Wednesday, July 8, 2015

Guide de survie alimentaire : l'édition papier !


Le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis est actuellement en cours d'impression imprimé ! Vous avez bien lu : en cours d'impression imprimé !! Je suis la première surprise de la tournure que prennent les événements car je ne pensais pas explorer la piste du livre papier avant 2016. Ce qui m'a poussée à me pencher sur la question, ce sont plusieurs demandes, concentrées sur quelques jours, pour cette version du guide. Les choses se sont ensuite précipitées lorsque Catherine Seisson, la propriétaire de la boulangerie La Baguette Magique à West Chester, a eu vent de mon projet : contre toute attente, elle m'a invitée à dédicacer mon livre le jour même de l'inauguration de son propre commerce, le 14 juillet prochain. Wow, merci Catherine !

Le livre paraitra donc le mardi 14 juillet et les premiers exemplaires seront vendus entre 14h et 16h à La Baguette Magique à West Chester (Pennsylvanie) lors d'une séance de dédicaces. Tous les détails sont ici. J'espère que vous viendrez nombreux !


Vous pourrez d'ores et déjà commander votre copie qui sera expédiée à partir du mercredi 15 juillet. Le prix du livre est de 14,99$ + 1,50$ de frais de port aux Etats-Unis, 3,50$ pour le Canada et 5$ vers la France et la Belgique. Utilisez le code "jolijuillet" pour 2$ de réduction jusqu'au vendredi 31 juillet à minuit (heure de l'Est). Suivez-moi également sur Facebook et Instagram pour la possibilité de gagner deux exemplaires du livre la semaine prochaine.

Je suis très fière de ce guide et j'ai vraiment hâte que vous le découvriez à votre tour. N'oubliez pas de consulter ce billet pour plus d'infos sur ce guide, télécharger un extrait et acheter la version électronique ! Merci de me contacter à estelle.tracy(at)gmail.com pour toute question au sujet du livre.

Tuesday, July 7, 2015

Scotland Bay : Enfer et Paradis

Imaginez une baie étroite avec les eaux aussi calmes qu'un lac,
Imaginez un décor de forêt tropicale vierge,
Vous êtes avec nous à Scotland Bay.



Si l'on fait abstraction des quelques vestiges de l'ancien bootcamp des militaires américains recouverts de végétation,  on a vraiment l'impression d'être au bout du monde sur une île déserte et sauvage.
Mr Stevenson a dû séjourner ici pour y écrire son fameux roman. Le trésor serait-il à Scotland Bay ? Sir Stevenson étant écossais,  tenons nous une piste ??
En fins limiers, nous avons cherché et il ne nous a pas fallu longtemps pour trouver la richesse, le trésor de cette baie.
Que ce soit du bateau au mouillage ou lors de balades à terre, la nature bouillonne de couleurs.
Des fleurs tout d'abord par centaines de toutes formes et de toutes couleurs : des orchidées,  des heliconias...
Qui dit fleurs dit papillons.  C'est la première escale où nous en voyons autant et une telle variété de forme et de taille, de vrais arc en ciel volants.  Notre préféré l'Empereur ou Morpho bleu, un des emblèmes de Trinidad. Malheureusement trop farouche pour se laisser photographier nous ne pouvons partager ces rencontres avec ce papillon géant bleu turquoise.


Les oiseaux ne sont pas en restent point de vue diversité et camaïeux de jaunes, bleus, verts... Eux aussi jouent les divas. "Observez moi à loisirs mais vous ne pourrez ni m'approcher ni me photographier".
Un vrai décor originel.  On a l'impression que l'on va y croiser Adam et Eve autour de leur pomme.
A défaut de créature biblique, nous avons eu le privilège d'entendre les célèbres singes hurleurs.
Jusqu'à ce matin de juillet, on en était à se demander si ce n'était pas une légende ou au mieux une espèce unique à voir dans les parcs et autres zoos des environs.
Nous n'oublierons jamais ces cris rauques émanant de la forêt à quelques mètres de Ti'Amaraa au petit matin. Difficile de décrire ce râle entre rugissement et brame.
Au travers de cette végétation,  nos imaginaires stéréotypés ciné s' attendent à voir sortir un Godzilla ou un acolyte de Jurassic Park. Observer un groupe d'une petite dizaine de primates dans leur milieu naturel en direct des jupes de notre bateau restera un moment inoubliable. Juste magique ! Encore un bonheur simple offert par Dame Nature. Merci pour le cadeau.




Côté Mer on est un peu moins à la fête.  En effet, nous sommes dans un bassin tropical en saison des pluies, l'eau est verdâtre et est chargée de sédiments. Il y a bien quelques tortues et des bancs par centaines d'alevins attaqués tous les soirs par des sabres agressifs mais ce n'est pas ce qui fait le plus le charme de ce mouillage.

Il y a aussi une autre raison qui fait que l'escale est peu propice à la baignade : les déchets.  Malheureusement, le lobby écologique n'est pas arrivé jusqu'à Trinidad. Ici on consomme d'un bateau,  on pique-nique sur une plage et tous les dechets sont laissés là ou jetés à la mer.  Suivant les effets de marée,  il nous est arrivé de voir dériver dans la baie des canettes,  des bouteilles plastiques ... et on ne vous parle pas de certaines plages...


Si on a décrit jusqu'ici le paradis, il n'existe en fait que 5 jours sur 7. Non pas que cette belle nature parte en week-end,  c'est juste l'homme (avec un très petit h) qui l'est lui en repos.
Et justement fini le repos.
Nos bateaux à l'ancre deviennent les bouées de régate de jet skis sur-vitaminés.
La jeunesse dorée "trini" débarque à grand renfort de vedettes puissantes où la consommation de carburant et voisine de celle de boissons du bord. Ça rigole, ça se baigne. Ils sont plutôt marrants à regarder ... faute d'oiseaux.
Mais ces journées là virent à l'enfer lorsque les bateaux "boite de nuit" viennent mouiller l'après midi. Pas un mais 3 se disputent le marché.  Musique à fond, Bière à gogo.  C'est la guerre , leurs armes : des milliers de watts et des heures d'hurlements. Une cacophonie qui vire à l'insupportable quand il est temps pour nous de nous coucher. Et ça dure, ça dure ... Boule Quies obligatoires jusqu'à 4 heures du mat.



Vous en conviendrez il y a bien 2 mondes dans cette baie.
Enfer et Paradis. Tout vaut le coup d'être vécu au moins une fois.
Pour nous la décision est prise on va rester une semaine de plus ... enfin jusqu'à vendredi car le week-end prochain on va aller tester un mouillage plus éloigné de la "ville ".

L'Enfer serait-il une pure création de l'homme ?
Sans lui, c'est juste le Paradis.



Wednesday, July 1, 2015

Arrêt au stand


"Fin juin  sera consacré à la maintenance de Ti'Amaraa à Trinidad" avions-nous dit. Nous avons tenu parole.
Nous avons vraiment le sentiment d'être au meilleur endroit de la Caraïbe pour ce type d'activités.  Tous les corps de metier sont présents,  disponibles, ponctuels,  rapides, sérieux ... et moins chers qu'ailleurs. Tout est environ 30% à 50% moins cher que dans les Antilles françaises. 

Nous avons vécu une quinzaine active d'abord sur bouée devant le chantier puis à terre.
L'amarrage sur bouée est secure. Simon, le gestionnaire souriant a tout mis à neuf et propose la nuit pour 5 us$.

Nous avions pris rdv depuis plusieurs semaines chez Powerboats pour le grutage.
Dès notre arrivée (10 jours avant le grutage), nous avons échangé avec le responsable de la partie cata car leur chariot ne nous semblait pas adapté à notre bateau. N'ayant effectivement jamais sorti de Lagoon 39,  Don est venu au mouillage vérifié et côté notre Ti'Amaraa pour s' assurer et nous assurer que tout allait bien se dérouler. 
Le jour prévu, nous nous présentons dans l'étroite darse par un bon vent de travers (25 nds). Le Cap vise pour aligner nos étraves dans les 2 berceaux. Impec ! Le tour est joué,  il ne reste plus qu'à positionner les plateaux sous la nacelle et soulever le pépère. Et ce qui devait arriver arriva.  Le dessous de notre nacelle tout en design et en courbe, certes d'une efficacité redoutable pour passer la vagues,  reste un casse tête pour Don habitué aux nacelles de forme rectangulaire.  Impossible de lever Ti'Amaraa.  Il y a des fois où l'on se dit que l'on ne devrait suivre que son instinct... Bref ...
Don s' excuse, il n'y arrivera pas.
Ok mais on fait quoi nous au milieu de la darse ??
La seule issue pour caréner à Trinidad est le chantier Peake, voisin et farouche concurrent de PowerBoats mais qui possède le seul lift capable de soulever des multicoques.
Hors de question de rester en plan,  on demande à Powerboats de les appeler pour nous "pistonner". On sent bien que ça leur coûte : un de perdre un client et deux de le faire savoir.
Malheureusement l'heure et le vent ne sont pas aux sentiments...

Coup de bol un Lagoon 380 vient de se désister. 
Peake jubile et peut nous prendre sous une heure. Pour eux aussi c'est leur premier Lagoon 39.
En moins d'une heure tout est réglé. Merci à notre bateau copain Marie Galante pour le "water taxi" entre les chantiers pour les paperasseries et pour le reportage photo.

Donc au final :
Extraction du maudit chariot
Reprise d'une bouée pour une heure
Pas de bouées de Simon disponibles
Négocier avec l'autre gestionnaire  qui veut nous faire payer une journée complète alors qu'on reste 1 heure.
Re manoeuvre dans une nouvelle darse
Et tout ça. .. avec re 25 noeuds...
Il y a des jours comme ça.

Enfin, on amarre, on cale avec l'aide de 4 techiciens de Peake qui nous attendent aux 4 coins du cata. Tout est nickel. Le top du top 2 gars filent à l'eau et verifient en plongée le passage des sangles sous les coques pour être certains de ne rien abîmer.  Waouuu du jamais vu !
Certes la prestation chez Peake est un peu plus chère que chez Powerboats mais force est de constater que ce n'est ni le même matériel,  ni le même niveau de services.  Et cela ce confirmera pendant notre semaine à terre (sanitaires, laverie, assistance technique...). 

Reprenons au grutage :
Non sans une petite boule au ventre, nous observons notre Ti'Amaraa s' élever doucement dans les airs pour la première fois après 14 mois de baignades au long cours.
Malgré la transat et les mois dans les tropiques,  l'antifouling est en assez bon état.
Encore une fois merci à l'équipe de préparateurs de notre concessionnaire Lagoon : Chemins d'Océans !

Les passages du waveblade par le Cap avant et après la transat ont aussi permis d'avoir cet état de surface boue/algue sans coquillages ou autres concrétions. Et ce sans abîmer l'antifouling ! On recommande encore une fois cet outil dans la liste du bord d'un bateau de voyage. 

Un ponçage léger,  un épargnage et les 2 coques ont pu recevoir leurs 2 couches d'antifouling.
Sur les conseils d'Alain, spécialiste nautique et préparateur,  nous avons doublé,  triplé ... enfin sacrément accentué les couches d'antifouling aux étraves et au niveau de la ligne de flottaison.  Ceux sont en effet ces zones qui souffrent le plus entre les frottements et les UV. Résultats au prochain carénage... 

En complément de la longue "to do list" classique d'un carénage, voici quelques aménagements/améliorations apportées à notre monture :

- Nous avons changé les assises des balcons avant. Livré avec des sièges en contre plaqué marine, nous avions un doute sur la longévité compte tenu de la couleur noirâtre que prenait les planches. Ti'Amaraa possède à présent 2 belles assises en Teck assorties aux listons. Il a belle allure.

- Comme la règle du bord est de ne rien jeter ou gaspiller,  les "vieilles" assises ont été découpées, poncées, assemblées, collées.  Elles sont recyclées en marches facilitant l'accès dans les fonds de cales avant et moteur. Cet aménagement nous semble fort utile voire indispensable car les cales sont profondes et exiguës. Une blessure est vite arrivée, foi de petit orteil du Cap

- On en avait parlé.  C'est fait ! Et bien fait! Après une prise de côtes hyper minutieuse (7h) et un boulot d'ajustement remarquable (3h), annexe et moteur ont un joli costume assorti au colori du bateau. Le "taupe" non ? 
Nous avons choisi la société Superb Canvas basée dans la zone technique de PowerBoats justement pour qu'ils puissent travailler tranquille sur notre annexe pendant que nous serions à terre. Shawn et son équipe ont été extras. Ils ont réalisé le boulot en un temps record. Ils n'ont pas non plus rechignés à deplacer leur technicien pour venir faire les ajustements chez Peake. Un service et une qualité de finition irréprochables ! 

- Nous avons aussi démonté en préventif le tuyau d'évacuation des WC proprio (qui nous avait joué un tour en transat après 8 mois de vie à bord). Bilan 7 mois plus tard : Nickel !!! On constatera un début de dépôt de calcaire uniquement dans les parties stagnantes de l'ensemble mais on est bien loin du bouchon. C'est une super bonne nouvelle ! Le traitement préventif trimestriel à l'acide acétique  doublé d'un meilleur rinçage à chaque utilisation se révèlent donc hyper efficaces. 
Nous maintenons tout de même dans notre gamme de maintenance cette opération annuelle.  C'est tout de même bien plus confortable de passer une matinée à travailler sur un réseau préalablement rincé et javelisé qu'attendre la panne.  Ayant déjà joué une fois et en nav en plus, pour nous c'est sans appel.

On vous fait grâce de la longue liste de tous les démontages de pompes (groupe d'eau, vidange de douche...). Ces équipements sollicités quotidiennement requièrent une attention particulière que nous avons estimée annuelle. 

Dernier point et pas des moindres.
Sur les conseils du capitaine de MilPat, Lagoon 450, qui a vu subitement son gennaker tomber à l'eau, la Cap a  hissé son Cap en haut du mât pour vérifier les points de ragage des drisses. Bien nous en a pris. La drisse du code zéro/parasailor était usée à plus de 50% au niveau du point d'amure. Il faut dire qu'entre la transat sous Parasailor et une utilisation plus que fréquente du code zéro,  elle a été sacrément sollicitée ces 14 derniers mois. On peut parler d'usure "normale". Rétrécie de 20 cm, un noeud de chaise tout neuf, et c'est reparti.
Petite astuce du Cap : le point de ragage a été enduit de graisse silicone pour atténuer la friction. Nous verrons bien s'il y aura un effet positif au prochain contrôle. 

Fatigués mais avec le sentiment du boulot accompli,  nous avons remis notre Ti’Amaraa à l'eau.
Nous avons tout fait par nous même. D'abord, nous n'avons pas les moyens de tout sous-traiter. Et puis surtout parceque nous souhaitons connaître notre bateau par coeur des dérives à l'anémomètre. On a pisté les reseaux, les vannes, les câblages...  Nous avons l'impression d'encore mieux connaître notre Ti'Amaraa à présent. 
Une chose est certaine, nous avons fait le bon choix. Le Lagoon 39 est idéal pour un voyage au long cours à 2. Il est suffisamment grand pour nous faire voguer en sécurité et suffisamment petit pour l'entretenir à 2. On vous garantit qu'à la fin des couches d'antifouling sur nos coques respectives on était ravis de n'avoir "qu'un 39 pieds".

Ce soir, nous vous écrivons en direct de Scotland Bay. Ancré dans un mouillage sauvage et paisible, nous avons troqué les bruits de lifts et de ponceuses pour le chant des oiseaux et les cris des singes hurleurs. 
Même le reseau 3G se met en vacances par ici. Donc pour les photos il faudra attendre un petit peu.

Il est temps pour nous de profiter de Trinidad qui semble si belle et si exclusive. 

Monday, June 15, 2015

Défi "37 chocolats" : introduction + premières revues !

Comme je vous l’expliquais dans mon dernier billet, je me suis engagée à déguster 37 chocolats américains avant mon 37ème anniversaire le 31 octobre prochain. L’objectif de ce défi ? Découvrir de nouvelles tablettes et montrer l'étendue de l'offre américaine en matière de chocolat. Regardez la vidéo qui suit pour plus d'information au sujet de mon projet ; vous y découvrirez notamment mon chocolat chouchou du moment, le chocolat Valrhona à 71% cacao que vous trouverez près des caisses des magasins Trader Joe's.


Les revues seront donc filmées et diffusées sur ma chaîne YouTube à raison de deux revues par semaine. Les premières vidéos mettront à l’honneur des tablettes de chocolat distribués dans les supermarchés américains pour permettre au plus grand monde de tester les chocolats évoqués. Par la suite, je m’intéresserai aux chocolats artisanaux dits "bean-to-bar" afin d’illustrer la richesse de la scène chocolatée américaine. Retrouvez les deux premières revues ci-dessous.

Revue No. 1 - Theo Dark Chocolate Salted Almonds


Notez qu'il est possible de visiter la chocolaterie Theo à Seattle si vous êtes de passage dans la région. Une remarque : le chocolat Theo est, comme me l'a fait remarquer Stéphanie, plus sec et moins fondant que le chocolat Lindt auquel je le compare dans la vidéo.

Revue No. 2 - Endangered Species Dark Chocolate & Blueberries


Les chocolats Endangered Species présentent un bon rapport qualité/prix. Les tablettes sont parfaites pour la dégustation quotidienne, les grignotages au bureau, en avion, en road-trips etc.


Ca vous a plu ? Si oui, n’hésitez pas à partager mes vidéos ! Rejoignez-moi sur la page Facebook du défi pour vos commentaires et partagez le nom de vos marques fétiches. A bientôt pour les prochaines vidéos !

Sunday, June 14, 2015

Sur la route de Grenade à Trinidad

Nous avions beaucoup lu sur cette route qui allait nous mener au plus près des côtes vénézueliennes.  Courants, vagues, Go fast et autres trafiquants de poudre, rien n'est épargné dans certains articles aux voyageurs en quête d'informations...
Nous avons appris à nous méfier de "radio ponton". Nous avions aussi des échos très positifs de Trinidad & Tobago. 
Une belle fenêtre météo a fait le reste.

Nous voilà donc lancés à la tombée de la nuit pour une nav de 85 nm qui devrait nous conduire au petit jour devant les côtes de Trinidad. Nous avions prévu 15 à 16 heures de nav. Nous n'en mettrons que 14 par un bon vent de 20/25 nds variant entre 60° et 90°.
Seul un grain est venu mettre un peu d'adrenaline avec des rafales subites à plus de 40 nds en pleine nuit et un run à plus de 9 nds pour notre cata. Heureusement cela n'a pas duré. Nos 6 noeuds de moyenne avec une navigation confortable nous suffisent amplement.



Alors, nos impressions sur cette fameuse route ???

1ère constation :
Beaucoup de bateaux voisins au mouillage à Grenade ont fait la même lecture météo que nous.  On a l'impression de vivre un départ de régate. C'est amusant de voir tous les équipages se préparer entre dernieres courses de frais, débarquement des poubelles ... une vraie vie de village. 

2ème constatation :
Il n'y a pas 50 caps à prendre pour viser l'entrée de la baie de Chaguaramas.  Résultat des courses tous les bateaux se suivent. Notre trace et les échos AIS des voisins sont telle une mère cane avec ses petits.
Seule la comparaison est sympathique.  Sur l'eau, de nuit, c'est une attention permanente. Ça navigue serré !
Et pour couronner le tout pendant un de ses quarts le Cap a eu droit à un bateau sans lumière,  sans AIS ... une ombre noire dans le noir.
Génial !...
A priori, en déboulant sur lui on a reveillé ce capitaine et il a immédiatement allumé ces feux de nav. Quelle inconscience !!
Surtout que nous avons croisé aussi beaucoup de gros, de très gros cargos et supertankers, il n'aime pas la vie ce gars, c'est sûr. Ou peut être avait il trop écouter "radio ponton", craignait de  mauvaises rencontres et voulait passer discrètement ?
Bref...

3ème constatation :
Pas un go fast,  pas un bateau louche, pas de pirates à l'horizon.
A l'inverse, un accueil chaleureux des pêcheurs au petit jour à l'arrivée sur les côtes.
Comme pour St Vincent ou la Dominique,  nous ne pouvons confirmer les mauvaises rumeurs.  Pour nous : RAS




Ah pardon, on oubliait ... nous avons tout de même été pris en escorte par une bande de locaux forts amicaux : un banc de plus de 50 dauphins. En 14 mois de nav, nous n'en avions jamais vu autant.   Des gros, des bébés tous ont joué pendant de longue minutes avec Ti'Amaraa alors que le soleil se levait sur la côte découpée de notre nouvelle escale. On ne s' en lassera jamais ! Merci les loulous !



4ème constatation :
L'entrée dans la passe nommée Boca del Mono à 6 heures du matin est magique. Les oiseaux nichés dans la forêt alentour sifflent à tue tête. Les pélicans piquent devant les étraves pour pêcher leurs petits déjeuners iodés.




Des effluves de fleurs et de végétation tropicales embaument nos narines.
La fatigue de la nuit de quarts s' envole.
Des années que l'on entend parler ou que l'on lit des articles sur "la Mecque des bateaux de voyage", et nous y sommes. Cette entrée restera un moment fort pour nous 2.




Bien sûr le mouillage dans la baie de Chaguaramas est moins glamour. Nous sommes dans une zone technique et c'est le jeu. Ceci dit on a connu bien pire.


Petit conseil : arrivez de bonne heure pour récupérer une bouée (5$ us/nuit). La zone pour mouiller est très réduite, assez profonde et le vent même faible est tourbillonnant. 
Nous sommes donc en place sur bouée pour préparer le bateau en vue du grutage dans quelques jours.  Nous avons eu un RDV avec Don, le responsable de PowerBoats.  Tout semble hyper pro. Il est de plus passionné de catamaran. Il en a construit 3. Il nous a réservé un accueil personnalisé avec entretien dans son bureau pour tout caler. Quel service ! Ti'Amaraa sera le 1er Lagoon 39 gruté dans ce chantier mythique de la Caraïbe !!
Serions nous le premier 39 à tremper nos coques par ici ?

Pour finir dernière information pour les navigateurs qui comptent venir à Trinidad. 
Respectez bien la procédure un peu fastidieuse et longue qu'impose l'immigration et les douanes.
Venez faire les clearances dès votre arrivée et ce avant 16h pour ne pas avoir à payer de frais supplémentaires. 
Prévoyez de quoi vous occuper.  Nous avons passé 2h30 dans les bureaux. Vous vous rappelez des canetons de notre histoire... et bien nous nous sommes tous forcément retrouvés en même temps au même endroit pour la même et seule officier d'immigration.
C'est sympa : il y a des chaises, CNN qui tourne en boucle sur la télé, une clim qui vous congèle sur place. Que du bonheur ;-)
Aussi reperez bien votre "place" dans le tas d'homonavigatus dont la patience diminue proportionnellement aux heures qui s' égrenent... car lorsque l'officiel dit "next" ... c'est un peu la panique... voire le pugilat. 
L'opération se renouvelle aux douanes mais ça passera beaucoup plus vite.
C'est long,  pointilleux,  rébarbatif, pas forcément souriant mais ça ne nous a coûté que 9$ us pour 3 mois de visa.
Si on ne respecte pas les délais,  l'ordre et les heures la facture est plus lourde. Certains bateaux en ont fait les frais.

Allez, on file... on parle, on parle...c'est pas tout ça mais la vie de chantier commence !!
Bye

Sunday, June 7, 2015

Escapade à l'île aux épices

Surnom non usurpé,  Grenade fleure bon la muscade, la cannelle, le bois d'Inde ... Chaque balade dans l'intérieur des terres est un enchantement pour tous nos sens.


Nous y retrouvons les panoramas de forêts tropicales tant appréciés en Dominique. Les balades à terre sont escarpées mais offrent des points de vue et des pauses pique-nique rafraîchissantes aux pieds des cascades.


Nous avons aussi découvert le parcours de la noix de muscade. Et oui, Ducros avec ses petits flacons de poudre aux bouchons colorés (vous voyez le rayon,  n'est ce pas ?) n'est que le dernier maillon d'une longue chaîne.
Au départ un arbre, le muscadier et un fruit qui a maturité permet aux exploitants d'extraire le noyeau, le faire sécher,  retirer la coque noire. Ce n'est qu'après que l'on obtient les noix à raper. Et on vous garantit que ce n'est pas le même parfum que nos fioles ! Il se décarcasse pas tant que ça le père Ducros.


Si le tourisme est la seconde source de richesse de l'île,  c'est l'agriculture qui a la palme. Malgré tout,  l'importation de produits en tous genres bat son plein et le manque de moyens se fait sentir même dans les grandes villes.
Les passages des cyclones Ivan & Emily ont laissé des stigmates qui ne sont toujours pas réparés à certains endroits plus de dix ans après.


Mais il ne faut surtout pas s' arrêter aux maisons délabrées. L'escale faut le coup.

Avant tout il ne faut pas rater la baie la plus tranquille du secteur : Tyrell Bay à Carriacou.  Stop idéal pour couper la nav en arrivant des Grenadines de Saint Vincent,  pour visiter cette petite île charmante et aussi pour faire les formalités d'entrée. Un bureau douanes et immigration est à present dans les locaux de la marina. Beaucoup moins bookés que leurs collègues de Grenade c'est un bon plan pour faire les clearances valables pour Carriacou,  Petite Martinique et Grenade.

La navigation entre Carriacou et Grenade a été couronnée par 2 beaux thons rouges en pêche à la traîne.  Malheureusement après avoir bataillé plus d'une demi heure,  nous avons vu notre première prise se faire croquer par bien plus gros à quelques mètres de nos jupes...Gloupsss...



Nous avons eu plus de chance à la seconde touche. Nous nous sommes régalés pendant des jours de cette chair au goût inégalable.


Renseignements pris auprès des locaux, nous avons eu confirmation que des requins vadrouillaient dans le chenal au niveau de la remontée du volcan sous marin.  Pile où nous étions.  Si on y ajoute l'inspection des blessures/lacérations de  notre pauvre thon, on confirme que l'on a trouvé le site pour le remake des dents de la mer.

Une fois sous le vent de Grenade,  différents mouillages s' offrent aux plaisanciers.  Certains dans la réserve marine seraient réglementés et sur bouées payantes ?... Ayant passé notre chemin, nous ne pouvons confirmer.
Nous avons fait une courte escale à Grand Mal Bay. Le site en lui même ne vaut pas le détour. Cependant,  on peut y laisser tranquillement le bateau à l'ancre et faire un rush en annexe à la pointe Molinere. Pourquoi faire ? Une séance snorkelling inoubliable sur des statues immergées dans une dizaine de mètres entourés de centaines de poissons tropicaux, oeuvres de l'artiste  Jason de Caires Taylor. "Vicissitude", cette ronde de 16 personnages se tenant la main face aux profondeurs est mondialement connue. Ce parc fut le premier au monde en 2006.




La représentation du Christ des abysses est très émouvante.
Ces statues que le temps transforment peu à peu en récifs coralliens sont aussi  un hommage implicite aux esclaves morts durant la traite. Nous rêvions depuis des années de nous retrouver nez à tuba avec ces oeuvres d'art. Nous n'avons pas été déçus.  Nous avons beaucoup aimé ce moment. Si le timing nous le permet,  nous remettrons la tête sous l'eau par ici un de ces 4. Et pourquoi pas en mode plongée car de belles épaves (dont le Bianca, ça ne s' invente pas!) attendent nos bulles...

Nous sommes ensuite restés quelques jours au mouillage de Ross Point en face de la capitale St Georges.





Cette halte nous aura permis de refaire un avitaillement intermédiaire.  Ohhh des supermarchés achalandés, des beaux et grands marchés,  cela faisait quelques îles que l'on n'en avait pas vu. Des fruits et legumes en abondance, le pied ! Et à des prix plus vus depuis longtemps longtemps longtemps. .. Cool... (3 aubergines pour 0.50€, tomates à 2€/kg...)

Enfin, les bus/taxis collectifs permettent de sillonner l'île pour 1€/ trajet / personne. (Nous dedierons un article spécial sur ce mode de transport...Faut vraiment que l'on vous raconte.)


Armés d'une bonne carte, nous avons pu visiter tout ce que l'on voulait en jumpant d'une ligne à l'autre : True blue bay, Prickly Bay, Grenville, Seven sisters falls ...



De belles escapades terrestres,
De bons mouillages,
Des grenadiens accueillants,
D'excellents produits frais,
Ne serait ce pas l'escale idéale ?
Et si on vous dit qu'ils font un excellent chocolat ?



Nous envisageons sérieusement de venir caréner ici l'année prochaine pour profiter d'une dernière escale rasta avant de se rapprocher de Panama...
Wait and see


Monday, June 1, 2015

Défi 37 chocolats


Je lis encore beaucoup de témoignages de Français qui disent ne pas trouver de bon chocolat aux Etats-Unis. Rien n'est plus faux ! Inspirée par mon amie Nicole qui a couru 50 km pour célébrer ses 50 ans, j'ai donc décidé de tester 37 chocolats produits aux Etats-Unis pour célébrer mon 37ème anniversaire le 31 octobre prochain (le jour de Halloween). Mon souhait est de vous faire découvrir de nouveaux chocolats favoris comme ceux des marques Theo, Twenty-Four Blackbirds, Dick Taylor ou encore Taza.

Vous pourrez suivre mes progrès sur la page Facebook du projet ainsi que sur mon compte Instagram (#37Chocolats). Les revues seront filmées en anglais, postées sur YouTube et relayées sur mon blog. Les sept premiers chocolats ont déjà été achetés, rendez-vous dans quelques jours pour les premières notes de dégustation. J’ai hâte !