Sunday, October 30, 2011

Salade de lentilles aux betteraves



Mon cousin Jack et sa femme Jessica sont venus passer la semaine chez nous, en Pennsylvanie, après un périple de déjà trois semaines dans le Colorado et le Michigan. Manger sain en voyage n'est pas une mince affaire et j'ai donc fait l'effort de leur servir des repas légers et équilibrés tous les soirs pour défaire les dégâts occasionnés par Wendy's et Burger King pendant la journée. Cette salade de lentilles aux betteraves a rencontré un vif succès auprès de mes invités qui m'en reparlaient encore hier après-midi, alors que je les conduisais chez leur nouvel hôte, dans le New Jersey.

J'adore les lentilles du Puy et, pour cette salade que j'ai tenu garder 100% végétale, je me suis inspiré des couleurs de l'automne. Les betteraves donnent une jolie teinte bordeaux aux lentilles qui, reconnaissons-le, font souvent grise mine après cuisson. Les cranberries séchées, qui pointent leur nez à cette periode de l'annee, viennent ajouter une note fruitée à la salade. Jack et Jessica ont beaucoup aimé, j'espère que vous aussi.

Salade de lentilles aux betteraves

Ingrédients
1 cup de lentilles du Puy triées et lavées(French lentils)
1 gousse d'ail pelée
1 feuille de laurier
3 betteraves de taille moyenne déjà cuites
3 poignées de canneberges (cranberries) séchées
1 petit bouquet de persil ou 3 poignées de roquette

2 cuillères de soupe d'huile d'olive
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à soupe de sirop d'érable (facultatif)
Sel, poivre
Préparation

Mettre les lentilles à cuire avec l'ail pelé, la feuille de laurier et une cuillère à café de sel dans trois fois leur volume d'eau. Lorsque les lentilles sont tendres mais encore fermes, après 35 minutes de cuisson environ, égoutter et mettre dans un grand bol.

Ajouter les betteraves coupées en petits dés (0.5 cm de côté environ), le vinaigre balsamique, l'huile d'olive et le sirop d'érable. Laisser reposer une nuit au réfrigérateur.

Le lendemain, ajouter les canneberges, le persil ou la roquette ciselée. Rectifier l'assaisonnement et servir.

Qu'on se le dise

Vous pouvez parfumer la salade avec un peu d'estragon si vous n'aimez ni le persil, ni la roquette.

Sunday, October 9, 2011

Coulis de tomate bionaturæ



Il y a des ingrédients qu'on ne pardonnerait jamais à une culino-blogueuse d'avoir dans sa cuisine. Si ma copine Fanfan me suprenait par exemple en train d'acheter des tomates fraîches en plein mois de décembre, je crois que ce serait la fin de notre amitié. Parce qu'acheter des tomates hors-saison, quand on est foodie, c'est un crîme de la plus haute gravité, au mois aussi horrible que de boire des sodas à base de sirop de maïs transgénique ou de massacrer des bébés phoques. Tout ça pour dire que, l'hiver, quand l'envie me prend de mijoter une bonne sauce tomate, je n'achète pas de tomates fraîches mais du coulis de tomate.

J'ai arrêté d'acheter des tomates en boîtes depuis que j'ai découvert que le revêtement intérieur des conserves contenait du BPA, ce méchant composé chimique qu'on accuse de saboter le système hormonal des bébés (et de leurs parents). C'est en cherchant un coulis de tomates conditionné dans autre chose qu'une boîte de fer que j'ai découvert celui de bionaturæ. Certifié bio, il a vraiment tout pour plaire : une bouteille en verre qui en jette, un couvercle pour conserver le coulis inutilisé (une bouteille fermée, avouez que c'est quand même plus propre qu'une conserve vaguement attachée à son couvercle), un prix raisonnable et, surtout, surtout, un goût intense de tomate, bien meilleur que celui de n'importe quelle tomate que vous trouverez en hiver dans cette hémisphère.

Coulis de tomate bio bionaturæ, au rayon bio de votre supermarché, 2,50$ environ la bouteille de 680 g. Puisque vous y êtes, je vous encourage également à découvrir les pâtes à la farine complète de la marque, un peu plus chères que les Barilla mais d'excellente qualité.

Sunday, October 2, 2011

Compote de pommes à la mijoteuse



L'ouragan Irene aura fait bien des dégâts dans la région mais il a heureusement épargné les pommiers des vergers voisins. A mon grand bonheur, j'ai donc pu, cette année encore, célébrer l'arrivée de l'automne au milieu d'arbres fruitiers et cueillir moi-même mes variétés de pommes préférées. Si Jonathan ne jure que par la MacIntosh, je lui préfère la Jonathan (!) dont j'apprécie la chair ferme et son parfait équilibre entre l'acide et le sucré. Il y a aussi la Smokehouse, que je réserve pour ma prochaine tarte aux pommes, la Mitsu, dont l'acidité me rappelle celle de la Granny Smith, et la Stayman, juteuse, parfaite pour la compote. Ce sont ces deux dernières variétés que j'ai d'ailleurs utilisées pour préparer la compote de pommes que j'ai servie avec les gaufres de ce matin.

Pour la première fois, j'ai utilisé ma mijoteuse (slow cooker) pour transformer les pommes en compote et j'ai été plus qu'enchantée du résultat : la douce et lente cuisson de la mijoteuse permet de confire les pommes, leur prêtant ainsi une incroyable saveur caramélisée. J'avais prévu de marier ma compote à un peu de crème de marron mais j'ai vite abandonné l'idée, elle se suffit amplement à elle-même.

Compote de pommes à la mijoteuse

Ingrédients
Des pommes et rien d'autre !
Préparation

Peler, couper et épépiner les pommes. Couper les pommes en morceaux grossiers et placer dans une mijoteuse électrique jusqu'à ce que les 3/4 de la cuve soient remplis. Faire cuire sur low pendant 6 à 8 heures ou jusqu'à ce que les pommes soient très tendres. Réduire en compote à l'aide d'un presse-purée et déguster encore tiède.

Sunday, September 11, 2011

Retour aux sources (première partie)



Nous sommes rentrés de Turquie il y a deux semaines et je viens tout juste de reprendre mes esprits. J'ai beaucoup de mal à gérer mes retours de vacances en famille et, comme si cela ne suffisait pas, nous avons été accueilli à notre retour par Irene, un ouragan qui nous a privés d'électricité pendant 32 heures, puis par une tempête tropicale qui a inondé la région. Maintenant que les choses sont à peu près rentrées dans l'ordre, je peux enfin me plonger dans mes photos de Turquie et revivre les plus belles émotions de mon séjour.



A une exception près, j'ai passé chaque été de mon enfance puis de mon adolescence en Turquie. Je ne garde pas forcément un souvenir très doux de ces séjours : le soleil, la mer bleue et le sable fin n'arrivaient pas toujours à me distraire de mon ennui, ni de ce curieux sentiment de ne pas appartenir. Ma sœur et moi parlions certes truc, mais avec un accent assurément frenchy, tandis que mon prénom français et ma peau trop claire suscitaient un flot constant de questions chez les autres enfants.



J'adorais en revanche revoir mes cousins d'Allemagne qui, eux, parlaient turc avec un accent allemand et me permettaient de me sentir moins seule, et mon grand-père qui a longtemps représenté une sorte de héros à mes yeux. Mon grand-père, c'est un vrai self-made man. Il qui a réussi seul, sans diplôme, grâce à un charme et une intelligence qui m'inspirent à ce jour. Il a toujours eu plein d'amis qui le respectaient partout et je me souviens même d'une famille qui lui était tellement redevable qu'elle avait construit des toilettes dans leur maison rien que pour lui, pour l'éviter d'aller au fond du jardin en pleine nuit. Moi, je l'admirais.



Les séjours en Turquie se sont fait plus rares lorsque je suis devenue étudiante et que les stages obligatoires en entreprise ont pris la place des vacances d'été. Je ne me suis pas plaint. J'ai ensuite quitté la France pour les Etats-Unis et, peu avant mon mariage, en septembre 2003, je suis allée faire un tour en Turquie, histoire de reserrer les liens avec mon histoire avant de changer de nom.

Je me souviens très bien de ces vacances qui marquaient en quelque sorte le début de ma vie d'adulte : les remarques sur mon prénom et ma pâleur me laissaient désormais indifférente, je découvrais le pays d'un nouvel œil, peut-être parce que j'avais enfin trouvé ma place dans le monde. Mes relations avec mes parents etaient moins orageuses que lorsque j'etais plus jeune et je profitais vraiment de leur tendre compagnie.



Juin 2010. Je ne suis pas retournée en Turquie depuis 7 ans et je ne reconnais plus rien : la région, autrefois paisible, où je passais chaque été, est devenue à la mode ; les cousins, que j'avais quittés enfants, sont devenus adultes ; mon grand-père, éternel bout-en-train, n'a plus le moral ; le marchand de glaces, chez qui nous avions nos habitudes, a pris la grosse tête. Je me sens perdue. Petit à petit, cependant, je me recrée une place dans ce ce pays. Chaque samedi, nous allons au marché avec ma maman et je me suprends à marchander avec les vendeurs. Tous les matins, nous mangeons le pain que mon père va chercher pour le petit-déjeûner. Je revois la famille, qui ne pas visiblement pas oubliée.



Le retour de vacances est difficile, je mets bien un mois avant de retrouver mes repères. Je me languis des roses, hibiscus et géraniums, qui poussent dans les jardins. Le parfum énivrant des figuiers me manque et je donnerais cher pour remanger le pain turc, à la mie légère et filante, aux Etats-Unis. Je suis la première surprise par cet élan soudain de melancolie, qu'est-il en train de m'arriver ?



Je n'ai pas besoin de chercher trop loin : il y a un morceau de moi en Turquie.

Monday, August 1, 2011

Le clafoutis aux tomates cerise de Michelle



La page facebook de mon blog est une véritable extension de mon blog, elle me permet d'intéragir avec vous de manière plus fréquente et spontanée et j'adore lorsqu'un échange de commentaires me permet de découvrir ce qui vous touche. Dernièrement, j'ai été intriguée par un clafoutis aux tomates cerise que Valérie, une lectrice du Vermont, évoquait avec enthousiasme. Pensez-vous, c'est celui de sa maman. En quelques lignes, Valérie a partagé un peu de son délicieux quotidien en France et j'ai senti tellement d'émotion dans ses mots que j'ai souhaité moi aussi connaitre la recette de ce fameux clafoutis. Michelle, la maman de Valérie, a eu la gentillesse de la partager avec moi et c'est avec son aimable autorisation que je la publie ici. Des recettes de clafoutis, il y en a plein. Celui-ci a le précieux parfum des souvenirs de vacances.

Le clafoutis aux tomates cerise de Michelle

Ingrédients
500 g de tomates cerises
‎125 g de farine
moutarde "au pif" d'après Michelle, 2 à 3 cuilleres à café d'après moi
3 oeufs
20 feuilles de basilic hâchées
50 cl de lait
sel, poivre
Préparation

Répartir les tomates cerise dans un moule à gratin bien beurré ; mélanger les ingrédients restant dans un grand bol et verser sur les tomates. Glisser au four préchauffé à 200°C (400°F). Laisser cuire 35 à 40 minutes et laisser refroidir. Michelle vous suggère de déguster le clafoutis froid mais je le trouve aussi bon tiède.

Sunday, July 17, 2011

Ronde de Nice



C'est une courgette à la peau claire et à la chair ferme, que l'on cueille jeune, lorsqu'elle tient encore dans la main. Je l'ai découverte par hasard, en promenant mon regard sur un tourniquet de graines. J'ai d'abord craqué pour son nom, Ronde de Nice. Prononcez-le et vous entendrez chanter les cigales. Au dos du paquet, on m'informait qu'il s'agissait d'une variété ancienne, délaissée pour d'autres plus coriaces. J'en ai pris un paquet. C'est comme ça, j'ai un faible pour les légumes un peu rêveurs.

C'est une courgette au caractère facile qui s'adapte à toutes les situations. Vous voulez la farcir ? Pas de problème. Une cuisson au micro-ondes ? Allez-y. Sa saveur est incroyable, elle n'a finalement besoin de rien de plus qu'un filet d'huile d'olive et d'une pincée de sel pour se faire apprécier. La Ronde de Nice n'a finalement qu'un seul défaut, celui d'avoir disparu avant la fin de l'été... Les risques du jardinage bio.

Ronde de Nice farcie au riz

Ingrédients pour 1 à 2 personnes
1 courgette Ronde de Nice
1 échalote ou la moitié d'un petit oignon
1 verre à moutarde de reste de riz (à ajuster en fonction de la taille de la courgette)
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
Sel, poivre
Préparation

Couper le sommet de la courgette et la vider de sa chair à l'aide d'une cuillère. Hâcher la chair en moreaux et, dans une petite casserole, la faire revenir dans l'huile d'olive avec l'échalote ou l'oignon finement émincé. Poursuivre la cuisson jusqu'à ce qu'à ce que le mélange ait réduit et commence à accrocher a la casserole.

Pendant ce temps, placer la courgette évidée et son chapeau dans un plat allant au micro-ondes et faire cuire 2 minutes à puissance maximum ou jusqu'à ce que la chair commence à s'attendrir.

Dans un petit bol, mélanger le reste de riz avec le mélange courgette/oignon et en farcir la courgette. Recouvrir du chapeau (ou non, c'est a vous de voir) et faire cuire 15 à 20 min dans un four préchauffé à 180°C (375°F). Servir aussitôt.

Qu'on se le dise

Vous pouvez facilement doubler ou tripler les quantités de la recette. Si vous n'avez pas de four à micro-ondes, vous pouvez faire cuire la courgette évidée pendant 10 minutes à la vapeur.

Ronde de Nice au micro-ondes

Ingrédients pour 1 personne
1 Ronde de Nice coupée en morceaux de 2 cm environ
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
Fleur de sel, poivre
Préparation

Mélanger la courgette coupée en morceaux et l'huile d'olive dans un plat allant au micro-ondes. Faire chauffer 2 minutes à puissance maximum ou jusqu'à ce que la courgette soit tendre. Assaisonner avec la fleur de sel et le poivre, servir aussitôt.

Qu'on se le dise

Vous pouvez facilement doubler ou tripler les quantités de la recette. 

Monday, July 11, 2011

Salade de roquette aux fraises



S'il y a un produit dont je suis incapable de me passer en cuisine, c'est bien le vinaigre balsamique. J'en ai toujours au moins une bouteille à la maison et, même s'il ne vient pas d'une épicerie de luxe italienne, il sait toujours donner du pep's à ma cuisine. Il m'a conquise il y a plusieurs années en prêtant son piquant à une simple tranche de pastèque. Depuis, je l'utilise partout : des soupes comme par ici, aux légumes rôtis comme par là, en passant par salades comme celle-là. Cette année, il dompte l'amertume des feuilles de roquette et réveille l'arôme des dernières fraises de la saison. Ajoutez à cela une poignée de noix de pécan, un filet d'huile d'olive et une pincée de fleur de sel et vous aurez là ma salade préférée du moment.

Salade de roquette aux fraises (d'après une recette de Mark Bittman)

Ingrédients
30 g  (2 petites poignées) de roquette
100 g de fraises coupées en fines tranches
1 poignée de noix de pécan
1 1/2 cuillère à café de vinaigre balsamique
2 cuillères a cafe d'huile d'olive
fleur de sel, poivre
Préparation

Mettre la roquette une assiette creuse, y disposer les fraise, puis le vinaigre et l'huile d'olive. Mélanger délicatement. Ajouter la fleur de sel et les noix de pécan, servir aussitôt.