One of the main goals in compositions is to grab the viewer’s interest, take his or her eyes to the focal point, and then keep them moving around the picture. This can be achieved with the use of color, lines, and value shifts, but the most important thing is to place the painting’s elements in the right spots and avoiding having your subject in dead center with nothing around.
Monday, March 13, 2017
Prendre le temps
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire. Il y a deux ans, je quittais mon emploi salarié sans autre projet que celui d'écrire mon livre, le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. C'est une idée que j'avais depuis quelques années (9, pour être exacte) que j'avais repoussée dans un coin de ma tête pour un tas de raisons (pas le temps, manque de courage, honte de demander de l'argent pour une création). Le livre est finalement sorti en 2015, et je l'ai révisé au printemps 2016 (nouvelle couverture, refonte du chapitre chocolat).
C'est un livre que j'ai publié seule et dont la réalisation m'a donc demandé beaucoup d'effort. J'ai travaillé dur l'an passé, entre les lunch boxes, les sick days et les vacances des enfants. Pour être honnête, j'ai perdu sur le chemin toute envie de cuisiner. Je déjeunais dans les coffee shops, sautais des repas, dormais peu... Quelle ironie pour quelqu'un qui s'est fait connaitre grâce à un blog de cuisine. Et puis j'ai commencé à avoir des malaises et des crises d'angoisse. J'ai eu très peur pour ma santé et j'ai (presque) arrêté de travailler le soir. Pendant les vacances de Noël cette année, j'ai recommencé à cuisiner trois fois par jour en me promettant de maintenir ce rythme en 2017. Il y a eu des jours avec et des jours sans mais, globalement, j'ai réussi à tenir ma promesse.
Emincer des oignons pour les carbonades flamandes que mon amoureux aime tant...
Préparer une pâte à crêpes parce que Myriem vient à la maison...
Faire chauffer la crème de la ferme voisine pour les petites crèmes au citron que ma fille de trois ans réclame...
Rouler des boulettes de dinde au cumin en pensant à Sarah qui aurait du nous rejoindre à dîner...
Ces actes qui me donnent du plaisir. Et comme toutes les choses qui me donnent du plaisir, j'ai envie qu'elles durent.
Alors oui, je comprends que tout le monde ne prend pas de plaisir aux fourneaux. Oui, il y a des jours où j'aimerais bien qu'on me serve le petit déjeuner au lit. Oui, j'aimerais parfois mettre autre chose que du houmous dans les lunch boxes des enfants. Mais petit à petit, j'ai retrouvé le bonheur de prendre mon temps et de travailler avec mes mains.
Monday, March 6, 2017
Tournée des pâtisseries parisiennes : Pierre Hermé (2/5)
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| Crédit photo : Séverine P. |
En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Pierre Hermé.
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| Crédit photo : Séverine P. |
Pierre Hermé
Je suis allée dans sa boutique de St Germain des Prés, rue Bonaparte. Devant tant de magnifiques gâteaux, ce festival de couleurs, de noms et l’évocation de saveurs tous plus succulents les uns que les autres, il a été difficile de choisir. Je me suis finalement décidée pour un assortiment de macarons et un fraisier.
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| Crédit photo : Séverine P. |
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| Crédit photo : Séverine P. |
Les macarons quant à eux sont indéniablement exceptionnels. De très loin meilleurs que ceux de Ladurée pourtant si réputés. Les coques sont cuites à la perfection et les crèmes (traditionnelles ou au yaourt, donc plus légères) sont d’une justesse incroyable. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de macarons mais là, je tire mon chapeau bien bas et j’en reveux.
A suivre...
Retrouvez tous les billets de la série ici.
Thursday, March 2, 2017
Colombie Pratique
Un petit article pour faire le point sur les formalités et autres détails de l'escale colombienne.
Formalités :
C'est pour nous le point noir de cette escale en terme de coût. Soyez préparer à une note salée.
D'une manière générale en Colombie, les navigateurs ne peuvent se présenter seuls aux différents bureaux. La représentation par un agent est obligatoire.
Les marinas, comme Puerto Velero que nous avons choisi, ont l'autorisation de représenter leurs clients. Nous nous sommes uniquement déplacés, accompagnés d'un gars de la marina, au bureau d'immigration à Barranquilla pour faire tamponner nos passeports.
De la photocopie des documents aux allers/retour dans les différents bureaux, la marina s'est occupée de tout le reste : Port Authority, Douane... Aucun officiel n'est venu à bord de Ti'Amaraa.
Comme le bateau restait plusieurs mois dans le pays (dont une période sans personne à bord) , nous avons dû passer par la procédure d'importation temporaire. C'est un peu long mais au final le bateau est enregistré pour un an dans toutes les eaux colombiennes. Nous avons cru comprendre que cette procédure était lancée pour tous les bateaux, même ceux pour de courtes escales.
De même, un permis de croisière est délivré pour un an.
Une fois ces documents en poche, on est libres de faire ce que l'on veut sur la côte ou dans les nombreuses îles appartenant au pays.
La règle est de se faire établir un Zarpe (attestation de sortie) à chaque fois que l'on quitte un ''port d'attache''. Le but étant de déclarer la prochaine escale et ainsi ''tracer'' les bateaux sur zone.
Au départ de Puerto Velero, nous avions fait établir gratuitement notre Zarpe à destination de San Andres. In fine, la météo nous a contraint à changer de programme. Après une semaine à Cartagena et une semaine dans l'archipel des Rosario, nous sommes finalement arrivés à Providencia. Nous avons za(r)ppé San Andres.
L'équipe de Puerto Velero est efficace et la prestation n'est facturée que 15€ ! C'est plus qu'honnête. Le coût provient à 100% des administrations.
Pour la sortie :
Nous l'avons expliqué dans l'article propre à Providencia, l'agent Mr Bush s'occupe de tout.
Pour la sortie, nous lui avons déposé les passeports à son bureau et avons tout récupéré en règle la veille du départ.
Douanes, Immigration, Port Authority, il gère.
Sa gentillesse, son efficacité et son sourire ont toutefois un coût...qui nous est resté en travers de la gorge : 150€ !!!
On ne sait pas à quoi correspond cette somme. Est ce la prestation de l'agent à 100℅ ou Douanes, Port Authority and co se sucrent à nouveau au départ ?
Heureusement que nous n'avons pas fait aussi l'entrée/sortie de San Andres. Re-Agent....Re-bateau-tirelire ?
Nous n'avons eu à faire qu'à un agent, charmant soit, mais nous avons largement préféré travailler avec la marina de Puerto Velero.
Business is business.
Ce que nous n'avions pas appréhendé c'est que Providencia en a que faire des papiers colombiens ! Nous avons dû y faire et donc y payer entrée et sortie !!!
Pour une petite semaine d'escale en attente de la fenêtre météo, ça fait mal.
Bilan depuis notre arrivée en Colombie :
Aller retour immigration : 40€
Permis de croisière 1 an : 65€
Importation temporaire 1 an : 190€
Prestation de Puerto Velero : 15€
Entrée/Sortie Providencia : 150€
Montant total :
460€ pour 4 mois de présence du bateau en eaux colombiennes
C'est tout de même pas donné... Le coup de grâce à Providencia nous a fait mal derrière les oreilles. Cette dernière redevance a fait passer, pour nous, le statut de cette escale de ''cher'' à ''hors de prix".
On pensait repasser par Providencia en redescendant, on n'y pense plus du tout. Notre budget ne le permet pas.
Ce n'est pas comme ça que la Colombie va développer son activité nautique. Mais est ce vraiment ce qu'ils souhaitent ?
À l'heure où le Panama supprime son visa pour les voiliers et réduit considérablement la facture, la Colombie fait route à l'opposé.
Nous passerons plus de temps au Panama...
Relations avec les autorités :
Il est d'usage, dans le code de bonne conduite du navigateur en Colombie, de se déclarer sur la VHF 16 au Port Control avant d'arriver. Nous l'avons fait en arrivant à Carthagène. Après une vingtaine d'appel sans réponse, nous allions capituler lorsque nous avons finalement eu un interlocuteur. Nous avons alors annoncé d'où l'on venait, où on allait et combien nous étions à bord. Pour toute réponse, nous avons eu : ''Ok. Welcome in Cartagena''
Certains pensent que c'est inutile. À notre humble avis, cela ne nuit pas d'être polis et de se présenter. De toutes manières, notre AIS étant toujours allumé, nous avions certainement été repéré bien avant. En attendant, nous avons vu au mouillages et en mer des bateaux se faire contrôler, nous jamais.
Est ce lié? Font ils une vérification avec les infos AIS et leur base de données de permis de croisière ?
Nous ne saurons jamais.
Monnaie :
1000 pesos colombien valent 0,30€. Autant dire ici que la moindre baguette est à 2000 cop.
Question d'habitude...
Les distributeurs automatiques sont très nombreux à Cartagena. Ne cherchez pas le logo CB ou ATM. Soit il n'y a pas de panonceau, soit c'est un logo de la banque, soit il y a noté Cajero.
On en trouve très souvent à l'entrée des nombreux supermarchés. (Attention certains prennent des commissions de plusieurs dollars!)
Pour les paiements, la carte Visa est acceptée presque partout.
Il y a deux modes de paiement sur la plupart des terminaux des commerçants : cash ou crédit.
Il ne faut PAS choisir cash. En effet, le système questionne la banque pour s'assurer que le solde est suffisant. Au mieux ça prend un temps fou, mais le plus souvent la transaction est refusée.
Il faut demander à la personne en caisse : Credito Una cuota.
La formule magique !!!
À crédit mais avec une seule échéance, il n'y a ni intérêt, ni interrogation du compte. On présente une piece d'identité, on tape le code , on signe une facturette. Et c'est gagné!
Le dollar américain est assez peu répandu en dehors des zones touristiques. De même, la mondialisation et les géants de la consommation moderne sont peu présents dans les villes. Burger King, Mac Do' ou Starbucks sont très rares ou profit de sandwicheries restaurants et cafés locaux excellents et bons marchés.
Mouillage de Cartagena:
On l'a dit. Il est assez agité par les va et vient des bateaux rapides. C'est bien pour une petite semaine, mais au delà pour nous c'est inimaginable.
De plus, l'eau est très sale et chargée. La coque et les hélices se salissent à une vitesse record. En à peine 6 jours, nous avions des développements de bernacles et même d'huîtres !!!
En deux semaines d'escale, un bateau copain a dû remouiller d'urgence car au moment de partir son bateau ne manoeuvrait plus. L'hélice était un bloc de coquillages en tous genres.
Alors, où est l'avantage de s'arrêter à Cartagena ?
On ne reviendra pas sur la beauté de la ville qui vaut à elle seule le stop.
Si l'on parle 100℅ pratique, Cartagena, c'est un ponton à dinghy au club nautico gratuit gardienné (aucune annexe n'est attachée).
Cartagena, c'est le supermarché Carulla bien achalandé à moins de 100m du ponton (dans la rue en face).
Cartagena, c'est quelques ships avec un peu de matériel.
Cartagena, ceux sont des malls avec magasin de bricolage.
Et c'est surtout un coût de la vie très appréciable.
On a parlé du marché de Bazurto, des malls comme le Caribe Plaza(avec un grand Home Dépôt).
On y accède à pied en une petite demi-heure. Au retour, si l'on est trop chargés, hop retour en taxi pour 2€.
Les taxi jaunes sont une institutions. Il y en a des centaines qui sillonnent la ville. Tout le monde les utilise, tout le temps.
Mouillages dans les îles:
À Baru, Rosario où Providencia, les mouillages sont vastes dans peu de profondeur. L'escale y est très calme, plaisante et sans aucun problème de sécurité.
Marinas :
Nous ne pouvons parlé que de Puerto Velero. Pendant deux mois, Ti'Amaraa y est resté en toute sécurité. Un article du blog a été consacré à cette structure.
Nous n'avons eu aucune mauvaise surprise en partant. Pas de coût supplémentaire !
N'hésitez pas à les contacter par leur Facebook ou par mail avant votre arrivée. Suivant la durée séjour, une négociation peut être engagée.
Un dernier point, toutefois, à notre retour à bord début décembre, nous avons eu le regret de constater soir et matin la prolifération de nonos.
Nous ne connaissons ces vilaines bêtes que sous leur nom polynésien. Il s'agit de moucherons quasi invisibles silencieux mais aux morsures démoniaques. À côté les moustiques c'est de la gnognotte.
En se couvrant au coucher de soleil, en s'enduisant de répulsifs, et en vaporisant un peu d'insecticide dans notre coque le soir, nous n'avons pas été...trop... piqués.
Prévoyez les armes de destruction massive.
Internet :
Plusieurs opérateurs se partagent le marché. Nous avons opté pour une carte 4G Claro. Pour le 4G, on repassera mais elle nous a fourni une couverture minimale suffisante aux mouillages de Carthagène, de Baru, de Rosario et de Providencia.
Prix de la sim et de la recharge 1 mois 2Go : 13€
Compagnies aériennes:
Pour faire des escapades terriennes, plusieurs aéroports internationaux sont disponibles : Barranquilla (proche Puerto Velero) et Cartagena. Avec ou sans correspondance à Bogota, de nombreuses destinations sont proposées.
S'orienter dans la ville:
On avait promis de développer ce point. Lorsque nous sommes dans des escales citadines, nous utilisons beaucoup les appli Ulmon Citymap2go et Locus Map.
Une fois les cartes téléchargées, on peut se déplacer en mode offline.
On y trouve toutes les informations nécessaires : lieux à visiter, resto, commerces, arrêts de bus, hôpitaux... Ceux sont nos meilleurs compagnons d'escale.
Nous sommes arrivés en Colombie sans avoir vraiment préparé l'escale à l'exception de Cartagena comme objectif. Nous y sommes allés de surprises en surprises : le Cabo Vela, les 5 baies, Puerto Velero, Rosario sans oublier Providencia.
La vie est très tranquille et assez peu chère dans ce pays, n'en déplaise aux radios pontons, la sécurité y est maximale. Nous ne regrettons pas notre passage. Seul le budget ''formalités'' est lourd. À venir ici, il faut rester plusieurs mois.
Il semblerait que ce soit un peu une généralité pour les clearances en Amérique centrale et latine.
À suivre la procédure d'arrivée au Guatemala...
Les frais d'entrée ?
Le même tampon ....150€ .....
Les frais d'entrée ?
Le même tampon ....150€ .....
À bientôt,
Tuesday, February 28, 2017
Tarte aux pommes Valpibio sans gluten: test et avis
Comme la population de lecteurs qui lit mon blog est très variée, j'ai décidé sur demande de certains d'entre vous d'ouvrir une nouvelle rubrique de test, et notamment de tester des produits sans gluten.
Mon premier test d'aliments sans gluten va concerner aujourd'hui les tartes aux pommes Valpibio.
Ces tartes aux pommes sont certifiées sans gluten.
Quel est mon avis dessus?
Comment les préparer?
A quoi ressemblent-elles?
Sont-elles bonnes?
Vous aurez les réponses à toutes ces questions dans la suite de mon post :
Mon premier test d'aliments sans gluten va concerner aujourd'hui les tartes aux pommes Valpibio.
Ces tartes aux pommes sont certifiées sans gluten.
Quel est mon avis dessus?
Comment les préparer?
A quoi ressemblent-elles?
Sont-elles bonnes?
Vous aurez les réponses à toutes ces questions dans la suite de mon post :
Thursday, February 16, 2017
Tous les moyens pour rester fort, se battre et guérir!
Je me bats pour ma guérison.
Je ne mange plus de gluten.
Je ne mange plus de produits laitiers.
J'ai aussi supprimé les aliments riches en FODMAP.
Je vais mieux.
Mais parfois je craque, j'ai un gros coup de cafard, j'ai envie de tout lâcher.
Parce que :
Vous avez très certainement connu au moins une fois une de ces situations, voir même toutes ces situations.
Je ne mange plus de gluten.
Je ne mange plus de produits laitiers.
J'ai aussi supprimé les aliments riches en FODMAP.
Je vais mieux.
Mais parfois je craque, j'ai un gros coup de cafard, j'ai envie de tout lâcher.
Parce que :
- Je trouve que ma guérison ne va pas assez vite, que les choses ne s'améliorent pas assez.
- Malgré mes efforts, le régime alimentaire que je suis, les sacrifices que je fais pour m'améliorer, il m'arrive que pendant une journée ou même plusieurs, sans aucune raison valable, mon état va s'aggraver et mes douleurs vont augmenter.
- Je vais tenter une réintroduction d'un aliment et boum, retour au point de départ, inflammation massive et douleurs aigues.
Vous avez très certainement connu au moins une fois une de ces situations, voir même toutes ces situations.
Je sais ce que l'on ressent, car moi-même dans mon chemin vers la guérison j'ai connu et traversé ces étapes pas faciles.
Ces étapes où l'on a envie de tout lâcher, de craquer, de se goinfrer de tous les aliments dont on s'est privé, parce qu'on se dit que "ça ne changera finalement pas grand chose" ou bien "allez c'est la dernière fois, j'en profite puis après je repars dans le régime alimentaire de guérison".
Sauf que non, cela ne sera pas à effet zéro.
Et vous allez par contre -vous- repartir à zéro dans votre guérison.
Friday, February 10, 2017
Le carrot cake {sans gluten, sans lactose, pauvre en FODMAP}
L'autre jour, je suis allée avec une amie au Starbucks.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Starbucks, il s'agit d'une enseigne de restauration américaine, mais qui aujourd'hui est bien implantée en France.
Le Starbucks est particulièrement connu pour ses cafés et spécialités à base de café, mais vend aussi nombreuses pâtisseries typique américaine.
Personnellement, je n'ai jamais été fan de café -et donc de Starbucks- mais c'est un endroit où l'on peut se donner rendez-vous entre amis, s'installer sur les sofas et papoter avec une boisson et un petit dessert.
Mon amie qui m'avait donné rendez-vous a donc choisi qu'on se voit au Starbucks et a commandé une part de leur fameux "carrot cake", soit en français du gâteau aux carottes.
Ce carrot cake avait l'air délicieux, bien que très chimique, et surtout avec crème, lactose, gluten, FODMAP... Donc manger une part de ce cake et c'est direction au mieux toilettes pendant une semaine, au pire inflammation massive et dans mon cas hôpital !
Mais comme tout est possible, une fois rentrée chez moi, j'ai décidé de me mettre aux fourneaux et de de recréer ce gâteau aux carottes, en changeant la recette : pour qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP.
Voici donc ma recette du carrot cake (gâteau au carottes) modifiée afin qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP :
Pour ceux qui ne connaissent pas le Starbucks, il s'agit d'une enseigne de restauration américaine, mais qui aujourd'hui est bien implantée en France.
Le Starbucks est particulièrement connu pour ses cafés et spécialités à base de café, mais vend aussi nombreuses pâtisseries typique américaine.
Personnellement, je n'ai jamais été fan de café -et donc de Starbucks- mais c'est un endroit où l'on peut se donner rendez-vous entre amis, s'installer sur les sofas et papoter avec une boisson et un petit dessert.
Mon amie qui m'avait donné rendez-vous a donc choisi qu'on se voit au Starbucks et a commandé une part de leur fameux "carrot cake", soit en français du gâteau aux carottes.
Ce carrot cake avait l'air délicieux, bien que très chimique, et surtout avec crème, lactose, gluten, FODMAP... Donc manger une part de ce cake et c'est direction au mieux toilettes pendant une semaine, au pire inflammation massive et dans mon cas hôpital !
Mais comme tout est possible, une fois rentrée chez moi, j'ai décidé de me mettre aux fourneaux et de de recréer ce gâteau aux carottes, en changeant la recette : pour qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP.
Voici donc ma recette du carrot cake (gâteau au carottes) modifiée afin qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP :
Sunday, January 29, 2017
La longue route de Providencia au Rio Dulce
Avant de s'engager sur cette route classique Colombie-Panama/Belize-USA, nous avons échangé avec de nombreux équipages de bateaux ayant déjà navigué dans cette zone. Certains choisissent de couper au plus court en passant près des côtes et en traversant les cayos du Nicaragua (environ 350nm. Notre voisin à Providencia la prendra). Nous avons opté pour la deuxième voie: route longue par le large (plus de 400nm à plus de 70nm des côtes ).
Nous avons choisi au départ de Providencia des conditions de fin de dépression à savoir houle de 2.5m et vent 20/25 nds rafales 30.
L' objectif étant de passer la côte du Nicaragua au large, vite et de nuit.
Chose que nous avons faite, puisque au Check Point à 24h, Ti'Amaraa avait parcouru plus de 175 nm à 50° du vent dans une mer de travers. Nous étions donc au Honduras au petit matin.
Notre route large correspond au ''rail'' montant et descendant des cargos. La plus sûre, celle sur la quelle on ne risque normalement pas grand chose. Malheureusement, tout cela ne nous a pas empêché de faire une mauvaise rencontre chemin faisant. Le risque zéro n'existe pas. Ce n'était pas notre jour de chance...
3 lanchas, 13 êtres dénués de toute humanité qui piétineront nos coussins, nos coeurs, notre vie.
Nous laissant seuls avec la colère de l’impuissance.
Les dauphins virevoltant et les cachalots majestueux croisés plus tard sur cette mer turquoise n'auront pas réussi à nous rendre notre innocence et notre joie de vivre. C'est épuisés et brisés que nous posons notre ancre le lendemain soir sur les îlots de Guanaja, le flot de nos émotions contenu derrière un mur fraîchement bâti avec le ciment de la douleur des victimes d'une agression violente.
Voulant préserver au maximum nos proches, nous sommes tiraillés entre se taire et extérioriser. Nous finirons par opter pour une communication minimisée, rassurante, banalisée. Trop peut être... Ils absorbent notre stress par procuration avec leurs coeurs éponges. La distance n'arrange rien aux angoisses. On ne peut les en blâmer.
Mais, qu'il est difficile de quelque côté que l'on se trouve en situation de crise, de composer avec les émotions de chacun lorsque vous êtes loin et que vous êtes vous même perdus dans le tourbillon de vos sentiments.
Tout cela, associé à un véritable tsun-Ami de tendres messages internationaux aura raison de nos barrages. L'un comme l'autre avec son timing, ses maux et ses mots ouvrira les vannes libératrices des fortifications de son coeur.
Un Grand Merci à vous TOUS !!!
Aaah la subtilité du concept concerné/impliqué très justement imagé par l'omelette aux lardons...La poule est concernée, le cochon est impliqué, mais nous sommes tous dans le même plat. Il est bon de sentir que notre tribu se sent concernée, même si ça nous aide, cela nous blesse encore plus de leur avoir imposé cette mésaventure.
Et puis, il y a eu la rencontre: Éliane et Laurent, navigateurs suisses ayant posés sacs à terre depuis des années à Guanaja après treize belles années de vagabondage nautique.
Ayant appris notre agression, ils n'ont pas hésité à venir spontanément à nous au mouillage, à ouvrir grand les portes de leur maison et de leur amitié pour nous faire sortir de notre huis-clos de sinistrose.
Ils nous auront permis de refaire du carré de Ti'Amaraa un espace social convial où les éclats de rire ont remplacé ceux de voix, les lames de fond de générosité et gentillesse celle des couteaux.
Un très grand Merci à vous deux !!!
Nous étions en miettes, vous nous avez aidé à nous reconstruire.
À l'heure des aurevoirs difficiles, et d'un nouvel horizon à atteindre, les questions se bousculent. Mais comme après une chute de cheval, il faut repartir. Vite!
C'est ce que nous avons fait toujours par le large. Portés au 180° sous Parasailor, nos angoisses se sont doucement évaporées, le plaisir et le bonheur d'être sur l'eau ensemble ne se volent pas.
De jour, puis sous la lueur réconfortante des lointaines étoiles scintillantes de la voûte céleste, le vent portant s'est fait porteur. La mer conciliante nous a déroulé son tapis polarisé sans écume pour faciliter l'accès à notre destination. Tout est calme, serein... Comme apaisé. Nous réapprenons patiemment à ne plus craindre l'horizon. La meilleure des thérapies!
À l'approche des îles Sapodilla du Sud Belize, nous n'arrivons pas à nous arrêter. 25 nm seulement les séparent de la côte du Honduras. C'est certainement idiot. Il n'y a, semble-t-il, jamais eu de problème. Mais c'est au dessus de nos forces.
Tant pis, bien que l'heure tourne, nous voulons avancer vers notre destination Rio Dulce Guatemala.
Lorsque nous entrons dans la baie d'Amatique, le soleil décline vite. Nous ne pouvons continuer et arriver de nuit à Livingston. Trop compliqué, trop dangereux. Nous mouillons donc à l'entrée de la baie à la Punta de Manabique. L'endroit est désert: quelques maisons à terre, une jolie plage, des barques de pêcheurs qui rentrent chez eux sans même nous calculer. Nous en avons fait plein des nuits seuls dans des endroits isolés. Le Mal n'est pas partout. La quiétude de la nuit et les dauphins à nos jupes au petit déjeuner auront raison de nos dernières angoisses.
Let's go!
Cap sur Livingston et le Rio Dulce après maintes et maintes aventures.
Le radio tam-tam savamment orchestré par nos amis nous ayant précédé, nous sommes accueillis chaleureusement par des équipages français.
Et c'est autour d'un réconfortant barbecue que nous tournerons définitivement la page.
Merci à tous!!!
Le voyage de Ti'Amaraa continue...avec un équipage déterminé.
L'amour qui nous unit nous aura permis de gérer et nous aidera à dépasser cette nouvelle épreuve. Nous avons encore une fois appris et grandi main dans la main.
Le fort soutien indéfectible de notre famille, nos amis à terre et de notre famille de la mer a fait le reste. Merci. On vous aime.
Ce qui nous lie à notre Ti'Amaraa était déjà fort. À présent, il est indéfectible.
Peace and Love,
Nous dédions cet article à ce Capitaine de cargo qui répondra à nos appels, qui, à deux reprises, se détournera pour essayer de mettre en fuite nos assaillants et qui fera tout son possible en live pour informer les autorités et nous aider. Sa voix dans les haut-parleurs de notre VHF restera à jamais le symbole de la belle solidarité des gens de mer.
Merci CAPITAINE.
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