Sunday, October 2, 2016

Là où on m'attendait


Dans la vie, il y a deux types de personnes : ceux qui savent depuis toujours ce qu'ils feront plus tard, et puis il y a les autres. Ceux ne savent pas ce à quoi ils sont destinés. Ceux qui l'ont peut-être su mais ne le savent plus. Ceux qui ne le savent pas encore. Et puis ceux qui ne le sauront jamais.

Partir à la rencontre de sa vocation n'est pas une tâche facile. Elle requiert discipline, persévérance, ainsi qu'une foi immense, en soi comme dans le monde. Les excuses ne manquent pour passer à côté de soi.

"Je n'ai pas le temps."

"Je manque d'argent."

"J'ai une famille."

"Je dois lancer une machine."

Je vous laisse insérer l'excuse de votre choix.

Mais il arrive un jour où on ne croit plus en ses excuses. Que faire alors, sinon remonter ses manches, serrer les dents et puiser dans ses ressources ? Armé de sa sa persévérance et de sa curiosité, on se met alors au travail. On s'entoure d'alliés : livres, amis, conjoint, groupe de soutien. Tous les encouragements sont bons à prendre.

La quête est longue. On avance, on tombe, on a mal, on sèche ses pleurs mais, à chaque chute, on se relève.

Et puis, un beau jour, alors qu'on baissait la garde, une petite voix se fait entendre. "Tu es là où tu dois être, à faire ce que tu es destiné à faire." Quand ce moment arrive, plus discret, qu'on ne l'imaginait, on dresse l'oreille. On est arrivé, enfin. La vie peut (re)commencer.

Il y a un an, un défi lancé sur un coup de tête a révélé ma passion pour le chocolat. Il y a d'abord eu 37 tablettes, en l'honneur de mon 37ème anniversaire, puis une 38ème et une 39ème... J'ai vite arrêté de les compter.

En janvier, j'ai commencé un blog au consacré au chocolat (www.37chocolates.com).

Au mois de juin, j'ai rencontré des producteurs de cacao péruviens.

Et puis, il y a deux semaines, Chris Thompson, le propriétaire de Philter Coffee, m'a invitée à former son personnel autour de sa sélection de tablettes. J'ai donc organisé une séance de dégustation et nous avons passé deux heures à partager nos impressions au sujet des tablettes. Entre les rires et les silences attentifs, j'ai entendu cette petite voix : "Estelle, tu tiens là la dernière pièce du puzzle."

La petite voix était si douce que j'ai failli ne pas l'entendre. Le chemin qui m'a menée là a été long et sinueux mais ça y est, j'y suis arrivée : je suis là où on m'attendait.

Thursday, September 29, 2016

Le "Squatty Potty": pour en finir avec la constipation !

Aujourd'hui je vais vous parler du "Squatty Potty" : un objet qui se veut plein de promesses pour vous aider à prévenir et soulager votre constipation.

Squatty Potty le marche-pied pour aider contre la constipation



Alors, qu'est-ce que le Squatty Potty? :

Tuesday, September 20, 2016

Demandez le programme

Quelle va être la route de Ti'Amaraa dans quelques jours ?


Pour une fois, nous avons décidé de parler de la navigation avant de l'avoir réalisée et de vous faire un débrief une fois arrivés. 
Aurons nous pris les bonnes options ?
Y a t'il un gap entre la littérature et le réel ?
Cette région est-elle si spéciale qu'on le dit ?

Ces miles mythiques à venir revêtent une certaine importance à nos yeux.

Tout d'abord géographiquement.
27 mois que nous voguons d'îles en îles. Depuis juin 2014 et notre départ de Rabat, nous n'avons plus touché de côtes continentales. C'est d'autant plus crucial que ce sera une première sur le continent sudaméricain. 
Paradoxalement, pendant nos années terriennes de voyageurs by plane, nous avons délaissé la partie sud de ce continent. Étrange... 
La culture, l'histoire, la langue, la gastronomie nous attirent pourtant. 
C'est donc avec Ti'Amaraa que nous allons inaugurer ''la zone'' en faisant escales en côtes colombiennes. 


D'un point de vue nautique, il s'agit aussi d'un point angulaire de la route des alizés. 
Certains appellent même le coin : Le Cap Horn de la Caraïbe. 
Engageant comme sobriquet,  vous ne trouvez pas ?
En pratique,  beaucoup de bateaux sont passés avant nous sans encombre, et même dans l'autre sens.
Bien qu'étant dans le sens du vent et normalement de la mer, d'après nos lectures, il y aurait des règles à respecter. Faute de quoi, le mauvais quart d'heure est assuré. 
Nous avons donc dessiné notre cyber-chemin et défini les heures de départ pour être aux meilleurs moments de la journée dans les fameux recoins tordus.



À présent que la saison des orages se calme sur la Colombie,  nous commençons à regarder sérieusement les prévisions météo en quête de la bonne période. 
Idéalement, il nous faut du vent, sans trop, peu de houle résiduelle en mer des Caraïbes et une période assez sèche. La pluie peut compliquer la fin de la route. 

Notre route se décompose en 3 étapes:

1- Le Cabo de Vela :
Après la Punta Gallinas, le point le plus septentrional d'Amérique du Sud, se présentera à nous ce fameux Cap tant craint.
C'est ici qu'en 1499, Alfonso de Ojeda, compagnon de Christophe Colomb, accompagné du cartographe espagnol Juan de la Costa, du navigateur florentin Amérigo Vespucci et de Alberto Da Silva en cuisine (non, on déconne...:-)))) , foula pour la première fois le sol des Amériques. 
Comme nous !!! Si Alfonso et ses potes l'ont fait...alors, on devrait y arriver.


Le Cap de la voile en traduction littérale, il ne peut être que fait pour nous et notre catamaran. 

Juste pour l'histoire: ce serait grâce au prénom de baptême du comparse italien l'on aurait choisi le nom du continent. 
On vous voit relire plus haut pour le chercher ;-)
Et oui, Amérigo.
Allez, fin de la parenthèse Histoire/Géo.

Pour affronter ses courants et sa houle, il y aurait deux règles. Les guides anglophones recommanderaient de passer au plus près des côtes pour avoir le moins d'effets contraires. En revanche, en version française, il est plutôt question de contourner vers le nord puis de passer le cap au large par le nord-ouest. 
Qui suivre ?
On va se le jouer à la rugbymen toulousains, on fonce tête la première dans la mêlée.
Nous ferons donc une route directe de Curaçao. Environ 200 nm nous attendent pour cette première étape.  En partant au petit matin de Westpunt,  nous pointerons nos coques aux portes du Cabo de Vela le lendemain matin. Il nous semble plus sage de négocier cette partie de jour et aussi d'avoir toute la journée devant nous pour pouvoir adapter notre route si nécessaire. 
Le mouillage est possible à l'abri du Cap. Nous passerons donc notre première nuit sudaméricaine près des plages du petit village, éponyme du cap, de 1500 habitants réputé pour être le plus populaire de la région Guajira.
Aurons nous envie de descendre à terre après 36 heures de navigation ?

2- Vers Santa Marta:
La région est reconnue pour son vent rafaleux pouvant être particulièrement fort. En effet, nous serons dans l'unique coin de la Caraïbe où l'on peut naviguer sous 30 degrés celsius en admirant les sommets recouverts de neiges éternelles de la Sierra Nevada, la plus haute région montagneuse de la Colombie. Les pics Simon Bolivar et Christophe Colomb, tout proche, culminent à plus de 5 800 mètres.


Waouuuuu la neige !!!
Depuis combien de temps ne l'avons nous pas vue ?
Le panorama doit être saisissant vu d'en bas.
On comprend bien l'effet que la combinaison altitude/froid/côtes/eau chaude peut provoquer sur les conditions de navigation.
Quel sera notre ressenti au réel ?
L' émerveillement l'emportera t'il sur l'adrénaline ?

Nous pensons faire des pauses dans les mouillages protégés des célèbres cinq baies du Parc National Tayrona, du nom de cette civilisation parmi les plus avancée de la préhistoire amérindienne installée dans cette région.


L' arrêt vaut le détour, paraît-il. Il est donné pour être le plus bel endroit de la côte atlantique. En plongeant dans l'océan,  la Sierra Nevada a formé des sortes de longues criques au relief accidenté et aux particularités écologiques singulières, baignées de courants marins glacials.
Pour les ploufs, on verra... Enfin, pour la Cap', c'est tout vu.
Quant à Santa Marta,  le vent y serait rafaleux, le mouillage restreint et la marina chère.
La ville est toutefois belle et accueillante.
Soit nous trouverons un trou de souris pour planter notre ancre le temps de se reposer un peu,
Soit nous tracerons vers le port suivant Puerto Velero où une place et nos interlocuteurs pour les formalités nous attendent.
On découvrira Santa Marta par la route plus tard. Il est certes possible de faire ses clearances ici. Cependant, si l'on est au mouillage il faut mandater un agent, qui facturerait sa prestation plus de 100€ tout de même. Les marinas ont les autorisations pour jouer le rôle d'agents et la facture serait moins salée. Nous avons prévu de gérer l'ensemble à notre arrivée à Puerto Velero.

3- Barranquilla :
Avant d'arriver au port, une dernière épreuve nous attend. À Bocas de Ceniza se jette dans la mer le plus long fleuve de Colombie, le Rio Grande de la Magdalena.
1 558 km parcourus tout de même !


Certaines tribus indiennes l'appellent Guacacallo: la Rivière des tombes. 
Gloupsss...
Elle est toutefois surnommée ''la ligne de vie de la Colombie '' du fait de son parcours à travers le pays créant une voie de transport maritime unique à l'époque. Sa vallée est le siège d'une forte activité économique aujourd'hui. 
On préfère ce surnom. Allez savoir pourquoi.

Surtout si des pluies ont eu lieu dans les terres, le débit déjà fort engendre à l'embouchure des conditions rock'n roll. 


Si ce n'était que les remous, on pourrait presque trouver cela anodin compte tenu de la largeur à traverser. Le danger est ailleurs. Il est dans les troncs d'arbres et autres résidus que Miss Magdalena charrie jusqu'à la mer. Une fois de plus d'après nos lectures, on navigue sur une eau turbide aux teintes boueuses. D'où l'importance de passer l'embouchure de jour et de redoubler de vigilance pour éviter d'endommager un safran ou une hélice.
La généreuse Magdalena dépose aussi plus deux millions de m3 de sédiments par an dans son estuaire.  Autant dire que le chemin est mal pavé. Les bancs de sable ne sont bien sûr pas cartographiés.
Ce serait trop simple.
Barranquilla est un important port industriel. Nous allons donc aussi croisé un fort trafic entrant/sortant. 
Ce sera tout ?
Nous avons donc opté, comme beaucoup pour un départ de l'escale précédente de nuit afin d'arriver aux aurores dans la gueule de la louve. À priori Magda, la sauvageonne, ne serait pas du matin. Et nous, nous aurons plus qu'à ouvrir grand les yeux et zigzaguer parmi tous ces éléments. 

Chemin faisant,  Ti'Amaraa et son équipage arriveront ainsi dans leur marina pour plusieurs semaines de repos bien mérité. Notre dernière halte à quai date de janvier dernier à Pointe à Pitre.
Neuf mois de mouillages, neuf mois de sel, sable et poussières accumulés sur notre cata malgré notre entretien régulier.
Ti'Amaraa, tiens toi près pour une bonne douche.
Mr Karcher est demandé sur le pont.

Vous savez, à présent, où nous trouver dans quelques jours.
Rdv de l'autre côté pour la réponse à toutes ces questions en suspend.
Mais pour le moment,  on va rester bien à l'abri dans le lagon de Spanish Water car une dépression est annoncée par chez nous dans quelques jours.
On va surveiller ça de près.

Jolies couleurs


Les toilettes, on en parle aussi sur Ti'Amaraa

Forts d'une utilisation journalière depuis plus deux ans de cet équipement fort pratique au demeurant, nous venons vous faire un bilan sur son utilisation et surtout sa maintenance préventive.



Si nous avions eu ces informations avant de partir, cela nous aurait  évité quelques déboires !
Pour ceux qui suivent régulièrement le blog, ils connaissent déjà l'histoire survenue en transat !!
Pour les petits nouveaux, l' histoire de M.... est à la fin de l'article suivant :
Cliquez
ou
http://tiamaraa.blogspot.com/2014/12/le-off-de-la-transat.html?m=1

Patauger dans des eaux douteuses en mode urgences, on a déjà donné. Si on peut s'en passer, et vous l'éviter.

Équipement:
Toilettes électriques à eau de mer Référence: Quiet flush Jabsco

Les règles de bases :
1 - Mettre EXCLUSIVEMENT du papier toilette dans les toilettes! Ben oui, ça peut sembler évidemment mais nous avons eu trouvé des kleenex, du sopalin, du coton, divers papiers... Bref...
Le broyeur n'aime pas, mais alors pas du tout !

2 - Rincer... Bon sang! Rin-Cer !
C'est LE secret.
Au tout début, nous ne rincions pas assez.
Une petite pression sur l'inter...
Et hop!
Comme par miracle, le fruit de notre digestion disparaissait en quelques secondes.
Ni vu, ni connu.
Sauf que la potion sournoise n'en était pas pour autant évacuée. Restant bien cachée dans le tuyau, elle en profitait pour lier une alliance diabolique avec l'eau de mer et créer ainsi un matériau à faire pâlir un maçon, bien plus résistant que le béton.
Testé pour vous ;-)

Il faut donc évaluer approximativement le volume du tuyau d'évacuation et effectuer un rinçage au moins du double de ce volume à chaque utilisation.
Dans le cas d'un Lagoon 39 (toilettes propriétaire), nous avons calculé les volumes exacts de tuyaux et le total s'élève à 3 litres.
Nous partons du principe que cela équivaut à deux cuvettes pleines (et même pour un petit pipi...)
Une fois cette consigne respectée, plus de béton dans le tuyau !
Re - Testé pour vous ;-)

3 - Ne pas mettre n'importe quel produits d'entretien :
Éviter les produits chimiques trop corrosifs.
Cela nous a coûté un corps de pompe... car ça attaque le ressort du presse étoupe.

4 - Réaliser la maintenance ci-dessous au moins une fois par an.

Depuis que nous respectons ces règles, nous n'avons plus jamais été emm...ennuyés ;-)

Avant toutes choses, rincez longuement tout le circuit à l'eau douce et terminez avec un peu d'eau de javel diluée.
Il est tout de même nettement plus agréable d'avoir l'impression d'intervenir dans un local piscine que dans une fosse septique.
Ensuite, on va démonter pour vérifier l'absence de dépôt à l'intérieur du tuyau d'évacuation et aussi nettoyer l'ensemble dont le clapet anti-retour.
En général, après un an, il n'est pas rare de trouver un léger dépôt dans les coudes et clapets. Afin de bien nettoyer avant remontage, nous appliquons et laissons agir de l'eau de javel. Sur un faible résidu, cela fonctionne très bien.

Voici la procédure de démontage en images:

1 - sortir la cuvette du socle


2 - désaccoupler le corps de pompe du siège de cuvette


3 - dévisser le broyeur à l'aide d'une clé à cliquet ou à pipe et d'un gros tournevis pour bloquer l'axe de la pompe


4 - retirer délicatement le couteau du broyeur



5 - démonter la volute de la pompe en dévissant la vis de blocage


6 - graisser à la graisse silicone le corps de pompe afin qu'il coulisse parfaitement dans le siège de la cuvette.


7 - graisser à la graisse Belleville graphitée (résistante à l'eau de mer) le presse étoupe et à la graisse silicone le joint torique

Avant 


Après 

8 - graisser à la graisse silicone le joint du siège de la cuvette


9 - remonter le tout

Et ainsi, comme disait PPD,  vous pouvez reprendre une vie normale...
...  et le cours de votre digestion.
C'est reparti pour un an de bon et loyaux services tant appréciés.

Saturday, September 17, 2016

Mon histoire : colon irritable, candidose, SIBO, leaky gut

Vous avez été très très nombreux à m'envoyer vos témoignages, votre histoire, comment vos douleurs et symptômes ont débuté, comment vous le vivez, comment vous essayez de vous en sortir au quotidien.

Vos témoignages, je les lis avec la plus grande attention.

Je vous avoue : j'en ai à chaque fois les larmes aux yeux.
Car tant de souffrance, tant de bataille à mener pour retrouver la santé perdue, tant d'errance avant de trouver la solution.

Je vous précise d'ailleurs que chacun de vos témoignages sera publié dans le courant des prochains mois sur ce blog !
Pour que tout le monde puisse se reconnaître dans l'histoire de l'autre, mais aussi apprendre des erreurs ou au contraire des bonnes expériences d'autrui : ce qui est une mine de richesse !


SIBO colopathie fonctionnelle candidose leaky gut Guérir son colon irrité


Aujourd'hui, dans ce post, ce n'est pas vous qui allez témoigner et raconter votre histoire.

Mais moi, Isabelle, auteur du blog https://vivreavecuncolonmalade.blogspot.fr/ qui vais témoigner et vous raconter la mienne, ma propre histoire qui a fait que je suis tombée malade il y a 4 ans.

Car au cours de cet été, Noukapi du blog http://noukapiglutenfree.fr/ m'a contacté via la page Twitter du blog pour me demander de témoigner et raconter mon histoire sur son blog.

Et bien évidemment, je ne pouvais qu'accepter et répondre positivement à sa demande.

Ainsi, je témoigne et je vous raconte mon histoire. Comment je suis tombée malade, comment tout a commencé : mes brûlures d'estomac, ma colopathie fonctionnelle, ma candidose, mon SIBO, ma perméabilité intestinale, mes intolérances alimentaires, les médecins, les médicaments... .

Et comment au final je m'en suis sortie. Asseyez-vous confortablement, voici mon histoire :

Thursday, September 15, 2016

Genèse d'une couverture de livre


Dans beaucoup d'esprits, le processus créatif s'apparente à un voyage en avion : une ligne droite qui relie un point de départ à une destination. On connait l'heure d'embarquement, on a une bonne idée de celle de l'aterrissage et, à quelques turbulences près, le voyage se fait sans grande surprise. Dans les faits, le processus créatif ressemble plus à un road trip dans lequel on s'embarquerait sur un coup de tête, avec une vague idée seulement de la destination. Le chemin lui-même est riche en surprises et en détours  mais, à l'arrivée on goûte à la satisfaction d'avoir vécu une belle aventure. Comme dans le cas d'un vrai road-trip, le créateur puise son plaisir aussi bien dans le voyage que dans sa conclusion.

J'ai une vraie fascination pour le processus créatif. C'est un vrai bonheur pour moi de visiter un studio d'artiste, ne serait-ce que pour apprécier que le chemin vers la création n'est pas linéaire. Aujourd'hui, j'ai donc décidé de partager le chemin entre le moment où j'ai décidé de retravailler la couverture du guide de survie et celui où j'ai déclaré le projet bouclé. J'espère que, vous apprécierez vous aussi le chemin que l'idée a parcouru et, si d'autres auteurs comme moi font le choix d'auto-publier, je serais ravie de partager dans un qutre billet quelques conseils pour mieux appréhender le processus de collaboration avec d'autres artistes.

Enjoy the ride!

Juin 2015 : création de la première couverture 


En mai 2015, à la demande de lecteurs, je décide de faire imprimer mon guide. J'ai une idée très précise de son format (brochure, pour qu'il puisse glisser dans un sac à main) et de la qualité du papier (lisse et brillant, pour qu'il puisse résister aux lectures répétées en cuisine) mais je ne sais pas à qui m'adresser. Par le plus grand des hasards, mon chemin croise celui d'une imprimerie alors que je vais récupérer ma voiture au garage. C'est dans cette petite imprimerie que seront imprimés mes guides quelques semaines plus tard.

Le mois de juin est alors consacré à de nouveaux cycles de relecture et de mise en page. La date de sortie du guide étant fixée au 14 juillet, je n'ai pas le temps de travailler avec un illustrateur/graphiste pour la couverture du livre. Je créée donc la première couverture du guide sur Canva pendant la sieste de mes filles : je veux quelque chose de très coloré pour attirer l'attention des visiteurs lors de ma séance dédicace à La Baguette Magique.

Quand on tient compte du fait que je ne suis pas graphiste, la première couverture n'était pas trop mal. Très vite, pourtant deux problèmes se posent :
  1. La photo ne capture pas l'intégralité du contenu du guide.
  2. Le rouge est une couleur très difficile à capturer en photo. Pour quelqu'un d'actif sur Instagram qui comptait sur la plateforme pour faire connaitre le livre, cela a constitué un problème.
Dès juillet, l'idée de retravailler la couverture du livre commence à germer.

Juillet-Septembre 2015 : identification de l'artiste

Parmi les nombreux artistes que je suis alors sur Instagram, il y a Christina Hart de Wild Hart Paper Co. J'adore son style féminin et épuré, ainsi que sa graphie élégante que je rêve d'incorporer à mon travail. Fin juillet, je lui demande donc un premier devis pour un tampon encreur "merci" pour personaliser les cartes qui accompagnent les commandes du guide. L'impact d'un tampon me semblant pourtant moins important que celui d'une nouvelle couverture, je la recontacte pour un autre devis, cette fois pour une illustration de couverture. Je la remercie et laisse l'idée faire son chemim.

Mi-août, grâce à l'article que le French Morning consacre à mon guide, j'entre dans mes frais et je dispose des fonds nécessaires pour financer une nouvelle couverture. Je recontacte Christina et nous nous mettons d'accord pour nous rencontrer début septembre.

Début septembre, coup de théâtre : Christina m'annonce sa décision de ne plus accepter de travail personnalisé pour se concentrer sur sa (très jolie) ligne de papeterie. Retour à la case départ.
Crédit photo : Wild Hart Paper Co.
L'idée de calligraphier le titre du livre ne me quitte pourtant pas. Je me rappelle soudain que Dan McShane, un artiste de ma ville,est aussi connu pour son travail d'illustration que de calligraphie aux accents vintage dont je suis fan. L'inscription "Kennett Square" sur ce sac qui me suis partout ? C'est lui. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? C'est décidé, c'est avec Dan que je veux travailler.


Le 8 septembre, je lui envoie une proposition de collaboration par e-mail. Les jours passent, aucune nouvelle. Je le contacte sur Instagram. Un e-mail de ma part ? Il n'a rien reçu. Je renvoie mon message, qui finit lui aussi dans sa boîte spam (merci Gmail), Nous prenons rendez-vous dans un café le 9 octobre afin de passer le projet en revue.

Précision de taille, Dan ne parle pas français. De plus, s'il a réalisé de nombreuses illustrations et logos, il s'agit là de sa première illustration de couverture. J'ai consicence de prendre un risque en travaillant avec lui mais voilà, il faut savoir vivre dangereusement.

Au café, je passe en revue l'intégralité du guide de survie. Je lui explique alors ma vision pour la nouvelle couverture : un titre calligraphié aux accents vintage et un élément qui rappelle l'Amérique des années 50, celle des milk shakes, des blousons en cuir et des diners. Pour moi, c'est la bouteille de lait en verre qui symbolise cette Amérique que j'aime et je lui donne carte blanche pour l'incorporer au design.

Avant de partir, je lui montre un exemple d'illustration dont il peut s'inspirer. Coïncidence, elle s'avère avoir été réalisée par l'un de ses artistes préférés. Je décide que c'est bon signe.


Octobre 2015 : réalisation des premiers croquis

Fin Octobre, Dan m'envoie trois croquis de titres calligraphiés.


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J'accuse réception des croquis et me donne 48h de refléxion (surtout ne pas choisir un croquis à chaud !), je choisis, avec l'aide de ma soeur, le croquis numéro 3. Bonne nouvelle, il s'agit du croquis préféré de Dan. Etape suivante : la couleur et l'inclusion de l'illustration.

Novembre 2015 : le choix de la couleur et de l'illustration

A partir du troisième croquis, Dan réalise deux ébeauches de couverture :


2
Nous progressons mais j'ai deux problèmes : le premier autour de la couleur, le second autour de l'illustration. Le bleu que Dan a choisi n'est pas du tout (mais alors DU TOUT) ma tasse de thé. Je recherche souhaite chose de plus féminin, sans être girly. D'autre part, et c'est bien là le plus gros problème, la bouteille de lait ne représente pas, là encore, toute la portée du livre.

Lorsque je montre ces deux brouillons à Jonathan, nous réfléchissons ensemble à un élément plus général qu'une bouteille de lait. La réponse me vient aussitôt à l'esprit : une assiette, bien sûr ! Le titre de l'un des livres de ma bibliothèque, Will Write for Food, repose justement dans une assiette.



Fin novembre, juste avant Thanksgiving, je reprends donc rendez-vous avec Dan pour le mettre sur la voie des nouveaux changements. Pour l'illustration, il voit où je veux en venir et je guette sa réaction en sortant Will Write Food de mon sac : son regard s'illumine, ouf, il est inspiré ! Pour la couleur, je lui propose de s'inspirer de la palette - féminine mais pas girly - d'une carte signée Trader Joe's.


Et c'est parti pour un nouveau cycle de révisions.

Décembre 2015 : finalisation de la nouvelle couverture 

Début décembre, Dan m'envoie alors quatre nouvelles propositions. 

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Je saute de joie en découvrant la première proposition. Pour moi, c'est simple, elle est PARFAITE ! Dan apporte quelques finitions et, fin décembre, juste avant Noël, nous déclarons le projet bouclé. J'attends la fin des fêtes de fin d'année pour présenter la nouvelle illustration au monde. TA-DA !!



L'aventure aura en tout duré trois mois et je n'ai qu'une envie, c'est de repartir au plus vite. Un journal de survie alimentaire aux Etats-Unis, ça vous dit ?

Tuesday, September 13, 2016

Interview : John Herron, auteur du livre "The Gut Health Protocol" (version en français)

Dans mon précédent post, je vous présentais l'interview de John Herron, auteur du livre "The Gut Health Protocol : A natural Approach to healing SIBO, Intestinal Candida, GERD, Gastritis and other Gut Health issues" dans sa version originale, soit en anglais.





Comme vous êtes nombreux à ne pas parler courament l'anglais, voici la traduction en français de mon interview avec John Herron, interview réalisé au cours du mois de juillet cet été :


Bonjour John, voici les questions que moi et mes abonnés voudraient vous poser (https://vivreavecuncolonmalade.blogspot.fr site français consacré au SIBO, candidose, syndrôme du colon irritable-colopathie fonctionnelle et maladies autoimmunes):