Thursday, June 15, 2017

Liste des aliments pauvres en FODMAP : très importantes mises à jour!

Cela fait des mois que je travaille (pour vous) en silence sur les FODMAP et la liste des aliments pauvres en FODMAP, car il y a eu ces derniers mois de très trop changements dans cette liste !

liste complète de tous les aliments pauvres en FODMAP à jour actualisée


En effet :

  1. De nombreux et nouveaux aliments ont été testés par l'équipe scientifique de la Monash University (je rappelle que cette Université réunit les chercheurs qui sont à la tête des tests des aliments pour définir leur quantité de FODMAP).
  2. Et même encore plus puisque qu'au-delà des tests de nouveaux aliments non encore testés par l'équipe de scientifiques jusque-là, il s'avère que des aliments qu'ils avaient catalogué riches en FODMAP s'avèrent au final par révision de leur test pauvres en FODMAP, et vice versa des aliments pauvres sont au final riches !
Donc chamboulement total qui méritait que je m'y attèle sérieusement pour pouvoir sur mon blog vous donner la version actualisée et complète de tous les aliments pauvres en FODMAP :

Saturday, June 10, 2017

Les épaves de Grand Cayman

Une petite pause dans les articles de navigation avant de reprendre notre route vers Panama... Ou
On vous emmène 3mn sous l'eau avec nous


C'est
Ou en suivant le lien https://vimeo.com/221086548

Wednesday, June 7, 2017

Vidéo plongée Grand Cayman

Avant de vous expliquer comme se passe l'escale, voici trois minutes d'escapade sous l'eau pour vous mettre dans l'ambiance. 
À très vite pour la suite, 

La vidéo est  
Ou sur :
https://vimeo.com/220723337

Dans les coulisses de mon nouveau livre (sortie prévue le 12 juin !)

Oui, vous avez bien lu, mon deuxième livre sort lundi ! Les abonnés à ma newletter en connaissent déjà le titre, les autres l'ont peut-être découvert sur mon compte Instagram. Aujourd'hui, je peux vous le dire ici : mon nouveau livre s'appelle Un amour de myrtille, c'est un receuil de 10 recettes inspirées par mon Etat d'adoption, la Pennsylvanie. Sans trop en dévoiler, je l'ai imaginé comme une lettre d'amour et, pour m'aider à concrétiser ma vision, j'ai fait appel à une graphiste de choc, Marie-Charlotte Yao, pour réaliser la maquette et les illustrations. J'ai pris BEAUCOUP de plaisir à travailler avec elle et je vous laisse ici découvrir les coulisses de la création de son travail. Merci à Marie-Charlotte pour ce récit en images.








Pour découvrir la table des matières et pré-commander le livre, c'est par ici. L'ouvrage est en cours d'impression et sera expédié par mes soins partout dans le monde dès lundi. J'ai hâte de vous le faire découvrir !

Tuesday, June 6, 2017

Mon corps : ami ou ennemi ?

Pendant des années, je maudissais mes douleurs :

Pourquoi mon corps réagissait-il autant? pourquoi me faisait-il autant souffrir ? Pourquoi des choses que les autres personnes toléraient personnellement, mon corps lui les rejetait et me faisait me tordre de douleurs si j'y touchais (gluten, lactose, aliments riches en FODMAP, fruits, fibres, légumes, céréales, pain...) ?

Combien de fois me suis-je dit : qu'ai-je fait pour avoir un corps aussi merdique que le mien ?


mon corps : mon ami ou mon ennemi? douleurs intolérances alimentaires


Mais aujourd'hui, je sais que je faisais fausse route, et je vais vous expliquer pourquoi :

Sunday, June 4, 2017

Une nav' en trois bandes


Un peu comme le joueur affûté de billard qui utilise les rebonds sur les bords de la table verte pour conclure sa partie victorieuse, Ti'Amaraa a mis en pratique le principe pour atteindre sa nouvelle escale : Les îles Caymans.
Si l'on dessine une ligne droite sur la carte, du dernier mouillage au Belize, il n'y avait ''que'' 390 nm pour rejoindre St Georges.



Or, le problème est le cap à 74° soit un bon Est-Nord Est qui correspond pile au vent, vagues et courants contraires dans cette zone de la mer des Caraïbes.
Alors bien sûr, il y a l'option d'attendre et d'attraper un changement de vent qui permettrait  d'utiliser un vent de travers sur 3 à 4 jours par exemple pour gagner en cap... Pas facile à dénicher.
Nous l'avons cherché, attendu cette fameuse ouverture que nous finissions par l'appeler Désirée.
À chaque réception d'un fichier météo, jour après jour, point de Désirée.
Le second paramètre est que nous étions arrivés à terme de notre visa Belize d'un mois et que nous n'avions pas du tout l'intention de lâcher une centaine de dollars pour revalider un mois inutilement. Nous avons donc patienté une grosse semaine dans des mouillages éloignés des bureaux d'immigration et de Douanes en opération camouflage. 😇.
À priori, la pratique est courante pour les bateaux en transit mais ce n'est pas dans nos habitudes et il nous tardait de mettre fin à cette situation clandestine.

Enfin, la saison cyclonique débute officiellement en juin et nous avons décidé de la passer à Panama et aux San Blas.
Oui mais alors, pourquoi chercher à aller aux îles Caymans ?
Non, nous n'avons pas rendez-vous avec notre banquier pour placer un excédent de caisse de bord. 😜
Nous avons tout simplement ni l'envie ni une once de volonté de repasser près des côtes du Honduras et du Nicaragua lors de notre descente. C'est peut-être idiot de se compliquer le programme car depuis notre mésaventure de janvier, il semble que la zone soit calme. Les rapports envoyés en hauts lieux auraient ils servi ? Nous le souhaitons de tout cœur pour les navigateurs à venir et aussi pour les belles îles du Honduras pénalisées. Mais pour nous, c'est hors de question. Des Caymans donc, s'offrira à nous un bord bien au large direct vers le sud et Panama. Ce qu'il nous faut 👍.



Nous avons donc mis Ti'Amaraa en route vers l'objectif Grand Cayman sans trop savoir pour combien de jours et sous quels bords. Nous laissons le Belize dans les nuages et partons sur le notre.
Dès la passe de la barrière de corail franchie, le ton est donné. Les fichiers météo semblent corrects côté angle du vent et hauteurs des vagues. En revanche, point de vue force du vent, une fois de plus c'est bien en dessous de la réalité.
Nous avons donc brieffé notre droïde-chauffeur by Raymarine.

- Nestor! À 30/35° du vent... Et on verra bien où et quand l'on arrive.

La première journée et la première nuit ont fait en sorte de nous remettre immédiatement dans le bain de la navigation au près serré. Rafales à plus de 35 nds. Mer hachée.



Une dépression est prévue sur le sud du golfe pour ces 2 premiers jours. Nous avons donc pris l'option de faire route au plus vite et au plus direct vers le nord direction Cuba.
Lorsque la mer n'est pas formée, nous avançons à bonne allure sous GV et Génois. Lorsque les creux se forment, nous y associons un moteur à 2000 tours pour compenser la dérive. D'autant plus que la première nuit, elle a tendance à nous rabattre vers la côte mexicaine et ses îles.
Les jours 2 et 3 sont conforment aux prévisions et nous permettent de retrouver des conditions de confort meilleures.

Ainsi s'égrènent les miles et les heures. Au 3ème jour, nous sommes à la latitude de Cozumel au Mexique, l'ange du vent semble être bon pour repiquer sud est. C'est partiiiii.



Le lendemain matin, à vol d'oiseau, nous ne sommes plus qu'à 150 nm de notre but. Ti'Amaraa n'étant pas doté d'ailes mais de voiles, notre cata est passé en mode broderie fine. Et je zig, et je zag... On joue avec le vent pour essayer de tirer le meilleur rapport cap/vitesse. Tout cela évidemment sans oublier la composante courant contraire de 2 nds ainsi que des cargos dans tous les sens. Autant dire que les quarts sont animés.



Mais ceux sont les lignes de grains au quatrième jour qui in fine, nous aurons le plus compliqué le travail. Lorsqu'ils nous laissent passer, c'est accompagné de vents changeants et arrosé à seaux. Le sol de notre cockpit est un mélange saumâtre où même des anchois n'y retrouveraient pas leurs filets.
Malheureusement à plusieurs reprises, ces barres épaisses de nuages noirs, de vent fort et de pluie, nous bloquent littéralement l'accès, nous contraignant à nous dérouter et donc à perdre quelques précieux miles patiemment glanés au grès des bords. Grrrr.
Les grains se succédant nous ne voulions pas perdre trop de terrain. Nous avons donc été obligés de nous mettre à la cape sous un plus violent que les autres avec des rafales dépassant les 40 nds. Merci à notre gréement reculé qui a joué parfaitement son rôle de stabilisation du bateau face au vent. Nous avons été bluffé par cette manœuvre que nous testions pour la première fois. Nous étions sceptique sur le résultat. À refaire👍

Au matin du 5ème jour, nous touchons au but. Les grains nous laissent le champ libre. Le soleil levant nous pointe notre dernière escale. Si tout se passe bien c'est au mouillage que nous passerons la cinquième nuit. Cette journée est d'autant plus importante que notre électronique nous annonce que nous venons de franchir les 10 000 miles nautiques à bord de Ti'Amaraa !! On dit comment ? Un miliversaire ??

Notre catamaran présente donc ses coques en eaux territoriales des îles Caymans après 5 jours et 4 nuits de navigation et un total de 547 nm parcourus pour 390 en ligne droite. Quand on dit que la navigation au près n'obéit pas au théorème du chemin le plus court entre deux points!



Un peu fatigué, mais pleinement satisfait, l'équipage a la sensation d'avoir encore franchi une étape qui n'était pas donnée pour facile à l'heure des starting-blocks. Ce ne sera certainement pas notre nav' préférée ni la plus performante (5.1 nds de moyenne malgré tout) mais elle aura été très formatrice pour nous 2. Nous savons que nous sommes sur les rails pour la suite.

À bord, ça a balancé. Il fallait prendre grand soin à caler ce qui pouvait tomber, ouvrir avec précaution les placards, assurer chacun de ses déplacements sous peine de finir couverts de bleus, ou de se cogner le petit orteil pour la xième fois dans ce put*** d'angle !!
Nous avions la démarche aussi assurée qu'un pilier de bar un jour de paye. Le petit orteil endolori en plus.

Léon quant à lui, fort de ses souvenirs de saltos, avait pris ses quartiers dans une des douches.
- Vous tracassez pas pour moi les colocs. Chui secure dans mon trou. Mais faudrait pas oublier de m'arroser. C'est dimanche !!!

Dans des moments comme ceux là, si l'équipage n'est pas aguerri, il peut y avoir de gros doutes quant à la question existentielle :
- Mais pourquoi j'ai choisi ''voyage en voilier'' ?
- En vélo, c'est cool aussi, non le vélo ? Ah non, ça fait mal au c...
- En backpackers alors? Mouai quelques mois c'est rigolo de jouer les escargots avec le sac sur le dos, à la longue ???
- Je sais !! En avions, palaces, restos, spas, massages (du petit orteil), jacuzzi...
On va bien y aller dans les banques des Caymans mais pour un casse. 😈... Euh... On s'égare.😂.

Non, on rigole !!! Nous n'avons nullement l'envie de changer de mode de voyage, et n'avons d'ailleurs pas à nous plaindre. Tirer des bords au près serré sur Ti'Amaraa, c'est manger à table à l'horizontale à tous les repas (non, nous ne nourrissons pas de sandwiches en nav), dormir à plat sans être trop secoué , produire de l'eau avec le dessal, cuisiner sans être à la gîte (basique tout de même pour les verrines, le veau maringot et la tarte citron meringuée, faudra repasser... Mais déjeuner salade Vietnamienne et rouleaux de printemps tout de même) , pêcher (enfin essayer autre chose que des sargasses) , lire, écrire (comme en ce moment même 27 nds de vent vrai à 33° calés dans la banquette du carré).



Bref, ce ne fut pas le bagne, juste vivre plutôt pas mal, tous les deux dans notre bulle.
Je louvoye, tu louvoyes, nous louvoyons.

Alors comme c'est d'actualité, nous décernons le prix du meilleur réalisateur à notre Ti'Amaraa et son super gréement pour ''Il a fait le job ou un bateau en croûte de sel''

Le prix du meilleur acteur pour notre Droïde Nestor dans ''Où tu voudras, j' t'emmène''

Le prix du meilleur second rôle à Poulpy pour ''J'ai rien péché mais je me suis accroché''.



Le prix du meilleur son aux régisseurs devenus plutôt des rugisseurs : Eole et Neptune. Les coques ont grondé comme des tambours qui se répondraient l’un à l'autre. Qu'il va être apprécié le clapotis silencieux du mouillage.

Nous n'oublions pas nos figurants habituels préférés : les dauphins venus par bancs jouer avec Ti'Amaraa. Nous oublions par contre avec grand plaisir Voldemort, l'ancien démon de la Cap'. Creux et vagues 1 - Vomitos 0

Et la palme d' Or 2017 pour
 ''10 000ème nm à bord de Ti'Amaraa ou 18 000 km de tout terrain à la vitesse d'un vélo ''



À présent, la cinquième case du compteur est tournée. Il ne nous reste plus qu'à l'incrémenter au fil de l'immensité marine.

Ps : Ne nous cherchez pas sur les marches de Cannes. On n'arrive pas à enfiler nos chaussures. Sacré orteil 😂😂

Monday, May 22, 2017

Belize pratique

Vous êtes nombreux à apprécier ces fiches '' pratiques ''... Nous voilà donc obligés de continuer 😉

Avant toutes choses, nous tenons à préciser que nous sommes, volontairement, restés sur les îles. Cet article ne détaillera par conséquent pas le Belize continental. 



Formalités 
Elles peuvent se faire à plusieurs endroits suivant si on arrive par le nord ou le sud. Dans notre cas, en faisant route depuis le Guatemala, nous avons fait escale à Placencia, seule halte continentale de ce mois d'escales. 
Leurs bureaux sont réputés pour avoir l'habitude de gérer les plaisanciers, ce qui n'est, paraît il, pas le cas de Belize City. 
Une fois mouillé à Placencia, il faut descendre dans le village et prendre le ''watertaxi'' qui mène de l'autre côté de la mangrove à Big Creek/Mango Creek. 




Attention le bateau de 10h part en réalité dès qu'il est plein. Dans notre cas, nous sommes partis à moins 20. Arrivez assez tôt parce que le suivant est à 12h30 !!! 
Au débarquement côté Big Creek, des taxis ont l'habitude et nous prennent en charge : arrêt dans les différents bureaux, attente et retour au quai d'embarquement. Le tout pour 5$us par personne. Bon, nous avons fini le tour des popotes à 11h. Le bateau était déjà parti. Raté !! Faudra attendre celui de midi, Messieurs, Dames. 

Bureaux des Douanes et du Port Authority 

Pour avoir les papiers en règle, il faut, comme d'habitude, remplir les formulaires standards à l'immigration et aux Douanes. Il nous a coûté pour 1 mois de visa : 45 $US pour le premier et rien pour le second. Un troisième bureau est à visiter et c'est là que ça peut vite chiffrer. Il s'agit du Port Authority, une sorte de bureau responsable de votre permis de croisière. Les deux premiers jours sur le Belize sont les plus chers 25 $us chacun ensuite à partir du 3ème ce n'est plus que 2,50 $US par jour quelquesoit le nombre de personnes à bord. 
Il est important de savoir qu'il n'est pas nécessaire de tout régler à l'arrivée. Le calcul du solde se fait lors des formalités de sortie. Enfin en théorie, car suivant les bureaux de sortie, certains équipages n'ont jamais payé le solde... Donc pour le coup, nous n'avons pris que 5 jours soit 57.50 $US. 
Avec donc un peu plus de 100$US vous vous achetez le sésame pour un mois de Belize. 

Durant le séjour, à deux reprises, aux Sapodillas et à Tobacco cay, nous étions dans une réserve marine. Qui dit réserve, dit taxe de mouillage : 5 $US par personne et par jour ou une trentaine par personne par semaine. Il est clair que si l'on veut rester dans ces réserves protégées, le coût est non négligeable. 
En plus d'un mois d'escale, nous n'avons payé que 3 nuits. Dans certains cas, les rangers ne sont jamais venus nous faire payer. Dans les autres, nous savions que nous étions dans une réserve et vu les sites nous avons réglé de bon cœur comme à Tobacco Cay par exemple. 
Ensuite, nous nous sommes tout de même débrouillés pour éviter un maximum ces réserves.
Merci le Cruising guide (voir article précédent) 
Au moment de faire notre sortie, nous en étions donc à 130 $us pour un mois. 

Sur les conseils de Nath' et Nico du cata NiNa, passés il y a quelques mois, nous avons fait notre sortie à San Pedro sur l'île d'Ambergris cay. Après un gros quart d'heure avec un agent d'immigration fort peu aimable et 5 minutes avec une douanière charmante et souriante (ça compense), nous avons eu nos nouveaux tampons sur nos passeports et notre attestation de sortie pour le prochain port. Le tout pour 40 us$ côté Mr Chuidébordé et rien chez Miss Sourire. 
Personne ne nous a parlé du Port Authority, qui est d'ailleurs géographiquement dans un autre quartier de San Pedro... Exit le complément des jours. C'est toujours ça de gagné.  😉
Merci les amis pour le conseil.
Nous clôturons donc un mois de mouillages paradisiaques sur la deuxième barrière de corail du monde pour 200 $US. Rapproché aux tarifs des hébergements dans les sites que nous avons visité, cela reste très avantageux de visiter le Belize avec sa maison flottante. 

Argent
Au Belize, on parle en dollars...mais le leur vaut la moitié de celui de l'oncle Sam : 2$Bz = 1$US
Il faut bien se faire préciser lorsque l'on fait ses emplettes car c'est, par définition, du simple au double. 

Souvenirs de l'histoire sur les billets de ce pays autonome 


Nous avons trouvé un distributeur à Placencia et un autre sur Cay Caulker puis à San Pedro sur Ambergris.. De toute manière, et d'un il n'y a pas grand chose à dépenser dans les mouillages isolés et de deux le dollar US et les cartes de crédit sont pris partout au cas où... donc pas de stress si on est en rupture de ''Belize''. 
Certains ATM ne prennent pas de commissions sur les retraits comme Atlantic Bank. Quelques commerçants rajoutent aussi un supplément pour paiement par carte de quelques pourcents. 

Communication 
Côté internet, si quelques structures restos ou bars proposent du WiFi, le mieux reste encore une fois de s'équiper avec une sim 4G du seul opérateur local : BTL DigiCell. La sim vaut environ 7€ et la recharge d'un mois environ 18€ les 2.5 Go. Aux prix des boissons et autres repas, on est vite dans nos frais. 

Côté débit, il n'y a qu'aux abords de Belize City que nous avons eu du 4G. Dans les îles, ça passe... suffisamment pour nos besoins du bord (mails, météo, WhatsApp...) mais il ne faut pas s'attendre à skyper ou surfer. En même temps aux abords de ces îles incroyablement belles, on a mieux à faire. 

Mouillages
Comme nous en avons parlé dans le précédent article, il faut impérativement être muni du Cruising guide du Belize. Le coin est vraiment coquin. Il y a peu d'eau à certains endroits, des remontées assez subites à des moments où on ne les attend pas forcément. La navigation entre deux îles pourtant très proches n'emprunte pas forcément le chemin le plus court où alors à vos dépends. Mais le terrain de jeu est extra. Nous ne regrettons pas notre séjour à saute-corail d'îlots en îles. 
Nous avons adoré tous les mouillages tantôt sur les bouts de mangrove, tantôt devant des îles hôtels... Peu importe tout vaut le coup d'ancre. 
Nous avons beaucoup apprécié Cay Caulker. 




L'île ''go slow''. Un art de vivre à elle seule. On y trouve des supérettes, de l'activité, un mouillage calmissime, quelques touristes pieds nus...et des poubelles. Oui, un détail pour vous, mais après plusieurs semaines d'îles désertes et donc de stockage cela n'en est pas un. 







La dernière île au nord du Belize (avant le Mexique) vous la connaissez tous de nom... Ambergris cay, mais siiii la Isla Bonita de Madonna!!!
Vous voyez que vous la connaissez 😉
Le mouillage se fait entre la barrière et l'île  donc sur la côte au vent. Il est tranquille... le soir... En effet, la journée les bateaux d'excursions, de plongeurs, les water taxis, les ferry pour Belize City frôlent les moustaches de Ti'Amaraa et ça balance temps en temps.
Ceci dit l'escale faut le coup. L'eau est translucide. Nous avons même eu droit un matin à plusieurs aller-retour d'une splendide raie léopard entre nos jupes. Incroyable !! 



La ville de San Pedro est charmante et l'île surprenante. 
Pour découvrir ses beautés, il faut louer l'engin de prédilection du coin : la Golf car.
Il y a des dizaines de prestataires qui en proposent. Toujours grâce à la feuille de route des NiNa, nous avons eu des raccourcis bien appréciés : le meilleur prix de loc (45 us$ les 24h), les coins à explorer (Secret Beach...). Un grand merci les Amis. 
Nous avons passé une super journée à se faire masser les lombaires sur notre auto tamponneuse sur les petits chemins pas toujours bien carrossés. Ça c'est des bonnes vibes 😂😂





L'autre avantage est qu'il reste suffisamment de temps pour en profiter en mode break et faire l'avito du lourd (Conserves, eau douce de secours...). 



Le seul bug est que plus on avance vers le nord et plus on se rapproche des sites touristiques et du Dieu dollar. Les prix flambent !! Y compris pour des avitos de base, il faut être vigilants, certaines vulgaires tomates sont indexées sur le prix de l'or au moins. 
En fouillant, négociant, on s'en sort.
Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, à chacun de régler son curseur. 

Les activités 
Nous nous sommes fait plaisir en nous offrant pour l'anniversaire du Cap'tain une sortie 2 plongées par personne sur cette célèbre barrière de corail. Nous n'avons pas été déçus. Coraux, canyons, poissons, murène, requins... Splendide !
Une fois de plus, il faut se battre un peu côté tarifs. Nous avons tout vu suivant les clubs... Jusqu'à près de 80€ la plongée 😨😨😨
Trop peu pour nous !! 
Nous avons trouvé une petite structure excentrée qui nous a organisé notre matinée 2 plongées pour 40€ par plongée. Mieux !! 
Côté matos, encadrement et règles de sécurité, nous sommes loin des standards chers à notre Club de cœur (Coach, t'aurais aimé...).
C'est le jeu, c'est moins cher. Bref...

Oubliez les plongées en solo, les sites ne sont pas accessibles ou du moins pas identifiés. C'est ''chasse gardée'' des pros, leur gagne pain, cela se comprend d'autant plus que le tourisme est en berne cette année.
Quant aux fameux atolls et le non moins célèbre trou bleu, pour y buller c'est simple. C'est une sortie à la journée 3 plongées pour 250 $us par personne !!! Une paille... 
C'est officiel nous n'avons pas les moyens pour ce morceau de planète.

Sécurité 
Nous n'avons pas vu l'ombre d'un problème d'insécurité lors de nos escales (encore une fois sur les îles du Belize). Nous avons laissé le bateau sans crainte dans les mouillages le temps d'escapades à terre. De même, notre annexe est restée des heures seule à l'ancre pendant nos snorkelings sur la barrière de corail. À terre, chaque rencontre est cordiale. Nous sommes sortis le soir à San Pedro, ambiance cool assurée. Jamais nous n'avons été sollicités pour acheter une breloque, ''surveiller'' notre annexe ou autre. Le Belize c'est tout ce qu'on a aimé des Antilles sans les boyboat scotchés à vos jupes le guindeau à peine enclenché. 
Si vous aimez l'ambiance rasta reggae latino, alors, comme nous, vous vous plairez ici.

Les combustibles
Nous avons fait un appoint super et diesel à San Pedro. Compte tenu du peu de fond au dock, nous avons opté pour le bidonnage. 



Pour finir cette fiche pratique, comme d'hab' : La cambuse !! 
Quasi tous les supermarchés sont tenus par des familles asiatiques et on trouve à peu près la même chose partout. Au delà des prix, la sélection se fait sur la fraîcheur des produits et surtout la propreté du site. Il nous est arrivé de fuir rien qu'à l'odeur dégagée par certains frigos. La chaîne du froid semble être optionnelle chez quelques uns. 
À Placencia, on trouve à peu près tout ce que l'on veut à des prix plus ou moins corrects. 
À Cay Caulker et Ambergris, nous avons vu de tout et à tous prix. Il faut faire le tri. 
Vous ne mourrez pas de faim au Belize. Cependant, notre caisse de bord n'étant ni extensible ni adaptée au coût de la vie touristique locale, nous étions heureux d'avoir tout de même notre stock à bord sur certains produits. 

Voilà ce que l'on peut vous dire de cette escale. Nous avons vraiment adoré explorer le Belize à notre rythme et en respectant notre mode de vie et notre budget. Ces îles offrent le panel complet. Tout le monde peut trouver son bonheur à l'escale. 

Bien, et à présent, où va t'on ? 

Quelle sera la nationalité de notre prochaine piscine ? 

L'équipage s'est réuni. Léon a dit qu'il avait repris plaisir à se balader après les 3 mois d'arrêt de début d'année et qu' il avait envie de continuer.
On a validé, vu passé une fenêtre météo, fait nos comptes si l'on prolongeait l'escale Belize (nouveau visa), chamboulé totalement les plans (c'est fait pour ça 😉), prévenu notre tribu des mers et à terre. 
Ti'Amaraa va donc lever  l'ancre dans quelques jours vers... 

Vous verrez à la prochaine mise à jour. 

Pour vous ceux qui auraient raté la précédente publication, voilà une petite mélodie et quelques images de '' notre Belize'' :
La vidéo par
ou sur : https://vimeo.com/218347309

PS : Encore désolés les Tontons pour le rdv retardé. On se retrouve vite là bas. On prépare la braise pour le barbeuc de retrouvailles. 👍