Tuesday, February 28, 2017

Tarte aux pommes Valpibio sans gluten: test et avis

Comme la population de lecteurs qui lit mon blog est très variée, j'ai décidé sur demande de certains d'entre vous d'ouvrir une nouvelle rubrique de test, et notamment de tester des produits sans gluten.

Mon premier test d'aliments sans gluten va concerner aujourd'hui les tartes aux pommes Valpibio.

tarte aux pommes Valpibio sans gluten certifiées


Ces tartes aux pommes sont certifiées sans gluten.

Quel est mon avis dessus?
Comment les préparer?
A quoi ressemblent-elles?
Sont-elles bonnes?

Vous aurez les réponses à toutes ces questions dans la suite de mon post :

Thursday, February 16, 2017

Tous les moyens pour rester fort, se battre et guérir!

Je me bats pour ma guérison.
Je ne mange plus de gluten.
Je ne mange plus de produits laitiers.
J'ai aussi supprimé les aliments riches en FODMAP.

Je vais mieux.

Mais parfois je craque, j'ai un gros coup de cafard, j'ai envie de tout lâcher.

Parce que :
  • Je trouve que ma guérison ne va pas assez vite, que les choses ne s'améliorent pas assez.
  • Malgré mes efforts, le régime alimentaire que je suis, les sacrifices que je fais pour m'améliorer, il m'arrive que pendant une journée ou même plusieurs, sans aucune raison valable, mon état va s'aggraver et mes douleurs vont augmenter.
  • Je vais tenter une réintroduction d'un aliment et boum, retour au point de départ, inflammation massive et douleurs aigues.

Vous avez très certainement connu au moins une fois une de ces situations, voir même toutes ces situations.

Je sais ce que l'on ressent, car moi-même dans mon chemin vers la guérison j'ai connu et traversé ces étapes pas faciles.

Ces étapes où l'on a envie de tout lâcher, de craquer, de se goinfrer de tous les aliments dont on s'est privé, parce qu'on se dit que "ça ne changera finalement pas grand chose" ou bien "allez c'est la dernière fois, j'en profite puis après je repars dans le régime alimentaire de guérison".

Sauf que non, cela ne sera pas à effet zéro.
Et vous allez par contre -vous- repartir à zéro dans votre guérison.

Alors, comment garder le cap malgré les hauts et les bas de la guérison?





Je vais donc vous donner tous les moyens pour tenir bon et parvenir à guérir :

Friday, February 10, 2017

Le carrot cake {sans gluten, sans lactose, pauvre en FODMAP}

L'autre jour, je suis allée avec une amie au Starbucks.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Starbucks, il s'agit d'une enseigne de restauration américaine, mais qui aujourd'hui est bien implantée en France.

Le Starbucks est particulièrement connu pour ses cafés et spécialités à base de café, mais vend aussi nombreuses pâtisseries typique américaine.

Personnellement, je n'ai jamais été fan de café -et donc de Starbucks- mais c'est un endroit où l'on peut se donner rendez-vous entre amis, s'installer sur les sofas et papoter avec une boisson et un petit dessert.

Mon amie qui m'avait donné rendez-vous a donc choisi qu'on se voit au Starbucks et a commandé une part de leur fameux "carrot cake", soit en français du gâteau aux carottes.

Ce carrot cake avait l'air délicieux, bien que très chimique, et surtout avec crème, lactose, gluten, FODMAP... Donc manger une part de ce cake et c'est direction au mieux toilettes pendant une semaine, au pire inflammation massive et dans mon cas hôpital !

Mais comme tout est possible, une fois rentrée chez moi, j'ai décidé de me mettre aux fourneaux et de de recréer ce gâteau aux carottes, en changeant la recette : pour qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP.



Voici donc ma recette du carrot cake (gâteau au carottes) modifiée afin qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP :

Sunday, January 29, 2017

La longue route de Providencia au Rio Dulce

Avant de s'engager sur cette route classique Colombie-Panama/Belize-USA, nous avons échangé avec de nombreux équipages de bateaux ayant déjà navigué dans cette zone. Certains choisissent de couper au plus court en passant près des côtes et en traversant les cayos du Nicaragua (environ 350nm. Notre voisin à Providencia la prendra). Nous avons opté pour la deuxième voie: route longue par le large (plus de 400nm à plus de 70nm des côtes ).

Nous avons choisi au départ de Providencia des conditions de fin de dépression à savoir houle de 2.5m et vent 20/25 nds rafales 30.
L' objectif étant de passer la côte du Nicaragua au large, vite et de nuit.
Chose que nous avons faite, puisque au Check Point à 24h, Ti'Amaraa avait parcouru plus de 175 nm à 50° du vent dans une mer de travers. Nous étions donc au Honduras au petit matin. 
Notre route large correspond au ''rail'' montant et descendant des cargos. La plus sûre, celle sur la quelle on ne risque normalement pas grand chose. Malheureusement, tout cela ne nous a pas empêché de faire une mauvaise rencontre chemin faisant. Le risque zéro n'existe pas. Ce n'était pas notre jour de chance...
3 lanchas, 13 êtres dénués de toute humanité qui piétineront nos coussins, nos coeurs, notre vie.
Nous laissant seuls avec la colère de l’impuissance.
Les dauphins virevoltant et les cachalots majestueux croisés plus tard sur cette mer turquoise n'auront pas réussi à nous rendre notre innocence et notre joie de vivre. C'est épuisés et brisés que nous posons notre ancre le lendemain soir sur les îlots de Guanaja, le flot de nos émotions contenu derrière un mur fraîchement bâti avec le ciment de la douleur des victimes d'une agression violente. 
Voulant préserver au maximum nos proches,  nous sommes tiraillés entre se taire et extérioriser. Nous finirons par opter pour une communication minimisée, rassurante, banalisée.  Trop peut être...  Ils absorbent notre stress par procuration avec leurs coeurs éponges. La distance n'arrange rien aux angoisses. On ne peut les en blâmer. 
Mais, qu'il est difficile de quelque côté que l'on se trouve en situation de crise, de composer avec les émotions de chacun lorsque vous êtes loin et que vous êtes vous même perdus dans le tourbillon de vos sentiments. 
Tout cela, associé à un véritable tsun-Ami de tendres messages internationaux aura raison de nos barrages. L'un comme l'autre avec son timing, ses maux et ses mots ouvrira les vannes libératrices des fortifications de son coeur.

Un Grand Merci à vous TOUS !!!

Aaah la subtilité du concept concerné/impliqué très justement imagé par l'omelette aux lardons...La poule est concernée, le cochon est impliqué, mais nous sommes tous dans le même plat. Il est bon de sentir que notre tribu se sent concernée, même si ça nous aide, cela nous blesse encore plus de leur avoir imposé cette mésaventure.

Et puis, il y a eu la rencontre: Éliane et Laurent, navigateurs suisses ayant posés sacs à terre depuis des années à Guanaja après treize belles années de vagabondage nautique.
Ayant appris notre agression, ils n'ont pas hésité à venir spontanément à nous au mouillage, à ouvrir grand les portes de leur maison et de leur amitié pour nous faire sortir de notre huis-clos de sinistrose. 
Ils nous auront permis de refaire du carré de Ti'Amaraa un espace social convial où les éclats de rire ont remplacé ceux de voix, les lames de fond de générosité et gentillesse celle des couteaux. 
Un très grand Merci à vous deux !!! 
Nous étions en miettes, vous nous avez aidé à nous reconstruire. 
À l'heure des aurevoirs difficiles, et d'un nouvel horizon à atteindre, les questions se bousculent. Mais comme après une chute de cheval, il faut repartir. Vite! 
C'est ce que nous avons fait toujours par le large. Portés au 180° sous Parasailor, nos angoisses se sont doucement évaporées, le plaisir et le bonheur d'être sur l'eau ensemble ne se volent pas.
De jour, puis sous la lueur réconfortante des lointaines étoiles scintillantes de la voûte céleste, le vent portant s'est fait porteur. La mer conciliante nous a déroulé son tapis polarisé sans écume pour faciliter l'accès à notre destination. Tout est calme, serein... Comme apaisé. Nous réapprenons patiemment à ne plus craindre l'horizon. La meilleure des thérapies!



À l'approche des îles Sapodilla du Sud Belize, nous n'arrivons pas à nous arrêter.  25 nm seulement les séparent de la côte du Honduras.  C'est certainement idiot. Il n'y a, semble-t-il,  jamais eu de problème. Mais c'est au dessus de nos forces. 
Tant pis, bien que l'heure tourne, nous voulons avancer vers notre destination Rio Dulce Guatemala. 
Lorsque nous entrons dans la baie d'Amatique, le soleil décline vite. Nous ne pouvons continuer et arriver de nuit à Livingston. Trop compliqué,  trop dangereux.  Nous mouillons donc à l'entrée de la baie à la Punta de Manabique. L'endroit est désert: quelques maisons à terre, une jolie plage, des barques de pêcheurs qui rentrent chez eux sans même nous calculer. Nous en avons fait plein des nuits seuls dans des endroits isolés. Le Mal n'est pas partout. La quiétude de la nuit et les dauphins à nos jupes au petit déjeuner auront raison de nos dernières angoisses.

Let's go! 
Cap sur Livingston et le Rio Dulce après maintes et maintes aventures.


Le radio tam-tam savamment orchestré par nos amis nous ayant précédé,  nous sommes accueillis chaleureusement par des équipages français. 
Et c'est autour d'un réconfortant barbecue que nous tournerons définitivement la page.
Merci à tous!!! 



Le voyage de Ti'Amaraa continue...avec un équipage déterminé. 
L'amour qui nous unit nous aura permis de gérer et nous aidera à dépasser cette nouvelle épreuve. Nous avons encore une fois appris et grandi main dans la main.
Le fort soutien indéfectible de notre famille, nos amis à terre et de notre famille de la mer a fait le reste. Merci. On vous aime.

Ce qui nous lie à notre Ti'Amaraa était déjà fort. À présent, il est indéfectible. 

Peace and Love,

Nous dédions cet article à ce Capitaine de cargo qui répondra à nos appels, qui, à deux reprises, se détournera pour essayer de mettre en fuite nos assaillants et qui fera tout son possible en live pour informer les autorités et nous aider. Sa voix dans les haut-parleurs de notre VHF restera à jamais le symbole de la belle solidarité des gens de mer.
Merci CAPITAINE. 

Thursday, January 19, 2017

La chlorophylle: un remède contre tant de maux!

La chlorophylle est l'un de mes meilleurs compléments naturels.


la chlorophylle, un remède pour l'estomac, intestins, foie, pancréas, rein, métaux lourds


Aussi, je voudrais vous parler de la chlorophylle en détail :

Qu'est-ce que la chlorophylle?
En quoi la chlorophylle peut vous aider?
Où pouvez-vous trouver de la chlorophylle?

Je vous explique tout cela dans la suite de ce post :

    Sunday, January 15, 2017

    Escale sur un mirage

    Quelque-part au coeur de la mer des Caraïbes se cachent deux joyaux nommés Isla Providencia et Isla Santa Catalina.


    Distantes entre elles de quelques centaines de mètres et reliées par un pont piéton (le pont des amoureux Lover's Lane), elles sont un miracle de beauté, de sérénité et de paix.
    Un rêve éclos au milieu de l'océan.

    Le château de Dame Caraïbe doit être caché dans ce paradis. On comprend mieux pourquoi elle ne nous a pas facilité l'accès à son trésor. Peu de touristes et de navigateurs poussent jusqu'ici.
    Dommage...  pour eux.



    Ces îles entourées d'un magnifique récif corallien flottent comme posées sur un océan tapissé de dégradés de bleu le long des 32km de sa barrière de corail.
    Dans les guides, elles sont décrites comme :" Le nirvâna pour les amoureux de la nature et de la méditation comme pour les plongeurs et les touristes écolos".
    Vaste programme...

    Les locaux sont beaux, grands, amicaux et drôles. L' influence de la généalogie européenne et africaine, issue des différentes bases pirates établies ici dans le passé, est flagrante. Le métissage est réussi. On croise beaucoup de typés créoles à la peau blanche et/ou aux yeux clairs. Ici tout le monde a le sourire vissé au visage. On vous interpelle pour vous guider, vous filer une info voire juste pour vous saluer. Ils n'ont rien à vous vendre, c'est simplement leur façon de vivre.

    À notre arrivée, la météo s'est vite dégradée. Vent et pluie se sont invités au programme. Décidément, tout est réuni pour garder secret ces beautés.
    Pas un temps à mettre une souris dehors. Nous avons donc attendu 2 jours pour faire notre premier aller/retour express à terre entre deux grains et faire nos papiers d'entrée.
    En effet, bien qu'arrivant de Colombie, il faut se déclarer.
    Premier handicap : on était à la bourre de 2 jours.
    Le deuxième handicap, et pas des moindres : notre dernier Zarpe, le fameux document de sortie qu'il faut demander à chaque escale, a été réalisé à Puerto Velero le 14 décembre à destination de San Andres, l'île voisine.
    Pour le coup, on a été hypers lents 26 jours pour faire ces 400nm (!) et en plus on n'arrive pas dans la bonne île.
    Allez, on aiguise nos plus beaux sourires.... Yalla...

    À Providencia, il y a THE interlocuteur Mister Bernardo BUSH.

    Mister Bush at the Bush Agency

    À la fois quincailler, agent nautique, vendeur d'électroménager, c'est le point névralgique de l'île. Tout le monde connaît et sait où trouver ce brave homme. Merci à l'équipage de notre ''bateau frère'' MilPat qui nous ont précédé pour le tuyau.
    Nous publierons prochainement un article ''Colombie Pratique" qui détaillera entre autres: les formalités depuis l'entrée dans le pays et l'accès à l'homme orchestre de Providencia.

    C'est donc dans sa quincaillerie que ce grand Senior aux yeux bleus nous a reçu avec un sourire radieux. En deux temps, trois mouvements, il a rempli les documents pour nous, fait les photocopies nécessaires, téléphoné aux autorités qui se sont déplacées dans la foulée à la boutique pour signer nos papiers.
    On l'a joué cartes sur table. La météo a retardé notre retard. Nous avons dû patienter sur les îles Rosario sans possibilité de refaire un Zarpe. Puis, Éole a fait le reste pour nous pousser vers leur île plutôt que San Andres, comme prévu initialement.
    No problemo !
    Exit nos deux handicaps. Ils nous demandent juste de faire une attestation sur papier libre (fourni aussi et dans la langue que l'on veut) pour l'annexer à notre dossier.
    Et c'est tout !
    Ils nous expliquent qu'ici les clearances sont  allégées et que :"Ils sont fous à Bogota".
    Perso, on ne s'en plaint pas. Et le tout, pour zéro peso.
    Ceux sont eux qui ont raison, en n'essorant pas les navigateurs, ça favorise l'envie de rester, ça booste la consommation. Et pour nous, ça nous donne sérieusement envie de repasser lors de la redescente.
    Du jamais vu de chez jamais vu !! Gentillesse, disponibilité, efficacité, sourires.
    Certaines équipes Immigration/Customs croisées devraient venir en formation à Providencia.
    Peut-être devrons nous régler quelque-chose au départ au prorata des jours d'escale ? Mais sur le fond, cela nous choquerait pas. Nous utilisons le dock, les poubelles, les infrastructures...
    On en reparlera plus tard.

    C'est donc une fois nos papiers validés et après deux jours supplémentaires de gros mauvais temps que nous sommes partis explorer ce joli caillou.

    Dès le premier contact, le souffle de liberté n'est pas fait pour nous déplaire.
    La vie est encore plus tranquille que sur la côte ou les autres îles colombiennes visitées. Pas de plaque d'immatriculation sur les véhicules, pas de casques sur les deux roues (y compris pour les enfants à bord car il y a souvent toute la famille sur le scoot), les annexes ne nécessitent pas d'être cadenassées au dock (gratuit), des chevaux se baladent en liberté...et, on en passe...


    D'origine volcanique, elles possèdent des vallées fertiles, de douces collines et des sommets accidentés. Ceux sont les seules îles colombiennes qui recèlent des ruisseaux dévalant les pentes. La terre est riche, la végétation exubérante.
    Providencia est toute petite. On en fait le tour par l'unique route circulaire de 18 km. Autant dire qu'avec notre scooter loué pour 24 heures (20€ carburant compris), ça en fait des tours.
    En son centre, son point culminant à 360 m offre aux plus courageux une vue en 360° unique.



    Il faut compter 1h30 à 2h de marche dans la forêt pour atteindre El Pico, un éperon rocheux surplombant le lagon.

    Ti'Amaraa nous attend tout en bas.
    Sympa le mouillage, non ?


    Le sentier est très bien tracé et entretenu. Des passerelles en bois sont même en cours de construction pour le franchissement des rivières. Certains  choisissent d'être accompagnés par un guide. Nous l'avons fait seul sans problème.

    Comptez environ 3 heures aller/retour




    Après 4 jours de pluie,
    Bonjour la boue sur certains tronçons

    Chemin faisant, des panonceaux expliquent la flore et la faune, et en particulier les célèbres lézards fluos endémiques. On les croirait fraîchement maquillés pour le prochain carnaval. Les mâles sont les plus beaux (et oui, désolés les filles). Ils sont parés d'un costume bleu étincelant ton sur ton avec le lagon en fond de décor.


    Providencia, c'est aussi des plages tantôt de sable blanc, tantôt de sable volcanique gris.
    L'ensemble a été épargné par les projets hôteliers et le tourisme de masse. Quelques petites structures cosy accueillent les touristes mais nous sommes à mille lieux des resorts, spa et autres golfs.



    Santa Catalina est encore plus sauvage, quasi inhabitée. Aucun véhicule à moteur ne perturbe le lieu.

    Front de mer piéton aménagé


    Santa Catalina secrète
    Il faut marcher pour voir ... ça 

    Elle est la conservatrice naturelle de l'histoire de ces îles. À travers les vestiges et canons de l'ancien fort, on se replonge dans les batailles sanglantes entre corsaires européen (français, espagnols, hollandais ou encore anglais).
    Le plus célèbre d'entr'eux Henry Morgan s'y installa au XVIIè siècle. La légende raconte que son somptueux butin issu de la prise de Panama City serait encore caché ici dans une grotte sous marine farouchement gardé par un cerbère-barracuda.


    La balade sur les traces du célèbre trésor est à faire. Ce chemin bien aménagé au milieu de la végétation luxuriante offre de beaux panoramas sur la côte.


    Trail entre terre et mer

    Faute de pierres précieuses et de pièces d'or, nous avons tout de même trouvé la tête de ce notoire pirate : "La cabeza de Morgan".
    Rien de morbide rassurez-vous.
    Juste un énorme rocher de 15m de haut qui ressemble à une tête appelé ainsi en souvenir du passé.


    Santa Catalina est l'île mystérieuse par excellence : falaises, rochers, cocotiers, végétations. Au détour du chemin, on ne serait pas surpris de croiser un corsaire observant le large de sa longue vue.



    Dans la ''ville'' principale  Santa Isabel, à Providencia, où nous sommes mouillés, on trouve des supermarchés, des drugstore, des ATM, des loueurs de scooters, un hôpital.... Tout y est regroupé pour permettre une remise à niveau des frigos. Certaines escales nous ont habitué à moins de choix.

    Providencia, Santa Catalina: deux îles hors des sentiers battus.
    Un pays à part, un autre monde préservé des invasions culturelles de la zone continentale sud et centre américaine.
    Un havre de paix et de beauté savamment protégé par ses natifs attachés à leur langue (anglais Caraïbe), leur culture, leur folklore conservés grâce aux traditions orales depuis plus de 300 ans.

    Nous avons cherché longtemps l'île ''cliché'' Caraïbes, cet îlot entre plages, cocotiers et falaises verdoyantes.
    Nous espérons vivement que cet état de préservation, de grâce et de liberté perdura encore longtemps sur ce petit bout de Colombie-Paradis.



    Monday, January 9, 2017

    Mes vœux pour 2017

    Carte Quiet Boy Studio pour Trader Joe's
    Après une semaine passée à me creuser la tête (je fais classique ou original ? Sérieux ou amusant ?), je suis venue vous présenter mes vœux pour 2017 : je vous souhaite plein de bonnes choses, comme la santé, l'amour et la prospérité ainsi que des lunch boxes qui se font toutes seules, puisqu'on y est.

    En réalité, ce que je vous souhaite en 2017, c'est d'aller à la rencontre de vous-même. Ce n'est pas un chemin facile. Il est sinueux, rempli d'embûches et de mirages. La tentation sera grande de prendre les rêves des autres pour les vôtres mais il n'y a que vous pour découvrir qui vous êtes. Alors allez-y. Soyez déraisonnable. Ecoutez votre cœur. Séchez vos larmes. Allez là où vous conduit la peur.

    Si je vous souhaite ça, c'est parce que moi, je veux vivre comme ça. Mais vous savez quoi ? J'ai peur. J'ai peur parce que je sais ce qui m'attend. Les faux départs. Les déceptions. La fatigue. Le ridicule. Les regards de l'entourage ("mais c'est quoi exactement ton travail ?") Combien de projets ai-je commencés sans finir ? Combien n'ai-je pas le courage d'aboutir ? C'est tellement plus facile de rester sur place. Le problème, c'est que c'est aussi beaucoup plus ennuyeux.

    Cet hiver, pendant les vacances des enfants, j'ai fait une pause pour reprendre mes forces. Entre deux visites au musée, j'ai pris une grande respiration et décidé que cette année, je vais concrétiser mon rêve de créer un "Journal de bord gourmand aux Etats-Unis".

    Ce journal, je l'imagine comme un compagnon de bord de mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. Je vais pouvoir en rendre l'intention - celle de sortir des sentiers battus - beaucoup plus explicite. Au fil des pages, on trouvera des invitations à vivre son expérience américaine avec humour, courage et gourmandise. On pourra y consigner ses souvenirs, les bonnes comme les mauvaises surprises (il y aura des pages réservées à ses frustrations) ainsi que ces petites choses d'apparence anodines mais remplies de sens. Un ticket de caisse de restaurant (votre premier repas aux US). Une carte de visite (votre restaurant à sushi préféré). Une recette de cuisine, offerte par un voisin ou une collègue (des cookies, par exemple). A chacun de retracer son parcours.

    Concrétiser un projet de cette nature, c'est tout une succession d'étapes à accomplir : identifier un.e graphiste, une imprimerie, raturer une dizaine de brouillons, téléphoner à ses lectrices (et quelques lecteurs) pour confirmer qu'il s'agit d'une bonne idée, demander son avis à Jonathan, rassembler des devis, choisir ses prestataires, donner le coup d'envoi de l'impression, récupérer des cartons en espérant ne pas trouver de coquilles, humer le papier neuf et sourire, enfin. Et puis, ensuite, la magie de la première commande.

    Il faut avoir le cœur bien accroché mais vous savez quoi ?

    J'adore ça.

    J'ai toujours aussi peur (ma mère aussi, croyez-moi) mais, maintenant que je vous ai confié mon projet, je ne peux plus reculer.

    Alors, prêt.e.s à avoir peur ensemble ?

    PS : au fait, un carnet de recettes aux pages blanches mais à la couverture assortie au journal, ça vous dit ?

    PPS : faire partie des testeurs du journal, ça vous dit ?