Saturday, October 15, 2016

De Curaçao en Colombie en images

Nous voilà arrivés en Colombie après une semaine de navigations intenses et d'escales inoubliables. Nous sommes encore un peu dans notre bulle après ces 700 nm. Nous revenons lentement à la vie terrienne en direct de la marina de Puerto Velero.

Pour une fois, nous vous proposons de commencer par une petite vidéo.



Le débrief arrive vite. Promis

La vidéo est
Ou via le lien :

https://vimeo.com/187478238

Les 5 questions pour analyser ses selles

Suite à mon précédent post sur le marche pied Squatty Potty, vous avez été nombreux à me demander comment on peut savoir concrètement si on a des selles normales ou pas.

Votre question est très judicieuse car sachez que l'analyse des selles est un outil de diagnostic très fréquemment utilisé par les professionnels de la santé et fort utile : les informations que l'on en retire permettent d'aider à diagnostiquer une grande variété de problèmes digestifs.



En vue de savoir si vos selles sont normales ou au contraire anormales, alors que devez-vous faire concrètement, quelle est la marche à suivre :

Friday, October 7, 2016

Aurevoir nos Dushi Islands

Cette fois-ci, c'est la bonne !!!
Après le faux départ dû au terrible Matthew,  devenu tout de même l'ouragan du siècle d'après les spécialistes,  nous sommes fin prêts pour cette semaine de navigation.
Nos papiers sont en règle. Toujours grâce à des officiels souriants et charmants, et toujours gratuitement !!
Un mois et demi d'escale 100% free,  on adore !



Les coques sont nettoyées. Allez Ti'Amaraa, il est temps de nous conduire en terres sudaméricaines.



Aurevoir nos chères Curaçao et Bonaire et Merci pour l'accueil,  les sourires, la qualité de vie et la protection offerts.

Nous laissons encore une fois un bout de nos coeurs à l'escale.
Paradoxe des sentiments avec l'envie viscérale d'aller voir plus loin, telle est notre vie sur l'eau.


9 chips saines et délicieuses que vous allez adorer!

Quand on a des problèmes de santé digestive, des allergies ou intolérances alimentaires ou encore qu'on a à perdre du poids, on a souvent l'impression de devoir faire des compromis alimentaires et se priver de bonnes choses.

chips de légumes saines et délicieuses recettes


Je vais vous prouver le contraire en vous donnant les recettes de 9 chips saines et délicieuses que vous allez adorer manger en grignotage devant votre télévision ou bien en guise de snack au goûter pour se faire plaisir :

Sunday, October 2, 2016

Là où on m'attendait


Dans la vie, il y a deux types de personnes : ceux qui savent depuis toujours ce qu'ils feront plus tard, et puis il y a les autres. Ceux ne savent pas ce à quoi ils sont destinés. Ceux qui l'ont peut-être su mais ne le savent plus. Ceux qui ne le savent pas encore. Et puis ceux qui ne le sauront jamais.

Partir à la rencontre de sa vocation n'est pas une tâche facile. Elle requiert discipline, persévérance, ainsi qu'une foi immense, en soi comme dans le monde. Les excuses ne manquent pour passer à côté de soi.

"Je n'ai pas le temps."

"Je manque d'argent."

"J'ai une famille."

"Je dois lancer une machine."

Je vous laisse insérer l'excuse de votre choix.

Mais il arrive un jour où on ne croit plus en ses excuses. Que faire alors, sinon remonter ses manches, serrer les dents et puiser dans ses ressources ? Armé de sa sa persévérance et de sa curiosité, on se met alors au travail. On s'entoure d'alliés : livres, amis, conjoint, groupe de soutien. Tous les encouragements sont bons à prendre.

La quête est longue. On avance, on tombe, on a mal, on sèche ses pleurs mais, à chaque chute, on se relève.

Et puis, un beau jour, alors qu'on baissait la garde, une petite voix se fait entendre. "Tu es là où tu dois être, à faire ce que tu es destiné à faire." Quand ce moment arrive, plus discret, qu'on ne l'imaginait, on dresse l'oreille. On est arrivé, enfin. La vie peut (re)commencer.

Il y a un an, un défi lancé sur un coup de tête a révélé ma passion pour le chocolat. Il y a d'abord eu 37 tablettes, en l'honneur de mon 37ème anniversaire, puis une 38ème et une 39ème... J'ai vite arrêté de les compter.

En janvier, j'ai commencé un blog au consacré au chocolat (www.37chocolates.com).

Au mois de juin, j'ai rencontré des producteurs de cacao péruviens.

Et puis, il y a deux semaines, Chris Thompson, le propriétaire de Philter Coffee, m'a invitée à former son personnel autour de sa sélection de tablettes. J'ai donc organisé une séance de dégustation et nous avons passé deux heures à partager nos impressions au sujet des tablettes. Entre les rires et les silences attentifs, j'ai entendu cette petite voix : "Estelle, tu tiens là la dernière pièce du puzzle."

La petite voix était si douce que j'ai failli ne pas l'entendre. Le chemin qui m'a menée là a été long et sinueux mais ça y est, j'y suis arrivée : je suis là où on m'attendait.

Thursday, September 29, 2016

Le "Squatty Potty": pour en finir avec la constipation !

Aujourd'hui je vais vous parler du "Squatty Potty" : un objet qui se veut plein de promesses pour vous aider à prévenir et soulager votre constipation.

Squatty Potty le marche-pied pour aider contre la constipation



Alors, qu'est-ce que le Squatty Potty? :

Tuesday, September 20, 2016

Demandez le programme

Quelle va être la route de Ti'Amaraa dans quelques jours ?


Pour une fois, nous avons décidé de parler de la navigation avant de l'avoir réalisée et de vous faire un débrief une fois arrivés. 
Aurons nous pris les bonnes options ?
Y a t'il un gap entre la littérature et le réel ?
Cette région est-elle si spéciale qu'on le dit ?

Ces miles mythiques à venir revêtent une certaine importance à nos yeux.

Tout d'abord géographiquement.
27 mois que nous voguons d'îles en îles. Depuis juin 2014 et notre départ de Rabat, nous n'avons plus touché de côtes continentales. C'est d'autant plus crucial que ce sera une première sur le continent sudaméricain. 
Paradoxalement, pendant nos années terriennes de voyageurs by plane, nous avons délaissé la partie sud de ce continent. Étrange... 
La culture, l'histoire, la langue, la gastronomie nous attirent pourtant. 
C'est donc avec Ti'Amaraa que nous allons inaugurer ''la zone'' en faisant escales en côtes colombiennes. 


D'un point de vue nautique, il s'agit aussi d'un point angulaire de la route des alizés. 
Certains appellent même le coin : Le Cap Horn de la Caraïbe. 
Engageant comme sobriquet,  vous ne trouvez pas ?
En pratique,  beaucoup de bateaux sont passés avant nous sans encombre, et même dans l'autre sens.
Bien qu'étant dans le sens du vent et normalement de la mer, d'après nos lectures, il y aurait des règles à respecter. Faute de quoi, le mauvais quart d'heure est assuré. 
Nous avons donc dessiné notre cyber-chemin et défini les heures de départ pour être aux meilleurs moments de la journée dans les fameux recoins tordus.



À présent que la saison des orages se calme sur la Colombie,  nous commençons à regarder sérieusement les prévisions météo en quête de la bonne période. 
Idéalement, il nous faut du vent, sans trop, peu de houle résiduelle en mer des Caraïbes et une période assez sèche. La pluie peut compliquer la fin de la route. 

Notre route se décompose en 3 étapes:

1- Le Cabo de Vela :
Après la Punta Gallinas, le point le plus septentrional d'Amérique du Sud, se présentera à nous ce fameux Cap tant craint.
C'est ici qu'en 1499, Alfonso de Ojeda, compagnon de Christophe Colomb, accompagné du cartographe espagnol Juan de la Costa, du navigateur florentin Amérigo Vespucci et de Alberto Da Silva en cuisine (non, on déconne...:-)))) , foula pour la première fois le sol des Amériques. 
Comme nous !!! Si Alfonso et ses potes l'ont fait...alors, on devrait y arriver.


Le Cap de la voile en traduction littérale, il ne peut être que fait pour nous et notre catamaran. 

Juste pour l'histoire: ce serait grâce au prénom de baptême du comparse italien l'on aurait choisi le nom du continent. 
On vous voit relire plus haut pour le chercher ;-)
Et oui, Amérigo.
Allez, fin de la parenthèse Histoire/Géo.

Pour affronter ses courants et sa houle, il y aurait deux règles. Les guides anglophones recommanderaient de passer au plus près des côtes pour avoir le moins d'effets contraires. En revanche, en version française, il est plutôt question de contourner vers le nord puis de passer le cap au large par le nord-ouest. 
Qui suivre ?
On va se le jouer à la rugbymen toulousains, on fonce tête la première dans la mêlée.
Nous ferons donc une route directe de Curaçao. Environ 200 nm nous attendent pour cette première étape.  En partant au petit matin de Westpunt,  nous pointerons nos coques aux portes du Cabo de Vela le lendemain matin. Il nous semble plus sage de négocier cette partie de jour et aussi d'avoir toute la journée devant nous pour pouvoir adapter notre route si nécessaire. 
Le mouillage est possible à l'abri du Cap. Nous passerons donc notre première nuit sudaméricaine près des plages du petit village, éponyme du cap, de 1500 habitants réputé pour être le plus populaire de la région Guajira.
Aurons nous envie de descendre à terre après 36 heures de navigation ?

2- Vers Santa Marta:
La région est reconnue pour son vent rafaleux pouvant être particulièrement fort. En effet, nous serons dans l'unique coin de la Caraïbe où l'on peut naviguer sous 30 degrés celsius en admirant les sommets recouverts de neiges éternelles de la Sierra Nevada, la plus haute région montagneuse de la Colombie. Les pics Simon Bolivar et Christophe Colomb, tout proche, culminent à plus de 5 800 mètres.


Waouuuuu la neige !!!
Depuis combien de temps ne l'avons nous pas vue ?
Le panorama doit être saisissant vu d'en bas.
On comprend bien l'effet que la combinaison altitude/froid/côtes/eau chaude peut provoquer sur les conditions de navigation.
Quel sera notre ressenti au réel ?
L' émerveillement l'emportera t'il sur l'adrénaline ?

Nous pensons faire des pauses dans les mouillages protégés des célèbres cinq baies du Parc National Tayrona, du nom de cette civilisation parmi les plus avancée de la préhistoire amérindienne installée dans cette région.


L' arrêt vaut le détour, paraît-il. Il est donné pour être le plus bel endroit de la côte atlantique. En plongeant dans l'océan,  la Sierra Nevada a formé des sortes de longues criques au relief accidenté et aux particularités écologiques singulières, baignées de courants marins glacials.
Pour les ploufs, on verra... Enfin, pour la Cap', c'est tout vu.
Quant à Santa Marta,  le vent y serait rafaleux, le mouillage restreint et la marina chère.
La ville est toutefois belle et accueillante.
Soit nous trouverons un trou de souris pour planter notre ancre le temps de se reposer un peu,
Soit nous tracerons vers le port suivant Puerto Velero où une place et nos interlocuteurs pour les formalités nous attendent.
On découvrira Santa Marta par la route plus tard. Il est certes possible de faire ses clearances ici. Cependant, si l'on est au mouillage il faut mandater un agent, qui facturerait sa prestation plus de 100€ tout de même. Les marinas ont les autorisations pour jouer le rôle d'agents et la facture serait moins salée. Nous avons prévu de gérer l'ensemble à notre arrivée à Puerto Velero.

3- Barranquilla :
Avant d'arriver au port, une dernière épreuve nous attend. À Bocas de Ceniza se jette dans la mer le plus long fleuve de Colombie, le Rio Grande de la Magdalena.
1 558 km parcourus tout de même !


Certaines tribus indiennes l'appellent Guacacallo: la Rivière des tombes. 
Gloupsss...
Elle est toutefois surnommée ''la ligne de vie de la Colombie '' du fait de son parcours à travers le pays créant une voie de transport maritime unique à l'époque. Sa vallée est le siège d'une forte activité économique aujourd'hui. 
On préfère ce surnom. Allez savoir pourquoi.

Surtout si des pluies ont eu lieu dans les terres, le débit déjà fort engendre à l'embouchure des conditions rock'n roll. 


Si ce n'était que les remous, on pourrait presque trouver cela anodin compte tenu de la largeur à traverser. Le danger est ailleurs. Il est dans les troncs d'arbres et autres résidus que Miss Magdalena charrie jusqu'à la mer. Une fois de plus d'après nos lectures, on navigue sur une eau turbide aux teintes boueuses. D'où l'importance de passer l'embouchure de jour et de redoubler de vigilance pour éviter d'endommager un safran ou une hélice.
La généreuse Magdalena dépose aussi plus deux millions de m3 de sédiments par an dans son estuaire.  Autant dire que le chemin est mal pavé. Les bancs de sable ne sont bien sûr pas cartographiés.
Ce serait trop simple.
Barranquilla est un important port industriel. Nous allons donc aussi croisé un fort trafic entrant/sortant. 
Ce sera tout ?
Nous avons donc opté, comme beaucoup pour un départ de l'escale précédente de nuit afin d'arriver aux aurores dans la gueule de la louve. À priori Magda, la sauvageonne, ne serait pas du matin. Et nous, nous aurons plus qu'à ouvrir grand les yeux et zigzaguer parmi tous ces éléments. 

Chemin faisant,  Ti'Amaraa et son équipage arriveront ainsi dans leur marina pour plusieurs semaines de repos bien mérité. Notre dernière halte à quai date de janvier dernier à Pointe à Pitre.
Neuf mois de mouillages, neuf mois de sel, sable et poussières accumulés sur notre cata malgré notre entretien régulier.
Ti'Amaraa, tiens toi près pour une bonne douche.
Mr Karcher est demandé sur le pont.

Vous savez, à présent, où nous trouver dans quelques jours.
Rdv de l'autre côté pour la réponse à toutes ces questions en suspend.
Mais pour le moment,  on va rester bien à l'abri dans le lagon de Spanish Water car une dépression est annoncée par chez nous dans quelques jours.
On va surveiller ça de près.

Jolies couleurs