à ne plus pouvoir les porter (ma limite semble se situer aux alentours de 5 kilos, c'est d'ailleurs pour ça que je ne me déplace jamais sans poussette). Jonathan a maintenant l'habitude de me voir rentrer de cueillette les bras remplis de fruits frais et il me fait désormais confiance pour leur trouver une place au frigo, un détail auquel je ne pense pas toujours lorsque je suis dans les arbres.

Ma dernière aventure fruitière remonte à une dizaine de jours. C'était un vendredi, jour de marché dans notre ville, à l'heure exacte où les producteurs sont priés de ranger leurs étals. Nous avions tout juste fini nos courses - quelques courgettes, des pommes de terre, les premières tomates de la saison - lorsque mon œil de gourmande a aperçu deux cagettes de mûres prêtes à se faire remballer. Les mûres se conservent mal, je le sais bien, alors j'ai demandé à a vendeuse, une jeune femme brûne un peu timide, si elle était prête à accepter une offre pour une caissette de 12 pintes. Elle m'en a demandé 20$, je lui en ai proposé 15. Deal. Je suis la digne fille de mon père.

Les mûres les plus juteuses ont fini dans ma bouche avant même de franchir le seuil de la maison. Il me restait alors trois kilos de fruits que j'ai respectivement congelé, mis en bocal et turbiné. J'adore transformer les mûres en frozen yogurt : c'est beau (cette couleur !), frais, crémeux sans être lourd et, surtout, surtout, très agréable en bouche puisque les petites graines des fruits sont éliminées en cours de préparation. Une jolie recette pour un goûter dans l'herbe.

Yaourt glacé à la mûre (d'après Orangette)

Ingrédients
450 g (1 lb) de mûres
170 g (3/4 cup) de sucre
2 cuillères à café de vodka ou d'un autre alcool fort
240 mL (1 cup) de yaourt
1 1/2 cuillère à café de jus de citron
Préparation

Dans un grand bol, mélanger les mûres avec le sucre et l'alcool et laisser macérer 1h à température ambiante. Mixer puis faire passer le mélange à travers un tamis. Ajouter le yaourt et le jus de citron et laisser reposer au moins 1h et jusqu'à une nuit au réfrigérateur. Le lendemain, faire prendre le mélange en sorbetière, verser le yaourt glacé dans un récipient hermétique et transférer au congélateur.

Note

L'alcool empêche le frozen yogurt de cristalliser, libre à vous de ne pas l'utiliser.

Wednesday, July 11, 2012

Le gratin d'abricots d'Alain Ducasse



J'ai deux rendez-vous aujourd'hui, l'un en début de matinée, l'autre en fin d'après-midi. Entre les deux, une belle plage de temps libre que j'espère bien remplir de plaisir. Je pense à un pique-nique dans l'herbe, à l'ombre d'un arbre, suivi, pourquoi pas, d'un café en terrasse d'où, les jambes croisées, je regarderais les passants. J'aimerais aussi aller au verger voisin, celui où je cueille chaque été des kilos et des kilos de bleuets et où on trouve aussi de superbes abricots, de petits fruits dorés aux joues rouges dont je ne fais qu'une bouchée. J'aime quand ils sont tout juste mûrs, lorsque leur chair, d'abord acide, s'attendrit et libère des arômes de miel, vous savez, autour du noyau.

Je cuisine l'abricot très simplement. Une compotée. Un clafoutis. Un gratin. J'aime la délicatesse du gratin d'abricots d'Alain Ducasse, celui dont vous trouverez la recette dans le livre Nature desserts : Simple, sain et bon avec moins de sucre. Il n'y a même pas de sucre dans ce gratin, tout juste un peu de miel pour adoucir le fruit. Il y a de l'amande, par contre, et un peu d'amaretto aussi. Leurs discrètes saveurs laissent s'exprimer la vraie star de l'été : l'abricot parfait.

Gratin d'abricots d'après Alain Ducasse

ngrédients
8 abricots
2 x 1 cuillère à soupe de miel, de préférence de lavande
2 x 1 cuillère à soupe d'amandes effilées
1 œuf
3 cuillères à soupe de poudre d'amande
1 cuillère à soupe de farine
1 cuillère à soupe de crème liquide
2 cuillères à soupe d'amaretto 
Préparation 

Préchauffer le four à 180°C (350°F) Découper les abricots en deux puis en quartiers, mettre dans un bol et ajouter 1 cuillère à soupe de miel et 1 cuillère à soupe d'amandes effilées. Laisser macérer 20 minutes. Pendant ce temps, mélanger l'œuf avec la poudre d'amande, la farine, la crème liquide, l'amaretto ainsi que la cuillère de miel restante. Verser dans un moule à tarte et bien étaler à l'aide d'une spatule. Disposer les quartiers d'abricots bien régulièrement dans la garniture et glisser au four pendant 30 minutes. Le gratin est prêt lorsque la crème d'amandes a pris et que la pointe des abricots commence à dorer. Déguster tiède.

Sunday, June 17, 2012

Compotée de griottes à l'amande amère



Cette année encore, les voisins m'ont invitée à cueillir les griottes de leur jardin. As much as you want, whenever you want* : je ne me suis pas fait prier. J'ai donc fait un total de quatre apparitions sur leur propriété, dont l'une en famille, avec enfant, mari, poussette et escabeau, histoire d'accéder aux branches les plus élevées et remplir mon sac de promesses répétées de clafoutis. Perchée sur mon escabeau, la tête dans les feuilles, j'ai cueilli près de deux kilos de fruits en m'interrompant quand même parfois devant le spectacle attendrissant de nos petites filles respectives jouant sagement dans le bac à sable.

Curieuse, la voisine m'a demandé ce que je faisais de toutes ces cerises. Je lui ai expliqué que ce n'était pas des cerises sucrées qu'ils avaient là mais des griottes aigres, n'y avait-elle jamais goûté ? Non, jamais.

J'ai passé le dimanche suivant à trier, équeuter et dénoyauter mes griottes. N'ayant pas le courage de les transformer en confiture, j'ai congelé la majeure partie de ma récolte, ne laissant que suffisamment de fruits pour la confection d'une simple compotée. Peu sucrée et délicatement parfumée, je la déguste nature, à la cuillère, lorsqu'il n'y a pas un petit cheesecake pour lui tenir compagnie. Cette recette présente la griotte sous son meilleur jour : sa couleur, un beau rouge qui tire sur le rose, est envoutante et sa discrète saveur d'amande irrésistible. J'en ai réservé un pot pour les voisins... Qui sait s'ils m'inviteront de nouveau l'an prochain.

*Autant que tu veux, quand tu veux.

Compotée de griottes à l'amande amère (d'après Gourmet, Juillet 2001)

Ingrédients
475 g de griottes équeutées
100 g (1/2 cup) de sucre
1 cuillère à soupe de fécule de maïs
180 mL (2/3 cup) d'eau
2 gouttes d'extrait d'amande amère
Préparation

Dénoyauter les griottes au-dessus d'un bol afin d'en récupérer le jus. Dans une petite casserole, mélanger la fécule et le sucre avec l'eau et le jus de griottes puis porter à ébullition en mélangeant régulièrement. Ajouter les griottes et laisser bouillir 2 minutes en continuant de mélanger. Verser le mélange dans un chinois, transférer les griottes dans un bol et le liquide dans la casserole puis laisser réduire 5 minuites ou jusqu'à ce que la sauce commence à épaissir. Verser sur les griottes, ajouter 2 gouttes (pas plus !) d'extrait d'amande amère, mélanger et laisser refroidir. Déguster tiède ou froid.

Sunday, October 2, 2011

Compote de pommes à la mijoteuse



L'ouragan Irene aura fait bien des dégâts dans la région mais il a heureusement épargné les pommiers des vergers voisins. A mon grand bonheur, j'ai donc pu, cette année encore, célébrer l'arrivée de l'automne au milieu d'arbres fruitiers et cueillir moi-même mes variétés de pommes préférées. Si Jonathan ne jure que par la MacIntosh, je lui préfère la Jonathan (!) dont j'apprécie la chair ferme et son parfait équilibre entre l'acide et le sucré. Il y a aussi la Smokehouse, que je réserve pour ma prochaine tarte aux pommes, la Mitsu, dont l'acidité me rappelle celle de la Granny Smith, et la Stayman, juteuse, parfaite pour la compote. Ce sont ces deux dernières variétés que j'ai d'ailleurs utilisées pour préparer la compote de pommes que j'ai servie avec les gaufres de ce matin.

Pour la première fois, j'ai utilisé ma mijoteuse (slow cooker) pour transformer les pommes en compote et j'ai été plus qu'enchantée du résultat : la douce et lente cuisson de la mijoteuse permet de confire les pommes, leur prêtant ainsi une incroyable saveur caramélisée. J'avais prévu de marier ma compote à un peu de crème de marron mais j'ai vite abandonné l'idée, elle se suffit amplement à elle-même.

Compote de pommes à la mijoteuse

Ingrédients
Des pommes et rien d'autre !
Préparation

Peler, couper et épépiner les pommes. Couper les pommes en morceaux grossiers et placer dans une mijoteuse électrique jusqu'à ce que les 3/4 de la cuve soient remplis. Faire cuire sur low pendant 6 à 8 heures ou jusqu'à ce que les pommes soient très tendres. Réduire en compote à l'aide d'un presse-purée et déguster encore tiède.