Friday, April 14, 2017

Guatemala pratique

Bon, alors ça se passe comment nautiquement parlant au Guatemala ? 



Formalités 
L' entrée se fait à Livingston, la première ville en entrant dans le Rio Dulce. Pour les bateaux à fort tirant d'eau, il faut bien calculer son arrivée en particulier avec les marées car il n'y a pas beaucoup de fond dans la passe d'entrée. Nous avons même vu s'afficher 1,40m sur nos instruments (profondeur totale... Il reste pas grand chose sous nos coques)!!! Une première 😱 !!

Merci encore à l'équipage de Charly pour cette
carte reçue quelques jours avant notre arrivée au Rio

En cata, ça passe sans problème. Pour les quillards, des gars ont l'habitude,  viennent avec une lancha (bateau moteur) et tirent sur le mat pour incliner le monocoque. Nous n'avons pas eu l'occasion de voir la manœuvre mais ça doit être tout de même impressionnant de voir ces voiliers giter sur le calme Rio. 
Une fois à l'ancre à Livingston, il ne faut (normalement) pas descendre à terre avant que les officiels soient venus à bord. Nous avons respecté la règle.
À savoir :
- Contacter Raúl sur la VHF 16 (merci les copains passés avant pour le tuyau) 
- Attendre les agents Douanes et immigration à bord (comptez bien 30 mn) 
- Accueillir les 3 officiels, leur présenter les papiers, passeports. Il ne s'agit pas d'une inspection du bateau. Ils remplissent juste leurs '' documents ''... Enfin ils notent tout sur un bloc note style brouillon d' écolier. Bref.. 
Leur départ est le signal pour notre descente à terre pour faire les papiers. 
Raúl est l'unique agent et interlocuteur des navigateurs en transit. Son bureau est situé au cœur de Livingston juste au dessus du lavoir (dont nous avons parlé précédemment). On peut paraît il faire le tour des bureaux seuls mais c'est assez mal vu par les officiels. De plus, en cas besoin (prolongation de visas...), bon courage en mode free-lance. 
Nous n'avons pas cherché la complication ne sachant pas surtout combien de temps allait durer notre escale du fait de notre retour en France. Nous avons donc confié papiers et passeports à l'associé de Raúl qui s'est chargé de tout. Le temps d'une balade dans les ruelles, d'un peu d'avito, et nous avons récupéré le dossier validé pour 3 mois pour un montant total de 13000 Quetzal soit environ 150€. C'est un budget mais ramené au mois, cela fait 50€ pour des mouillages à gogo, l'eau douce gratuite pour les plaisanciers aux stations services, l'accès aux poubelles... Il est certain qu'il ne faut pas venir pour 10 jours. 

Argent
Puisque nous parlons gros sous, ici finis les pesos. L'oiseau emblématique du pays a aussi donné son nom à la monnaie. 
1000 Qtz valent environ 130€.



Il y a des distributeurs automatiques à tous les coins de rues, dans les supermarchés, dans les stations services. On n'est pas en peine pour s'approvisionner. Quasiment tous les Cajeros prennent une commission de 16 à 40 Qtz quelquesoit le montant retiré et ne délivrent pas plus de 2000 par opération. Il faut donc éviter de multiplier les petits retraits sinon les frais se cumulent. 

Communication 
Côté internet, plusieurs opérateurs se concurrencent. Movistar, Claro et Tigo sont les principaux. Certains disent que le dernier a un meilleur débit 3G/4G. De notre côté, nous ne sommes pas restés assez longtemps pour juger. Nous avons de plus profité du Wi-Fi de la Marina et ensuite du chantier où nous avons gruté. 
Cependant, dans les premiers jours sur place, nous avons constaté que notre sim 3G Claro du Honduras fonctionnait au Guatemala. À priori, Claro proposerait un roaming sans frais pour les pays d'Amérique centrale : Honduras, Guatemala, Mexique, Panama. On va creuser ça... 

Le Rio Dulce
Une fois les formalités d'entrée validées, la remontée du Rio Dulce vous attend. Par une après midi ensoleillée, nous nous sommes retrouvés à glisser sur un plan d'eau paisible survolés par des centaines d'oiseaux multicolores et entourés d'une végétation comme l'on peut s'imaginer les décors originels de notre belle planète. Seuls les doux bruits de la nature chatouillent nos tympans et les odeurs chlorophyllées de jungle nos narines.



 Il faut bien compter 4/5 heures en prenant son temps pour atteindre la civilisation. Avant tout n'est que calme, verdure et sérénité. Cette vingtaine de miles sinueux resteront parmi nos plus beaux moments sur l'eau. Et oui comme quoi, même l'eau douce a ses charmes.


Marinas et chantier 
À l'entrée du célèbre lac Izabal, une multitude de solutions s'offre aux bateaux de voyage pour faire escale. 
Des mouillages à profusion avant tout, quelques jolies petites marinas et deux grands chantiers nautiques. 
Nous n'avons pas eu le temps d'explorer le terrain de jeu '' mouillage'', nous nous le réservons pour la saison cyclonique bien protégés dans les terres. 
Côté marinas, il en existe plusieurs nous avons opté pour Manglar del Rio.

Point GPS 15°39'693N 89°00'209W

La palapa,  lieu de rencontres et de bons moments, s'ouvre sur les quais

Tenue par Jean-Claude, un français, et recommandée par les copains passés avant nous, cette petite structure est un havre de tranquillité. Elle a aussi l'avantage d'être à deux pas du '' centre ville'', vraiment idéal pour faire ses courses à pieds. À la différence d'autres comme Tijax, sa voisine, il n'y a pas de structure type restaurant ou bar ouvert aux extérieurs. Cela en fait un cocon préservé où il est bon de trainailler à la piscine, de se balader dans le grand parc tropical ou encore de profiter de la fraîcheur des fins d'après-midi sous la palapa. Nous y avons ''coolé'' quelques jours revitalisants inoubliables. C'était THE place to be!! 

Le parc tropical de Manglar del Rio


Des chemins invitant à la balade

No comment 👍


Enfin, point de vue Chantiers. Ils sont deux : Nanajuana et RAM. Chacun avec ses particularités. Certains préfèrent l'un, certains l'autre...une vraie religion dans le coin. Dans notre cas, nous n'avons pas eu besoin de choisir. En effet, le chariot de Nanajuana ne permet pas de lever certains catas du fait des formes de nacelles. Ils ont aussi le même problème avec certains monocoques en fonction de la forme des quilles par exemple. Ti'Amaraa a donc décollé (pour la seconde fois de son existence de bateau de voyage) pour atterrir chez RAM Marina où l'équipe a veillé sur lui en notre absence. 
(Cf article Léon s'envoie en l'air) 
De retour à bord, ponçage, carénage, nettoyages... Comme dirait notre Uncle Mo' "Je ponce donc j'essuye". 
Le retour à l'eau fut finalement plus cool que la sortie. La darse ne  s'étant pas élargie en 2 mois pour autant, à croire que l'on a fini par s'habituer à la technique du chausse pieds avec bout-parebattage. Le palpitant a tout de même tapé à 8000 pendant quelques heures. 😉

Nous avons été enchantés par la structure et le professionnalisme de toute l'équipe de RAM.
De lourds travaux sont en cours. Une deuxième darse plus large est en cours de finition. Ils regarderaient aussi à investir dans la nouvelle génération de chariots avec coussins gonflables s'adaptant à toute forme de nacelles. Bonne nouvelle pour les suivants... 

Les ships:
Une précision de taille. La vie de chantier se passe bien si vous avez à peu près tout à bord. Le ship de RAM propose "le minimum syndical'' mais il est loin de faire le bonheur de tous les capitaines. Idéal pour un dépannage mais ne comptez pas trouver des anodes spécifiques, ou de l'accastillage lourd entre autres. Nous avons tout de même réussi à trouver les quelques détails qui venaient à nous manquer. 
En revanche, de l'autre côté, dans le ship de NanaJuana c'est simple : si vous n'avez besoin de rien c'est l'endroit idéal. Le peu d'articles proposés sont de plus à des tarifs exorbitants.

Les étagères "Plomberie"... What else? 

Prenez par exemple le cruising guide Belize/Mexique. Le prix de vente est imprimé "en dur" sur la couverture 39,90$...Chez eux, il y a un seul exemplaire d'occasion de surcroît hyper abîmé pour la modite somme de 80 $. On s'en passera !!! 
L'autre option pour se dépanner en peinture, produits tels que acétone.. Etc.. C'est en ville dans les ferreterías comme chez Lorena. Comprenez des quincailleries en tout genre. Nous y avons trouvé notre bonheur à plusieurs reprises au tarif normal voire très peu cher. 

Déplacement 
Un petit topo pour les déplacements... On a déjà parlé des infatigables tuc-tuc qui vous conduisent où vous voulez dans la ville pour moins d'un euro. Hyper pratique !!!

Poulet 1€ Vs Tuc-tuc 0,5€
That's Guatemala 😉

La nuit en revanche, ils ne circulent pas. Les taxis prennent le relais. Et même un dimanche matin à 5h, notre chauffeur ne nous prendra que 50 Qtz (moins de 7€) pour venir nous chercher au bateau et nous emmener à la gare routière, bagages compris. 
Pour les longs trajets, comme Guatemala City ou Antigua, il faut prendre les bus de ligne de la Litegua.



Pour 10€ par personne, ils vous mènent plusieurs fois par jour à la capitale. Bon, suivant la circulation et les travaux, le temps de trajet est aléatoire. Nous avons mis moins de 6h à l'aller et plus de 8 au retour... 
C'est le jeu. Bien sûr, des taxis peuvent aussi faire le trajet mais pas au même tarif 😉
De l'aéroport international de Guatemala City, on rejoint l'Europe par Mexico, Madrid ou encore des escales américaines suivant les compagnies. La durée du voyage peut passer de 15h à plus de 40h !!! Il faut être vigilants. 
Quant aux tarifs, il y a de tout. Nous en sommes sortis avec AeroMéxico à moins de 500€ aller/retour par personne. Il faut fouiner sur les sites spécialisés. Comme toujours, les prix fluctuent en fonction des périodes de l'année. 

Les combustibles
Aucun souci pour s'approvisionner en super ou diesel aux deux pompes sur le Rio ou celles des chantiers nautiques Puma (côté Ram Marina) et Shell (côté Nana juana). Dans les deux, du personnel est disponible et prêt à aider aux manœuvres. Même s'il n'y a pas beaucoup de vent dans le coin, c'est toujours appréciable d'avoir un coup de main et un sourire.
La station Shell est équipée aussi d'une cuve de gaz et de la plupart des raccords pour remplir les bouteilles de toutes les nationalités. Notre bouteille composite viseo Butagaz 10kg ne leur a posé aucun souci. Si tôt amenée, si tôt remplie pour à peine 10€.



Pour finir cette fiche pratique : la cambuse !! 
Dans les rues de Fronteras, entre deux passages de poids lourds, on trouve presque tout : des étals de primeurs, des œufs frais, de la viande, des poissons fraîchement péchés , des crevettes et autres langoustes et crabes bleus d'eau douce ... 

Point de trottoirs cohabitation serrée 

Pas de passages piétons non plus 

Des étalages aussi colorés qu'heteroclites

Camions de chantier, transport de bétail.. Tous passent par l'unique route qui traverse le centre ville 


Le marché aux poissons ou '' ne pas marcher sur les poissons '' 


En cherchant bien et grâce aux conseils des copains de Tao, nous avons même eu du Brie Président à La Casa Guatemala (Hotel Backpackers) , de la vraie fausse saucisse de Toulouse dans un kiosque improbable,  de la moutarde estampillée Dijon "Chez Ingrid" et de bonnes baguettes fraîches au Café de Paris.

Les trésors d'Ingrid :moutardes, cornichons, huile d'olive, vinaigre balsamique... 

Au pied du pont, vous ne pouvez pas rater Ingrid ! 

Baguettes, croissants, plat du jour français.
Tout est bon chez Christian, Café de Paris 

La Despensa, seul supermarché du coin, permet l'approvisionnement en produits de base. Nous y trouvons même des produits qui sont en voie de disparition depuis des mois dans nos cales comme la crème fraîche longue conservation , le concentré de tomates (non sucré... Juste de la tomate, quoi), de la sauce soja, du chocolat pour pâtisserie, des biscottes (pas vu l'ombre d'une depuis la Martinique !) et des haricots verts frais (comme ceux des jardins de notre enfance) ... Le pied !! 


Du coup, pour les prochains mouillages loin de la civilisation, Ti'Amaraa est passé en mode conserverie

Nous avons aussi nos habitudes dans une petite boucherie, sans prétention en vitrine, qui nous régale en filets de bœuf, filets mignons de porc... Et on en passe pour des prix qui feraient halluciner la ménagère de moins de 50 ans métropolitaine. 



Voilà ce que l'on peut dire à aujourd'hui de cette escale. Pour nous, il est bientôt l'heure d'une escapade en eau salée.

Nous reviendrons dans quelques mois finir d'explorer terre et eau... Et ainsi vous le faire partager.
Viva Guatemala !! 

Wednesday, April 5, 2017

Nos 400 coups


3ème bougie pour notre Ti'Amaraa en ce mois d'avril. Encore 12 mois de bouclés toujours avec la même intensité et le même bonheur.

Millassine familiale pour fêter ça 


Cette année c'est donc au Guatemala que nous le célèbrons, dans notre havre de paix qu'est la Marina Manglar del Río entourés de la brochette de copains du coin lors d'une soirée bien conviviale sous la palapa. 



Méga plancha de crevettes et légumes du Rio Dulce

Encore une bonne soirée partagée.
Merci d'avoir été là les copains 

Un marin nous a dit un jour : Le bateau, c'est le paradis et l'enfer aussi... quelquefois dans la même journée.

Alors, c'est vrai il y a des coups de vent, des coups de chien, des coups bas.
Aucune place pour les vagues de l'âme sur notre océan. Un peu comme deux arbres côtiers nous avons mêlé nos racines pour mieux résister au vent de mer.

En revanche, la vie de voyage c'est aussi énormément de coups de cœur, des coup(e)s partagé(e)s, des coups de bol, les coups de la vie... Nos 400 coups préférés.

Aaah les Mojito du Sundog Café !!! 

En parlant de coups de la vie, nous venons d'en vivre encore un extraordinaire.
Sur la dalle du chantier, le hasard des rencontres nous a amené à discuter avec un couple de charmant français Joëlle et Daniel tout en gentillesse et discrétion. Lors de papautages, nous avions bien cru comprendre que nous étions face à des galonnés.
Quelques jours plus tard, encore un coup, celui de la fée des plannings, le beau Sealance de notre copain tourdumondiste Didier vient mouiller devant le chantier. Il connaît notre nouvelle rencontre. Qu'à cela ne tienne, tous sur Ti'Amaraa le soir. 
Nous découvrirons alors que ce charmant Daniel tout en bon conseil et bienveillance est un des membres de l'équipage du merveilleux tour du monde de KIM, dont l'aventure se trouve dans toutes les bonnes librairies "Kim dans l'Antarctique".
Une épopée, une expédition hors du commun, une aventure humaine incroyable loin de la recherche des records et des gloires. Comme nous a dit Daniel, le moteur qui l'anime c'est : se faire plaisir. Nous nous sentons tellement en phase avec la philosophie de voyage et donc de vie.
Grand respect !!! 


Nous aurions pu passer des heures à écouter les anecdotes et conseils de ces capitaines.
Ça parle escale, technique, copains communs... On adooore. 
Si nous avions encore quelques interrogations  sur les routes à suivre. Elles ont été chassées définitivement ce soir là en s'abreuvant de leurs encouragements.


Toutes ces belles vibrations partagées depuis 3 ans sont le plus joli des cadeaux d'anniversaire pour notre Ti'Amaraa.

Où fêtera t'on ta 4ème année ?
Qui allons nous rencontrer, retrouver en chemin ?
Vous, qui préparez votre départ ?
Vous, qui nous lisez ?
Vous,  notre tribu sur l'eau avec laquelle les liens se sont tissés au fur et à mesure du dessin de nos routes sur nos mers et océans.

Allez savoir... Ou plutôt suivez nous et vous saurez ⛵🌴😎

En attendant si vous cherchez notre cata, vous le trouverez
Ou en suivant le lien :
https://vimeo.com/211632551








Monday, April 3, 2017

Réussir son entretien professionnel aux Etats-Unis

Crédit photo : Christina Rebuffet

Lorsque je suis venue aux Etats-Unis en 2002, c'était dans le cadre d'une mission VIE (Volontariat International en Entreprise) que j'avais décroché suite à une série d'entretiens passés en France ("Vous avez un petit copain ? - Non - Alors allez-y !"). Lorsque ma mission a touché à sa fin, ma situation personnelle avait changé puisque j'avais non seulement trouvé, puis épousé, un petit copain... américain. Puisque nous avions décidé de rester aux Etats-Unis, il a naturellement fallu que je m'adapte au système de recrutement américain.

Heureusement pour moi, en plus de maîtriser l'art du barbecue, Jonathan connaissait les secrets pour réussir un entretien professionnel aux Etats-Unis. Ensemble, dans notre minuscule studio de jeunes mariés, nous avons passé des heures à répéter les questions classiques d'un entretien américain ("What brings you here? What are your salary expectations?"). Nos efforts ont rapidement porté leurs fruits puisque, deux semaines seulement après avoir eu mon permis de travail, j'ai trouvé un poste en CDI (permanent job en anglais), qui m'a plus tard coûté la visite du FBI mais c'est une autre histoire que j'ai déjà racontée ici.

En plus d'une bonne maîtrise de la langue anglaise, réussir un entretien d'embauche aux Etats-Unis nécessite une connaissance minimale de la culture et des lois de travail américaines. Savez-vous par exemple que les Américains mettent leurs accomplissements professionnels en avant avec plus d'aisance que les Français ? Ou qu'aucune loi ne garantit un certain nombre de jours de congés payés ? Et connaissez-vous la signification du terme 401(k) ?

Crédit photo : Christina Rebuffet

Si la perspective de passer un entretien en langue anglais vous pétrit d'effroi, une solution (non, je ne prête pas Jonathan) : la formation Get the Job de Christina Rebuffet. Christina, je vous en parlais déjà ici, est une Américaine en France qui a fait de l'enseignement de l'anglais pratique son travail. Elle a créé la formation Get the Job pour donner aux (futurs) expats les clés pour réussir un entretien en langue anglaise. La formation est destinée aux personnes qui ont déjà un niveau intermédiaire en anglais mais manquent d'assurance ou de pratique à l'oral.

A travers 12 modules, Christina vous guide pour répondre aux questions classiques d'un entretien. La formation vous donne accès à 12 vidéos, ainsi qu'à leurs transcripts et aux feuilles de route sur lesquelles consigner vos réponses. Ce que j'ai aimé, dans cette formation, c'est que Christina offre à ses élèves des formules pour structurer leurs réponses. Elle vous offre le cadre, à vous ensuite de le remplir. 

J'ai été tellement emballée par Get the Job que j'ai décidé d'en devenir affiliée. Cela signifie que je toucherai une comission si vous achetez la formation en passant par tout lien contenu dans ce billet, mais que vous recevrez aussi, en bonus, mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis (valeur : 14,99$) ainsi que mon premier livret de recettes dont la sortie est prévue en juin (valeur à déterminer, pour en savoir plus avant tout le monde, inscrivez-vous à ma newletter !).


8 des 12 questions auxquelles Christina vous aide à répondre

La formation est disponible en trois versions (Essentials 147€, Mastermind 249€, VIP 347€) que je vous laisse découvrir ici. En attendant, je vous propose de faire de faire connaissance avec Christina. Vous en saurez plus sur le chemin qui l'a conduite à lancer son entreprise... en espérant qu'il vous inspire à creuser votre propre sillon.

Mon Interview avec Christina Rebuffet


1) Bonjour Christina, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Hi Estelle, of course! Je suis la créatrice de Speak English with Christina, et j'enseigne l'anglais américain de manière fun, fluent et facile ! C'est pour aider les membres de ma communauté pour être plus à l'aise avec leurs amis & collègues américains, que ce soit au niveau des expressions, l'accent, ou la culture.

Je suis venue en France en 2004, pour faire un Master, suite à une année d'échange à Orléans qui m'a bien plu ! J'ai dû retourner aux USA pour finir mon Bachelor, mais après, direction Grenoble pour faire un Master en études anglophones. C'est à ce moment que j'ai commencé à animer des formations dans des entreprises, ce que j'ai fait pendant presque 10 ans ! Puis en 2015, j'ai lancé Speak English with Christina, des cours en ligne, une chaîne YouTube (note d'Estelle : Christina a plus de 8000 abonnés sur sa chaîne !), et des programmes de coaching via le net.

Crédit photo : Christina Rebuffet
2) Comment t'es venue l'idée de monter ton entreprise, Speak English with Christina ? 

Quand je faisais des cours en entreprises, deux choses me frustraient : le fait d'être limité dans le temps et celui d'avoir des clients souvent absents des cours parce que les réunions et les déplacements professionnels prenaient toujours la priorité sur les cours d'anglais.

On dit que le hasard fait bien des choses et en 2014, j'ai commencé à fréquenter un espace de coworking, où j'ai rencontré Géraldine de Comme une Française. Elle m'a tout appris sur comment faire des vidéos et des cours en ligne. J'ai trouvé donc la solution à mes frustrations ! Avec des cours en ligne, mes élèves peuvent suivre les cours même quand ils sont en déplacement, donc ils restent réguliers avec leur apprentissage. Pour moi, les cours en ligne me permettent d'aider plus de personnes, partout dans le monde.

Puisque j'ai travaillé pendant 10 ans uniquement avec des clients français, j'entendais toujours les mêmes plaintes : "On est nul en anglais", "Quand j'ai appris l'anglais à l'école, on n'a jamais appris à parler", "Je n'ai pas le temps pour apprendre l'anglais", "Je manque de confiance", etc. Donc je voulais surtout faire des cours motivants, fun et avec un message positif et encourageant. C'est mon côté américain, ça !

Mais aussi, je voulais montrer à mes élèves que si, si, ils peuvent devenir fluent en anglais. Il faut simplement savoir comment s'y prendre. C'est pour ça que dans tous mes cours en ligne et mes coaching, il y a une part importante dédiée à comment s'organiser et comment apprendre. C'est souvent négligé dans des formations classiques.

Crédit photo : Christina Rebuffet

3) Quel est le profil de tes clients ? 

Aujourd'hui, j'ai des élèves dans plusieurs pays. Les membres de ma communauté - les Ambassadors comme ils s'appellent - sont vraiment partout dans le monde. C'est ça la magie de l'internet, ça efface les frontières.

Mes clients pour les cours en ligne sont principalement en France, aux USA, au Québec, en Belgique et en Suisse. Sans oublier plusieurs pays africains comme l'Algérie et le Côte d'Ivoire. C'est ça qui est beau, c'est que je rencontre des personnes de partout, et j'ai l'opportunité de les aider à trouver des opportunités dans la vie, grâce à l'anglais.

Ce sont à la fois des professionnels qui ont besoin d'anglais pour le travail ou un entretien d'embauche, mais aussi des particuliers qui ont un projet personnel d'apprendre l'anglais, par exemple des expatriés aux USA.


4) J'ai beaucoup aimé ta formation Get the Job qui prépare les candidats à un entretien professionnel aux Etats-Unis. Quelles sont selon toi les principales erreurs  lors d'un entretien ?

Les erreurs que je vois souvent vient tout au début de l'entretien : "Hello, I'm Mathieu, I'm 39 years old, I come from Lyon..." Dans un entretien d'embauche, le recruteur connais déjà votre nom. Il n'a pas besoin de connaitre votre âge. Et honnêtement, d'où vous venez n'a pas beaucoup d'importance dans la plupart des cas. En gros, éviter de commencer une présentation de soi comme vous l'avez fait à l'école. Il vaut mieux se lancer directement par une présentation de qui on est professionnellement parlant : son poste, son parcours, ce qu'on aime dans son travail, etc.

L'autre chose que j'ai souvent vu avec mes clients français : Ils ne savent pas "se vendre", de mettre en avant leurs accomplissements et leurs réussites, avec cette confiance qui est attendue dans un entretien à l'anglo-saxonne. Bien sûr, il ne faut pas se prendre pour le meilleur du monde, mais savoir mettre en valeur son profil et pourquoi il est attractif.

Dans mon expérience, les Français minimisent leurs réussites. Ils sont très bien pour se remettre en question (contrairement à certains candidats américains...), mais il faut quand même mettre une dose de "Regarde comme c'est bien ce que j'ai fait !" pour convaincre un recruteur.

Ce billet contient un lien d'affiliation : si vous choisissez de vous inscrire à la formation Get the Job par son biais, je recevrai une commission. N'hésitez pas à laisser vos questions et commentaires sur la formation en général ou un module en particulier dans les commentaires de ce billet. Merci !

Sunday, April 2, 2017

Le porridge Paléo AIP: recette pour votre petit-déjeuner

Lorsqu'on suit un régime alimentaire spécifique (à cause d'intolérances alimentaires), il est parfois compliqué de trouver des "substituts" d'aliments qu'on avait jusque-là l'habitude de manger.

Pour moi, le plus dur fut de trouver un bon petit-déjeuner : comment remplacer mon bol de céréales alors que je suis le régime Paléo AIP qui interdit tous les produits céréaliers (même ceux sans gluten) ?

Heureusement j'ai trouvé un moyen de contourner le problème, et c'est pourquoi aujourd'hui je vais vous présenter le porridge Paléo AIP :

porridge paléo AIP, pauvre en FODMAP, pauvre en histamine, sans gluten et sans lactose


Ce porridge Paléo AIP est sans céréale mais a le même aspect que le fameux porridge qu'on adore tous pour le matin à base de flocons d'avoine qui gonflent dans son bol avec du lait !

Pour que votre petit-déjeuner soit délicieux et gourmand, voici donc comment préparer ce fameux porridge Paléo AIP (sans gluten, sans lactose et même pauvre en FODMAP!) :

Friday, March 31, 2017

Une mise à l'eau en 3 leçons

Après près de deux mois à terre, il est temps de replonger Ti'Amaraa et son équipage dans leur élément aquatique.

La petite fée des chantiers n'a malheureusement pas agrandi la darse en notre absence... 😨... Dommage... 

C'est donc le cœur battant que nous avons fait chemin inverse jusqu'au mouillage en passant par la case '' on bouche la darse''. 

Encore une fois grand coup de chapeau à l'équipe de RAM Marina. Des sacrés pro !!!!

Merci à not'Jéjé aussi pour le suivi en live via la Webcam du chantier et les photos reçues 👍👍

Des images valent mieux que de longs discours... 













Tout est bien qui finit bien... 


À très bientôt !!!! 

Saturday, March 25, 2017

Escale au pays du sourire

Nous en avons traversé des pays depuis que nous voyageons tous les deux. Nous avons toujours eu foi en la nature humaine. Sans être naïfs pour autant, nous avons traînées nos guêtres et nos tongs en toute confiance partout. Cependant, notre mésaventure hondurane aurait pu mettre un arrêt à notre innocence, bouleverser nos repères. Il était clair que nous ne voulions pas associer l'ambiance latino,  que nous apprécions tant, à ce souvenir. Nous voulions retrouver le côté chantant et chaleureux des palabres espagnoles.
Le Guatemala a reconstitué le puzzle renversé qu'était notre état d'esprit à l'arrivée. 
Se relever. C’est un peu comme une mue. Comme un serpent qui change de peau.
Le soleil a alors commencé  à flinguer de ses rayons laser tout ce qui bouge hors de l’ombre, et nous nous sommes faufilés dans les ruelles pour renifler les odeurs inconnues. 



Le mot d'ordre est affiché dans le pavillon national composé de trois bandes verticales, bleu ciel et blanche (milieu). Le bleu symbolise l'océan Pacifique et l'océan Atlantique qui bordent le pays et le blanc signifie la pureté des valeurs du pays. Au centre est célèbré la Libertad représentée par le symbole national de la liberté le quetzal, ce bel oiseau sacré qui ne survit pas en captivité. 

Libertad, océans, valeurs... On croirait les maximes de Ti'Amaraa. 



En faisant escale dans ce pays, nous avons atteri sur une autre planète, ou plutôt nous avons remonté l'horloge de l'humanité.
Dès notre arrivée à Livingston, nous sommes immergés dans un village (volontairement) non desservi par le réseau routier. Les locaux vaquent à leurs occupations sans oublier de vous saluer et vous sourire à chaque coin de rue.  Cette ville est un savant mélange de coutumes joliment désuètes et de standards modernes.
Un exemple : il n'est pas rare de trouver autour du point focal de la ville, le lavoir public, les femmes en plein papautage/lessive...alors que quelques rues plus loin les boutiques des opérateurs locaux vantent les prouesses de leurs abonnements 3G et des smartphones sur vitaminés. 


Le Guatemala, c'est ça !! Un pays à la fois moderne et authentique. 
Tiennent ils cette identité de leurs ascendants mayas ? 
Une chose est certaine. Les natifs sont vraiment uniques typés mayas/aztèques.

Dans les rues, nous faisons office de géants malgré nos tailles européennes modérées. Les yeux clairs du Cap' interpellent les adultes, captivent les enfants. Nous ne pouvons cacher notre statut d'étranger lorsque nous déambulons dans les villes et villages. Si dans certains pays, nous avons pris garde à l'inflation sur le prix de nos achats qu'induit notre couleur de peau, ici ce n'est jamais le cas. Le long des étals de fruits et légumes, personne nous sollicite et lorsque nous achetons nous payons le même prix que les natifs.


Le plein de vitamines goûteuses pour 6€


Ici la vie est simple. Les enfants vont à l'école à l'arrière des motos de leurs parents... Papa conduit. Maman aussi. Le casque est une option. Les radars automatiques sont de la science fiction. 



Lorsque l'on n'est pas motorisés, on se déplace en tuc-tuc pour moins d'un euros le trajet, avec un chauffeur gracieux qui vient vous chercher et vous ramène au pied du bateau sans oublier de vous aider à charger et décharger vos sacs à provisions volumineux.(pour le même prix). 



De notre courte escale à Livingston (pour faire les clearances d'entrée), à Fronteras sur le Rio Dulce où Ti'Amaraa fait escale, en passant par la ville hyper touristique qu'est Antigua, ou même à la capitale Guatemala City, le leitmotiv de ce pays est le sourire. Tout le monde, tout le temps.
Sur l'eau, à terre, tout n'est que courtoisie. Bien que notre espagnol soit maladroit, chaque interlocuteur, chaque technicien rencontré prendra le temps de nous aider et nous renseigner.
Bien sûr, ce n'est pas non plus le pays des bisounours. Certains quartiers et certaines heures nocturnes sont à éviter dans les grandes villes. En respectant, comme partout, les règles de base, la sécurité est optimale. 

Vous l'aurez compris, nous sommes sous le charme. Alors, comme les plannings sont faits pour être défaits, nous ne passerons pas la prochaine saison cyclonique au Panama mais nous reviendrons au Guatemala. 

Avant cela, nous allons profiter un peu du Rio Dulce avant notre prochaine escale au Belize, sa grande barrière de corail, ses îlots '' bout du monde'', son célèbre trou bleu. .. De nouveaux horizons à vous faire partager par ici avec, en plus, une petite nouveauté en images. Patience... 
Merci nos Maajicat 💜💜

Nous consacrerons prochainement aussi un article plus détaillé sur les formalités et la vie sur le Rio (argent, avito,ships, chantier nautique ...) mais pour l'heure il est temps de se réaclimater après notre mois en France et d'attaquer les travaux de carénage.



À très bientôt,